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29/04/2014

OLIVIER DE BENOIST: Se retrouver seul en scène pendant une heure, c'est de l'inconscience pure!»

Du 9 au 11 mai prochains, l'humoriste Olivier de Benoist sera de passage chez nous pour présenter son nouveau spectacle, Fournisseur d'excès, en Belgique (à Bruxelles, Marche-en-Famenne et Liège). Nous avons donc profité de sa journée promo pour évoquer en sa compagnie son parcours d'étudiant.


Olivier de Benoist: À un moment donné, j'ai envisagé très sérieusement de faire mes études en Belgique, à Solvay. J'avais été touché par ces études de technico-commerciaux. Finalement, ça ne s'est pas fait, je me suis donc dirigé vers les études de droit, à Paris.

GUIDO: Si vous avez choisi des études de droit, c'est un peu par obligation familiale?
Olivier de Benoist
: En effet. Même si je pense que je n'avais pas la maturité nécessaire à 19 ans pour prendre la poudre d'escampette et devenir artiste. Je ne me levais pas tous les matins en me disant que je ne voulais pas faire le droit. Je m'imaginais même très bien en avocat, à aucun moment je ne me suis senti frustré. Je suis l'exemple parfait qu'on a tous plusieurs vies. On peut très bien commencer un parcours pour finalement faire totalement autre chose. Je n'ai en effet jamais gagné ma vie avec le droit. C'est en quelque sorte un message d'espoir que je lance aux étudiants. À 17 ans, ils ont cette pression de devoir choisir une voie pour la vie. Je suis la preuve vivante que ce n'est pas toujours le cas.

Un étudiant studieux

GUIDO: Comment esquisseriez-vous le portrait de l'étudiant que vous étiez?
Olivier de Benoist
: J'étais un étudiant studieux. Quand on sait qu'il ne reste que 25% des étudiants après deux ans, ça impose une certaine discipline. J'ai quelques regrets de ne pas avoir exploité ma fac à fond. Cette ambiance de fac, je ne l'ai pas connue, à cause de travaux pendant mes études. Je n'ai donc pas connu cette ambiance étudiante, à mon grand regret. J'aurais par exemple adoré être étudiant à Louvain-la-Neuve, où il existe une véritable communauté d'étudiants, où ça vit, ça expérimente... Je regrette aussi de ne pas être parti en Erasmus, de ne pas avoir voyagé pendant ces années-là.

GUIDO: C'est pendant ces années que vous avez commencé à donner des spectacles de magie?
Olivier de Benoist
: Vu les longs trajets pour aller à ma fac, j'ai commencé à toucher à la magie pendant les transports. J'étais même déjà professionnel à l'époque, même si j'ai commencé au pourboire dans les cafés.

GUIDO: L'humour n'était donc pas une vocation pour vous?
Olivier de Benoist
: Pas du tout, c'est plutôt venu par hasard. À cause ou grâce à Poelvoorde. Après mes études de droit, je me suis posé la question de savoir si je voulais devenir avocat ou comédien. Je me suis donc laissé un peu de temps pour savoir si ça marcherait ou pas. Je suis tombé sur la pièce de Benoit Poelvoorde, Modèle déposé, que j'ai ensuite jouée pendant un an.

GUIDO: Vous souvenez-vous encore de vos premiers pas sur scène?
Olivier de Benoist
: La première fois, on ne l'oublie pas. C'était à La Balle au Bond, sur un bateau sur la Seine à Paris. Juste avant d'entrer en scène, on prend conscience qu'on va se retrouver seul en scène pendant une heure. C'est de l'inconscience pure! L'adrénaline aidant, ça a marché dès la première. Il m'est impossible d'oublier ce moment-là.

GUIDO: Après deux autres spectacles avec des personnages, vous avez enfin commencé à vous raconter dans Haut Débit
Olivier de Benoist
: Je me rassurais en me cachant derrière un personnage. Comme ça, si je n'étais pas drôle, c'était le personnage qui prenait et pas moi. Et un jour, j'ai décidé d'arrêter les conneries, d'arriver sur scène habillé normalement et de dire «Bonsoir» comme première phrase. C'est là que le public a enfin pu découvrir Olivier de Benoist tel qu'il est.

