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09/07/2012

Interview de Jill Boon, la meilleure buteuse de l'équipe nationale de hockey

Elle est née avec une crosse dans les mains et ne l'a plus jamais lâchée depuis. Jill Boon, hockeyeuse de 25 ans, a grandi dans un foyer bruxellois où le sport tenait une place centrale. Aujourd'hui, elle s'entraîne dur avec les Red Panthers en vue des prochains Jeux Olympiques. GUIDO profite d'une pause dans son emploi du temps pour lui poser ces quelques questions.


GUIDO: Tu t'attendais à une sélection pour les Jeux Olympiques?
Jill:
Quand on participe à une telle compétition, on espère toujours aller le plus loin possible. Jouer une finale et la gagner, c'est quelque chose de très spécial. Mais, on ne rêve pas d'une médaille aux Jeux, on l'espère plutôt pour 2016. A ce moment-là, une place sur le podium serait géniale, mais on se doit de rester réalistes. Le top-huit serait un super résultat.

GUIDO: Le hockey n'est pas très populaire en Belgique. Comment ce sport s'est-il imposé à toi?
Jill:
Toute ma famille joue au hockey, je leur ai donc emboîté le pas. Il y a vingt-cinq ans, c'était la seule manière de faire connaissance avec ce sport alors qu'actuellement, il y a de plus en plus de personnes qui deviennent membres par eux-mêmes. Lors de la qualification des hommes en 2008, il y a eu un énorme boom dans les inscriptions. J'espère que notre participation aura le même effet.

GUIDO: Le hockey n'est pas un sport de fillettes. C'est parfois violent sur le terrain?
Jill:
Je joue en attaque et nous changeons toutes les six minutes. Ce sont donc six minutes intenses. C'est difficile pour le corps, même si on réussit à éviter les blessures. Au plus tu joues, au mieux tu arrives à manier ta crosse et au moins tu te blesses. Notre compétition est également plus intense que pour les autres sports, comme le football où ils n'ont un match que tous les trois ou cinq jours. Quand on joue au niveau international, on est pratiquement chaque jour sur le terrain, de cinq à six fois par semaine. En une année, si on compte les stages, on joue certainement plus de quarante matches.

«Nous jouons uniquement par passion, c'est ça qui est beau dans ce sport»

GUIDO: Avec un tel agenda, il doit être difficile de continuer ses études?
Jill:
Après notre qualification, j'ai dû mettre mes études sur le côté, mais je ne les abandonne pas pour autant. J'étudie les langues et la littérature à l'ULB, ce qui est aussi important que mon sport. J'aurai en effet besoin de ce diplôme, car nous ne sommes pas rémunérées pour notre sport.

GUIDO: Sérieusement? Il est donc impossible de faire du hockey son métier?
Jill:
Pour le moment, ce n'est pas possible en ce qui concerne la compétition féminine. Les hommes ont le statut professionnel, mais ce n'est pas pour ça qu'ils peuvent s'arrêter après dix ans et vivre de leurs rentes. En ce qui concerne l'équipe nationale, nous recevons une petite compensation, comparable à de l'argent de poche. C'est ça qui est beau, nous jouons uniquement par passion. Les Jeux Olympiques sont une bonne motivation pour continuer. Quand on décroche de tels résultats, ça nous donne un boost d'énergie. J'ai aussi beaucoup de chance avec l'équipe. Ce sont toutes des personnes sympathiques, ce qui rend les choses nettement plus faciles.

GUIDO: Une équipe composée de femmes, cela n'engendre-t-il pas des problèmes?
Jill:
Beaucoup de gens me posent cette question. (rires) Nous sommes dix-huit et ce n'est pas toujours facile, mais on y arrive quand même. Nous sommes une bande de copines, on se voit en-dehors du hockey et on part même parfois ensemble en vacances. Quand on a un but commun tel que les Jeux Olympiques, il n'y a pas de place pour les disputes. Que le groupe soit composé d'un mélange de francophones et de néerlandophones n'est pas non plus un problème en soi. Nos coachs sont parfaitement bilingues et entre nous, cela dépend de la langue la plus facile pour les deux joueuses qui veulent communiquer. On ne se pose même plus la question. On papote beaucoup. Notre coach ne comprend pas toujours pourquoi on parle autant, mais il voit que nous nous amusons, ce qui rend l'atmosphère plus légère. Cela fait aussi une différence sur le terrain. Si tu dois te battre pour gagner un match, cela
aide qu'une amie soit à tes côtés pour t'aider.

 

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