Docteur STÉPHANE & Mister PAUWELS
N'en déplaise à ses détracteurs, Stéphane Pauwels enchaine les succès depuis son passage sur la chaine privée. Il en a même profité pour délaisser quelque temps son costume de sniper et se glisser dans un rôle de confident pour sa nouvelle émission, Les orages de la vie. Nous dressons en sa compagnie un premier bilan de son aventure sur RTL-TVI.
«Le bilan est évidemment positif. Je continue bien entendu à couvrir le foot sur la partie Champions League. J'y ai été bien intégré dans une équipe déjà existante. Le vrai challenge était surtout de faire ma propre émission comme je la souhaitais, et cela a été possible avec Les orages de la vie qui correspond vraiment à ce que voulais faire. Et apparemment, ça ne se passe pas trop mal! (ndlr: l'émission bat des records d'audience à chaque diffusion)»
«J'ai déjà dormi avec toutes les speakerines de la chaine!»
GUIDO: Votre transfert sur RTL-TVI en septembre dernier a fait couler beaucoup d'encre…
Stéphane Pauwels: Mon transfert s'est déroulé après celui de Thomas Van Hamme, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Maintenant, la page est complètement tournée pour moi. J'ai quitté la RTBF par rapport à des projets et non à cause de personnes.
GUIDO: On évoque souvent la famille RTL. Y avez-vous trouvé votre place?
Stéphane Pauwels: C'est réellement une famille, cette expression n'est pas tronquée. J'ai d'ailleurs déjà dormi avec toutes les speakerines de la chaine! Je fais des rotations, j'en prends maintenant deux à la fois dans mon lit! Plus sérieusement, on sent réellement un esprit de famille entre tous les employés de la maison.
GUIDO: Votre caractère sanguin, vos coups de gueule et autres accrochages étaient-ils scénarisés ou font-ils réellement partie de votre personnalité?
Stéphane Pauwels: C'est dans mon tempérament d'être cash, que ce soit en télé ou avec mes amis. Pourtant, il est vrai que j'étais à un moment tombé dans un rôle à Studio 1, il y avait parfois une part d'excessivité. Parce qu'on me demandait de le faire. On me reprochait même parfois de rester trop calme.
GUIDO: Y a-t-il un coup de gueule que vous avez regretté par la suite?
Stéphane Pauwels: J'ai pour principe de ne jamais regretter mes actes ou mes faits, même quand ils sont négatifs. Non, rien de rien, je ne regrette rien!
«J'ai interdit à ma fille de ramener un footballeur à la maison»
GUIDO: Pour une personne hermétique au foot, ce milieu peut sembler pourri par l'argent…
Stéphane Pauwels: C'est clair que l'argent pourrit le milieu du foot. Il suffit de regarder le championnat français où un club comme Monaco appartient à des Russes ou le PSG au Qatar. Il y a principalement deux choses qui me dérangent: l'exploitation des jeunes Africains et le lobbying. ça commence tout doucement à me fatiguer, c'est pour cette raison que je prends actuellement un peu de recul vis-à-vis du foot.
GUIDO: En tant que père de famille, quelle serait votre réaction si l'un de vos enfants décidait de devenir footballeur professionnel?
Stéphane Pauwels: J'ai la chance d'avoir une nana qui fait de la danse, du théâtre et de la guitare. Elle ne fera donc jamais de foot et c'est une bonne nouvelle! Je lui ai même interdit de ramener un footballeur à la maison!
GUIDO: 100% Steph, votre émission sur Bel RTL, donne la parole aux auditeurs. Les débats sont-ils parfois houleux?
Stéphane Pauwels: Il y a en effet parfois des combats à l'antenne, avec des auditeurs qui affirment par exemple que je n'y connais rien en foot. Je les laisse parler, ça me fait plus rire qu'autre chose. Par contre, j'interdis toute forme de vulgarité ou de xénophobie. Il faut savoir en effet que les débats sur le foot peuvent vite dégénérer, cela devient vite passionnel, les gens oubliant que ce n'est qu'un sport après tout. Il faut donc rester très prudent.
GUIDO: Les orages de la vie vous permet de montrer une autre facette de votre personnalité.
Stéphane Pauwels: C'est exactement ce que je voulais faire et j'ai pris des risques pour atteindre mon objectif. Je suis soulagé de travailler maintenant dans la sérénité et de ne plus me faire agresser dans la rue parce que j'ai pris position contre untel ou un autre. Quand on m'aborde dans la rue, c'est maintenant pour me parler de cette émission et moins de foot.
GUIDO: Votre public est peut-être maintenant davantage féminin?
Stéphane Pauwels: J'avais déjà un public féminin avant. Elles regardaient Studio 1 en partie pour moi, parce que je les faisais rire. Aujourd'hui, ce public féminin semble encore plus s'étoffer. Quand je me suis inscrit sur Facebook par exemple, j'ai reçu 5000 demandes d'amis en 48 heures, sur lesquelles 4000 provenaient de femmes!
«J'essaie d'éviter le voyeurisme»
GUIDO: Vous avez persuadé par exemple Jean-Denis Lejeune de participer à l'émission.
Stéphane Pauwels: On se connaissait à la base, il a donc accepté de me faire confiance. C'est clairement l'amitié qui a joué sur ce coup-là. J'ai fait en sorte de ne pas entrer dans le voyeurisme et de respecter ce que Jean-Denis voulait dire dans l'émission. Je n'ai rien forcé, pas même l'intervention de son fils.
GUIDO: Quelle personnalité rêveriez-vous d'interviewer pour un prochain épisode des Orages de la vie?
Stéphane Pauwels: Une personne que je rêverais de rencontrer, c'est Renaud. Mais il est tellement loin dans son mal-être que ça me parait compliqué. J'étais évidemment fan quand j'étais petit.
GUIDO: A contrario, une personne qu'il vous serait difficile voire impossible d'inviter?
Stéphane Pauwels: Il faut que j'aie une perception humaine de la personne afin que l'envie de l'interviewer soit présente. Il me serait en effet impossible de réaliser cette émission avec une personne que je n'apprécie pas. On a essayé de m'imposer quelqu'un que je n'appréciais pas, ce que j'ai dû refuser, notamment pour la cohérence de mon image.
GUIDO: Et des hommes politiques?
Stéphane Pauwels: Ce serait possible en effet avec des hommes politiques qui ont connu de véritables passages difficiles, comme Jacky Morael ou Guy Spitaels. Pour le moment, je ne suis pas partisan de cela. En Belgique, si je venais à faire une émission avec un politique, qu'il soit de n'importe quel bord, ça risquerait encore de me tomber dessus. Comme à l'époque, lorsque j'allumais un Rouge et pas un Mauve, ou vice versa.
GUIDO: Vous déclariez dans une récente interview rêver de cinéma, est-ce toujours le cas?
Stéphane Pauwels: En effet, j'ai toujours rêvé de cinéma, mais malheureusement tous les rêves ne se réalisent pas toujours. Ce n'est pas en faisant Vestiaires qu'on peut dire qu'on est comédien.
GUIDO: Pour terminer, un petit mot sur votre expérience dans la version belge de Pékin Express?
Stéphane Pauwels: On ne peut pas en dire beaucoup avant la diffusion de l'émission. Je fais équipe avec Jean-Denis Lejeune et on a vécu là-bas une merveilleuse expérience sur le plan humain. J'ai également pu créer des liens avec mes collègues de RTL, comme Maria Del Rio ou Jacques van den Biggelaar par exemple.