Un humoriste normal

GUIDO: Même si la télé vous a permis d'acquérir une énorme visibilité, elle a aussi ses revers, comme récemment pour un de vos sketches dans L'émission pour tous qui est mal passé chez certains (ndlr: il y faisait une vanne sur Mohammed Merah). La même vanne qui serait certainement passé inaperçue en spectacle.
Olivier de Benoist
: Si la vanne n'avait pas été relevée, les gens n'y auraient pas vu de problème. Elle a été sortie de son contexte et on m'a dès lors fait dire des choses que je ne voulais pas dire. On m'a emmené sur un terrain qui ne m'avait même pas traversé l'esprit. Dans un spectacle en effet, je pense que le public n'aurait pas été aussi loin dans l'extrapolation. Cependant, si une vanne n'est pas bonne et fait de la peine, je n'ai pas de mal à m'excuser par la suite, je n'ai pas d'ego pour ce genre de choses.

GUIDO: Cette célébrité est-elle facile à gérer?
Olivier de Benoist
: Par rapport à la célébrité, je pense que si vous avez décidé que ça ne changera rien à votre vie, ça ne change rien. Je n'ai personnellement rien changé à ma vie. Évidemment, des gens m'arrêtent parfois dans la rue pour prendre une photo, mais est-ce que quelqu'un pourrait objectivement se plaindre de cela? C'est là une conséquence très agréable de la notoriété. Je ne me suis jamais lassé de quelqu'un qui m'aborde pour me dire qu'il aime ce que je fais.

GUIDO: Vous n'avez donc pas encore les paparazzis à vos trousses!
Olivier de Benoist
: Non, je n'ai pas encore les paparazzis à mes trousses. Je n'ai pas une vie qui intéresse beaucoup la presse people! J'ai une vie complètement normale…

GUIDO: Après le président normal, voici donc l'humoriste normal!
Olivier de Benoist
: Oui, je suis un humoriste normal! Les personnes exposées dans la presse people sont des people eux-mêmes. Moi, je suis très loin de ça.

GUIDO: Au plus on vous parle, au plus on ressent une force tranquille chez vous. Vous arrive-t-il parfois de sortir de vos gonds?
Olivier de Benoist
: Évidemment. Je suis quelqu'un de très sensible. Tout m'atteint, que ce soit physiquement - je suis complètement hypocondriaque - ou psychologiquement - je suis parano. Je me fais des films sur n'importe quelle situation, je suis trop excessif.

GUIDO: Pourtant, ça ne se voit pas!
Olivier de Benoist
: Ça, c'est parce que je suis bon comédien! (sourire)

Fournisseur d'excès puissance trois

Les femmes

«Si dans Très très haut débit, je défendais les hommes, dans mon nouveau spectacle, je prends la défense des femmes. Ce qui explique que ce nouveau one-man-show sera nettement plus long! (sourire) Après ces études de droit, j'ai naturellement mis une robe pour défendre la femme. Depuis la mort de Jacques Vergès, je voulais moi aussi défendre une cause perdue! J'ai donc naturellement choisi la femme. Le spectacle est donc une plaidoirie tout-à-fait originale et toute en excès.

Gendre idéal

«Je pense que je peux aller très loin et titiller les femmes parce que j'ai une façon de parler, une gentillesse et un comportement de gendre idéal à qui on pardonne tout. Je peux donc aller plus loin que d'autres humoristes.»

Le public étudiant

«Je suis un humoriste à textes et le spectacle que je propose est transgénérationnel. Les thèmes abordés sont universels. Je suis dans l'excès, ce qui devrait plaire au public étudiant. Même si je parle de ma femme, ça doit leur parler, eux qui doivent profiter de leur célibat avant d'être emprisonnés.»


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