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10/11/2011

CHARLIE DUPONT: "J'ai longtemps hésité entre une carrière de véliplanchiste, de funambule ou de dresseur de chiens!"

Son visage vous est forcément familier. Que ce soit en télé, au théâtre ou au cinéma, Charlie Dupont s'est forgé au cours des années une solide réputation dans notre pays. Alors qu'il monte pour la première sur les planches avec son épouse (la talentueuse Tania Garbarski) dans Promenade de santé, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ce drôle d'énergumène au parcours singulier.


 
GUIDO: Vous avez choisi des études de droit alors qu'on vous imaginait plutôt attiré par le théâtre…
Charlie Dupont
: Dans mes études, j'ai toujours fait des choix paradoxaux. En humanités par exemple, j'ai commencé en latin pour terminer en option math. J'ai ensuite entrepris des études de droit à Saint-Louis (Bruxelles) pour finalement faire des études de théâtre!
 
GUIDO: Jouer la comédie n'était donc pas une vocation à ce moment-là?
Charlie Dupont
: Non, pas spécialement. J'avais vécu pendant mes humanités une expérience de théâtre qui m'avait amusé, mais sans plus. Ce n'était pas vraiment une vocation. Par contre, à Saint-Louis, où j'étais en quelque sorte abonné aux pièces de l'école, j'ai eu une sorte de révélation en jouant Le Capitaine Fracasse. Je me suis rendu compte que c'était cela que je voulais faire de ma vie, et non juriste!
 
«Là où il y avait des filles et de l'alcool, je répondais présent!»
 
GUIDO: Pourtant, vous avez quand même continué votre cursus en droit.
Charlie Dupont
: C'est le principe du jackpot: tant que je gagne, je joue. Et ça marchait plutôt bien pour moi malgré le fait que je faisais ces études de droit un peu par dépit. J'avais hésité entre entreprendre une carrière de véliplanchiste professionnel, prendre des cours de guitare, devenir funambule ou dresseur de chiens. Pour finir, j'ai suivi un pote qui avait décidé d'étudier le droit.
 
GUIDO: Quel regard portez-vous maintenant sur ces études en droit?
Charlie Dupont
: J'ai tout spécialement adoré les candis en droit. Parce qu'on y a appris beaucoup de choses, mais pas forcément du droit! Cette formation générale en psycho, philo, socio m'a fortement intéressé. Ces sciences merveilleuses et inutiles ouvrent très bien l'esprit du jeune étudiant, selon moi. Ensuite, je me suis retrouvé à l'UCL pour continuer mes études. C'est là que j'ai commencé l'impro en amateur et c'est devenu très clair dans ma tête que j'allais continuer ensuite dans cette voie. A l'entame de la licence, je n'attendais plus qu'une seule chose: arrêter toutes ces conneries. A vingt-deux ans, me choper une mallette en cuir et un costume tout propret, très peu pour moi!
 
GUIDO: Vous avez effectué une grande partie de votre parcours étudiant à Bruxelles alors que vous veniez du fin fond de la campagne.
Charlie Dupont
: En effet, je suis arrivé à Bruxelles comme on arrive à New York! Cette ville propose autre chose qu'une vie exclusivement estudiantine, je m'y suis donc immédiatement senti bien.
 
GUIDO: A quoi ressemblait Charlie Dupont à dix-huit ans?
Charlie Dupont
: J'avais les cheveux très longs, presque jusqu'aux fesses. Une sorte de viking en veston, quoi. Un surfeur du code civil!
 
GUIDO: Et les soirées dans tout ça?
Charlie Dupont
: Là où il y avait des filles et de l'alcool, je répondais présent! J'ai même fait mon baptême à Saint-Louis, le Roi des Bleus, etc. Je ne suis pas du genre à refuser des choses avant d'y avoir goûté!
 
 «Je suis passé de la petite mallette et de la cravate aux rastas de dix-huit ans!»
 
GUIDO: Une fois votre diplôme de droit en poche, vous êtes entré à la Kleine Academie.
Charlie Dupont
: Cette école est un grand écart complet par rapport aux études en droit. La Kleine Academie propose en effet une formation strictement corporelle où on ne dit pratiquement pas un mot avant la fin de la première année. Entre la cérébralisation totale du monde entier nécessaire aux études de droit et l'absence de mots dans l'année qui a suivi, j'y ai finalement trouvé mon compte. Le credo de la Kleine Academie, c'est en quelque sorte «bouge ton corps et ton corps te dira comment parler».
 
GUIDO: Il devait y avoir là-bas une faune totalement différente par rapport aux étudiants en droit?
Charlie Dupont
: Totalement. Je suis passé de la petite mallette et de la cravate aux rastas de dix-huit ans! Les étudiants francophones et néerlandophones, pour la plupart âgés de cinq ans de moins que moi, y étaient mélangés, je suis donc tombé dans un grand bain de jouvence et ai effectué une grande remise à plat de ce que je croyais savoir. Cela m'a fait beaucoup de bien.
 
GUIDO: Qu'avez-vous principalement appris à la Ligue d'Impro?
Charlie Dupont
: La Ligue d'Impro m'a presque plus appris humainement que théâtralement. Les règles de ce jeu sont sensationnelles car elles t'obligent à te jeter dans le vide, à sortir de toi et à ne pas savoir où tu vas. C'est une sorte de saut à l'élastique jubilatoire. D'un autre côté, cela peut t'apprendre des ficelles qui peuvent réduire ton éventail potentiel de jeu d'acteur. Cela devient aussi vite un panier de crabes d'égos, cela se tire dans les genoux assez rapidement dans les couloirs. C'est pour cette raison que j'ai arrêté après deux ans.
 
GUIDO: Pendant plusieurs mois, vous avez été au casting de la série Seconde Chance sur TF1. Quel souvenir en gardez-vous?
Charlie Dupont: Ce fut une expérience fascinante. Sorti de Belgique, avec ses petits moyens, je me suis retrouvé sur le plateau avec l'impression de débarquer à Hollywood! Même si je savais en le faisant que je n'allais pas remporter une Palme d'Or avec cette série, c'était un laboratoire hallucinant. 120 jours de tournage sur une année, c'est énorme et peu d'acteurs ont la chance d'avoir une telle somme de travail. Dans le genre salle de muscu pour acteurs, tu ressors de là en n'ayant plus peur de rien! En plus, la notoriété que j'ai encore aujourd'hui vient beaucoup de là.
  
De retour sur les planches
 
Pour son retour sur les planches, Charlie Dupont a choisi de partager pour la première fois la scène avec son épouse Tania Garbarski dans Promenade de santé, une pièce de Nicolas Bedos, une comédie romantique dans un asile psychiatrique. A voir du 11 au 18 novembre au Théâtre Mercelis.
 
Le théâtre
«Je m'amuse comme un fou au théâtre. C'est là qu'il faut retourner pour remettre complètement en question son travail et savoir exactement où on en est.»
 
Couple à la scène comme à la ville
«Cela faisait longtemps qu'on voulait jouer ensemble. On a eu tous les deux le coup de foudre pour la pièce de Nicolas Bedos. C'est un plaisir total de partager la scène avec ma femme, une comédienne hors pair! Ce n'est que du bonheur! Et quand on rentre à la maison, nos deux enfants se chargent de nous rappeler à l'ordre et de nous déconnecter de la pièce!»

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