Image
27/02/2014

À l'école du cirque

Du 19 au 30 mars, la scène circassienne est mise à l'honneur partout dans Bruxelles grâce au festival Up! (http://upfestival.be). Dans ce contexte, nous avons organisé une rencontre avec Violette Wauters, étudiante en première année à l'ESAC (École Supérieure des Arts du Cirque), qui nous décrit le quotidien d'une étudiante en arts du cirque.


GUIDO: Tu viens toi-même d'une famille de circassiens…
Violette
: En effet, ma maman faisait des spectacles de cirque. Donc, depuis toute petite, j'ai fait le tour des festivals et des écoles du cirque. Pourtant, j'ai commencé par des études de théâtre avant de continuer dans le cirque. Je suis ensuite partie à l'étranger (ndlr: à Madrid) faire une école préparatoire avant de me présenter ici à l'ESAC, à Bruxelles. Je me suis spécialisée dans la corde lisse (ndlr: un peu similaire aux tissus, mais plus dynamique et donc plus risqué).

GUIDO: Il paraît que les places sont très chères dans les écoles du cirque?
Violette
: Étant donné qu'il n'y a que cinq écoles du cirque dans le monde, les places sont en effet très chères. Sur cent demandes chaque année, il n'y a par exemple que vingt étudiants qui sont pris à l'ESAC. Dont moi qui ai eu cette chance l'année passée.

GUIDO: Les écoles du cirque ne sont pas très connues du grand public. Pourrais-tu donc nous expliquer en quelques mots le fonctionnement d'une école comme l'ESAC?
Violette
: Même si beaucoup de cours sont axés sur les disciplines du cirque, on suit aussi des cours plus généraux, comme la nutrition, l'anatomie, l'histoire de l'art, … On apprend aussi à gérer un budget, on nous explique comment monter une compagnie, etc. Évidemment, la majorité de nos journées sont rythmées par des cours pratiques d'acrobatie, de danse, de théâtre, …

«Contrairement aux autres étudiants, il m'est impossible de rentrer de soirée à deux heures du matin»

GUIDO: Quelle est la réaction des gens quand tu leur dis que tu es dans une école du cirque?
Violette
: Ils sont souvent étonnés et me posent pas mal de questions concernant l'école, à savoir si c'est comme une université, si on sort avec un diplôme! Ils se demandent aussi ce que ça donne comme opportunité de carrière par après. Il y en a même qui me demandent si je fais une école de clown!

GUIDO: Te sens-tu différente par rapport aux autres étudiantes "traditionnelles"?
Violette
: Quand je rencontre d'autres filles de mon âge, je sens bien sûr une spécificité, une différence vis-à-vis des études. Il y a un certain rythme à adopter dans sa vie; on ne peut pas par exemple rentrer de soirée à deux heures du matin. Sous peine d'accumuler la fatigue, ce qui peut jouer sur notre corps, même sur notre vie parfois. On ne peut donc pas se permettre ce genre de choses.

GUIDO: Malgré cette hygiène de vie à respecter, t'autorises-tu parfois quelques écarts?
Violette
: Évidemment! (rires)

«Il faut sortir de cette image du cirque dans un chapiteau avec des clowns et des animaux»

GUIDO: Certains étudiants de ton école sont passés dans l'émission Belgium's Got Talent, pourquoi n'y as-tu pas tenté ta chance toi aussi?
Violette
: C'est vrai que ça peut faire une bonne pub à l'artiste, mais si on ne gagne pas, je ne suis pas sûre qu'on se souvienne vraiment de nous une fois l'émission terminée. En plus, je n'aime pas vraiment le fait que ce soit une compétition, je ne suis pas dans cet esprit-là.

GUIDO: Pour le grand public, cirque est synonyme de chapiteau avec clowns, acrobates et animaux. Pourtant, tu aspires plutôt à travailler dans une compagnie plus "artistique"…
Violette
: En effet, je me vois plutôt me produire dans des théâtres ou même dans la rue, mais pas dans un chapiteau. Mon but premier, avant de faire du cirque, c'est de créer un spectacle, de raconter une histoire à travers ma discipline, d'amener une émotion au public.

GUIDO: À ceux qui associent encore le cirque à quelque chose de ringard, qu'as-tu envie de leur répondre?
Violette
: Il faut s'intéresser au "nouveau cirque", ne pas rester braqué sur le cirque chapiteau-animaux-clowns et ainsi découvrir les nouvelles choses qui se font actuellement.


Comments

Un nouveau campus pour l'UMONS en 2027

En septembre 2027, les étudiants montois auront la chance d'arpenter un nouveau campus universitaire [...]

5 spots instagrammables à Louvain-la-Neuve

Tu veux pimper ton fil Instagram? On te donne 5 endroits emblématiques de Louvain-la-Neuve où prendre [...]

  • Slider
  • Slider

Topmovies

SOCIAL

Jobs in the picture

  • Slider
  • Slider
  • Slider


GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84