Gladys des 2Mad: «Belgium's Got Talent reste un souvenir incroyable»
Victorieux de la première édition de Belgium's Got Talent, les danseurs de 2Mad ont littéralement mis le feu à notre télé au cours de l'année passée. Comment Gladys, l'étudiante de l'équipe, a-t-elle vécu cette mise en lumière et le succès des leurs shows et cours de danse qui en a découlé? Nous l'avons interrompue quelques minutes pendant ses examens pour prendre le pouls de sa nouvelle vie.
GUIDO: Belgium's Got Talent fut un tremplin incroyable pour 2Mad…
Gladys: J'en garde évidemment un souvenir incroyable, cette émission m'a enrichie et m'a fait grandir en très peu de temps. Belgium's Got Talent a aussi apporté une consécration dans notre travail qui paie enfin après des années.
GUIDO: Ce n'était pas la première fois que tu participais à une émission de télé…
Gladys: Ayant déjà participé à La Meilleure Danse (ndlr: une émission de danse de M6 retransmise en juin dernier sur Plug RTL), on avait en effet déjà l'expérience de ce genre de concours télévisé. ça reste quand même un rêve de participer à de telles émissions, et aussi de passer à la télé. Mais cela ne m'a pas empêché de rester concentrée lors de nos différents passages.
GUIDO: T'attendais-tu à avoir un tel parcours et finalement gagner la première édition de l'émission?
Gladys: Pas du tout. On s'attendait à être confrontés à une kyrielle de talents différents (chanson, cirque, imitations, danse, humour, …) et on n'avait donc pas de point de comparaison entre nous. Il y avait des tas d'autres talents qui auraient mérité eux aussi d'aller en finale. Néanmoins, à force de gravir les échelons, on s'est de plus en plus dit: «et pourquoi pas nous finalement?». Même si c'était totalement inattendu pour nous de gagner l'émission.
GUIDO: En quoi ta vie a changé depuis la fin de l'émission?
Gladys: Ma vie a changé dans le sens où les gens ont désormais un œil différent sur nous, sur notre travail. Mais, personnellement, j'essaie de ne pas changer et de garder la même vie qu'avant, malgré les sollicitations qui sont aujourd'hui plus nombreuses. L'émission a été une étape de plus dans notre parcours depuis trois ans que le groupe est formé.
«Les autres étudiants ne me disaient plus 'bonjour' mais 'félicitations'!»
GUIDO: La danse occupe une grande partie de tes temps libres?
Gladys: Il y a beaucoup d'entraînements au cours de la semaine, la danse demande en effet de la régularité et de la discipline. Sans ça, on va nulle part. A côté des entraînements, je donne également une heure de cours par semaine dans notre école de danse. Mais ce n'est pas pour ça qu'on a des horaires fixes et qu'on travaille tous les jours, on a chacun nos vies (ndlr: certains travaillent, d'autres sont encore à l'école et Gladys est étudiante), ce qui ne nous permet pas de travailler comme quelqu'un qui ne ferait que ça. Il est en effet très difficile de ne vivre que de la danse en Belgique, c'est pour cela que je suis des études. Imaginons que je me casse une jambe, qu'est-ce que je ferais sans diplôme? La danse reste ma passion, un hobby, mais pas un métier.
GUIDO: Tu étais déjà étudiante pendant l'émission, cela a-t-il été facile à concilier?
Gladys: L'émission est bien tombée, en début d'année, avant les examens. Je n'ai donc pas eu trop de mal à combiner les deux. De nouveau, cela demande une certaine discipline, même si j'ai souvent ressenti de la fatigue pendant ces quelques semaines.
GUIDO: Comment ont réagi les autres étudiants à ta soudaine médiatisation?
Gladys: Les gens ne me disaient plus «bonjour» mais «félicitations»! Même si l'émission a eu un certain impact, je tiens à rester une personne "normale", je n'aime pas me montrer et j'essaie de rester discrète.