Image
26/12/2011

Korneel Deblock, champion de skeleton

Il est rapide, Korneel Deblock, car ce Belge de 20 ans a fait partie des cinq meilleurs en haies et en sprint au cours de ses jeunes années, mais différentes blessures l'ont obligé à arrêter la compétition à l'âge de dix-neuf ans. Après quelques mois sans sport, il a décidé de tenter un retour. C'est justement à ce moment qu'un membre de l'équipe belge de bobsleigh a contacté Korneel, et après quelques tests réussis, il a réussi à décrocher une place dans cette discipline. Petit, mordant et rapide, il avait toutes les qualités pour briller dans le skeleton, un sport similaire dans lequel il officie désormais seul. Pour le moment, Korneel combine l'athlétisme et le skeleton avec des études en éducation physique et sportive. Nous l'avons rencontré.


 
GUIDO: Ton histoire me fait penser au film Rasta Rockett. Tu le connais?
Korneel: Oui, c'est l'histoire vraie d'une équipe jamaïcaine de bobsleigh qui essaie de participer aux Jeux Olympiques d'hiver. Je suis également un intrus dans le milieu du skeleton, vu qu'il est difficile de pratiquer ce sport en Belgique. Je me suis donc entraîné à Salt Lake City, dans l'Utah américain. J'ai suivi une formation intensive de sept jours et ensuite, j'ai immédiatement participé à ma première compétition. Ma vitesse de départ était bonne, grâce notamment à ma formation de sprinteur. Une fois que tu es sur la luge, tu glisses à une vitesse de 120 kilomètres à l'heure vers le bas, la tête la première. Quelle merveilleuse sensation! Il faut être très attentif car la conduite, qui se fait avec les épaules et les pieds, est un véritable travail de précision. Tout n'est pas question de quelques centimètres, mais de quelques millimètres. Il ne faut pas non plus utiliser trop de force ou de rotation, au risque de déraper et de passer à côté d'un bon résultat. Et si tu n'as pas de chance, tu peux aussi tomber.
 
GUIDO: Ce qui peut faire très mal, j'imagine.
Korneel: C'est un sport à risque. Au bobsleigh, j'ai subi seize chutes, mais je m'en suis toujours sorti avec un mal de tête, des bleus ou quelques brûlures. Pour le moment, je n'ai fait qu'un crash en skeleton, mais il fut particulièrement angoissant. J'ai fait une faute dans un virage et ai percuté le bord du 'tunnel' avec ma tête. J'ai donc passé la ligne d'arrivée totalement inconscient. Les soigneurs sur place étaient en panique totale, mais j'ai heureusement retrouvé mes esprits assez rapidement. J'ai eu une légère commotion cérébrale et une épaule violette. J'ai réfléchi un moment avant de me retrouver sur une luge, mais il ne faut pas trop postposer au risque de ne plus jamais y parvenir.
 
GUIDO: Tu participes souvent à des compétitions?
Korneel: Il existe trois circuits: la Coupe d'Europe, l'Americans Cup et la World Cup. Elles se composent normalement de cinq manches, qui se concluent par le Championnat du Monde ou les Jeux Olympiques. Une compétition se compose de quatre descentes d'entrainement suivies d'une descente de compétition, après laquelle les vingt meilleurs participants peuvent effectuer une seconde descente. Mon objectif est de suivre encore quelques cours de skeleton pour améliorer mon niveau, évoluer dans le circuit et me qualifier pour les Championnats du Monde Juniors de 2012. Naturellement, mon rêve est de pouvoir participer aux Jeux Olympiques, comme n'importe quel athlète. Sportivement, je pense pouvoir y arriver, mais je suis malheureusement dépendant des sponsors souhaitant financer ou non mon rêve et mes ambitions. Le skeleton est un sport très cher, la Formule 1 de la glace. Il y a aussi d'autres coûts qui entrent en jeu, comme les frais de séjour, la nourriture, les boissons, les transports, … Actuellement, je ne gagne pas encore ma vie avec le skeleton, je le fais uniquement pour le sport.
 

Comments

Oxford n'est plus la meilleure université européenne

Chaque année, le classement QS World University Rankings répertorie les meilleures universités du monde [...]

Comment structurer un travail universitaire?

Que ce soit pour un rapport de stage, un travail de fin d'année, un mémoire ou une thèse, l'étudiant [...]

Topmovies

SOCIAL

Jobs in the picture



 

 

GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84