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01/09/2014

NORA KHALEEFEH: Une étudiante modèle

Depuis peu, Nora Khaleefeh fait partie de la dream team des jeunes journalistes du 12 Minutes de la RTBF. Mais d'où vient cette amoureuse de Liège et de sa région? C'est ce que nous vous proposons de découvrir dans cette interview qui retrace son parcours d'étudiante.


GUIDO: Le journalisme s'est-il toujours imposé à vous comme une évidence?
Nora Khaleefeh
: Même si j'ai toujours aimé regarder la télé - plus jeune, j'ai été spécialement marquée par les speakerines -, mon envie de journalisme n'était pas encore consciente à ce moment-là. Ce n'est qu'à l'heure du choix de mes études que je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas une seule matière que j'aimais à 100%. Le journalisme me permettant de toucher un peu à tout, j'ai donc choisi cette voie-là.

«Je suis rentrée catastrophée à Liège après mon premier jour d'unif!»

GUIDO: Pourquoi avoir choisi l'ULB alors que vous êtes originaire de Liège?
Nora Khaleefeh
: Je suis parti un an aux États-Unis après mes études secondaires. Ayant donc quitté le cocon familial depuis plus d'un an, c'est tout naturellement que mon père m'a proposé de koter. L'ULB était l'université qui me convenait le mieux et qui me permettait de vivre ma vivre de mon côté et de grandir de façon indépendante.

GUIDO: Comment se sont passés les premiers dans la capitale pour la jeune Liégeoise que vous étiez?
Nora Khaleefeh
: Ce fut un sacré changement! (sourire) J'avoue que je suis rentrée à Liège catastrophée après mon premier jour d'unif! Venant d'une petite école de Seraing, tout me paraissait tellement grand à Bruxelles! Ce qui m'a particulièrement déstabilisée, c'est mon premier cours de philo; je n'ai absolument rien compris à ce qu'a raconté le prof! Je me suis dit: «c'est pas possible, il parle chinois et pas français ce prof!». Heureusement, je me suis accrochée et le reste de mes études s'est déroulé sans encombres.

GUIDO: Quel regard portez-vous aujourd'hui sur ces études?
Nora Khaleefeh
: J'ai particulièrement aimé les cours de droit, ayant une personnalité plutôt pragmatique. Après les deux premières années sans réellement de pratique, j'ai également apprécié en première licence de toucher de plus près au métier de journaliste, avec des exercices radio, télé, l'écriture d'articles, … C'est là que je me suis dit que j'étais au bon endroit. Spécialement pour l'audiovisuel que je n'ai plus quitté depuis.

«Je ne brossais aucun cours»

GUIDO: Comment décririez-vous la jeune étudiante que vous étiez?
Nora Khaleefeh
: J'étais une étudiante assez modèle, j'avoue. Je ne vais pas dire le contraire parce que si j'ai des amis qui me lisent, ils sauront que je mens! (rires) Je ne brossais aucun cours! Je n'étais pas non plus première de classe, mais je sentais que j'avais besoin d'assister aux cours pour réussir. J'admirais ces gens qui ne venaient jamais aux cours, à qui je filais mes notes - certains se reconnaîtront! - et qui réussissaient les doigts dans le nez. Personnellement, j'avais vraiment besoin d'être là, d'entendre le cours, de faire mes résumés, … C'est toujours la même chose à l'heure actuelle, je me documente beaucoup quand je suis en reportage. J'ai besoin d'avoir l'impression de tout maîtriser. Mais cela ne m'empêchait pas non plus de sortir, de faire des guindailles et de voir des amis!

GUIDO: Des guindailles, mais pas de baptême?
Nora Khaleefeh
: En effet, j'ai juste assisté à une bleusaille. En rentrant à mon kot, je me suis dit que je n'étais pas vraiment faite pour ça! Autant s'arrêter là, donc. Par contre, une de mes amies, baptisée, me traînait de temps en temps aux TD à la Jefke, avec les bières lancées en l'air qui nous retombaient dessus! Je me souviens aussi de nos retours à trois heures du matin, avec un détour obligé par l'arrêt-pita.

GUIDO: Quels étaient vos lieux de prédilection?
Nora Khaleefeh
: J'allais souvent boire un verre au Tavernier, à l'extérieur sur leur terrasse. Même en hiver, grâce à leur chauffage extérieur. On y passait pas mal de temps entre nos heures de cours. On allait aussi souvent manger des pizzas à la Bascule.

GUIDO: Pensez-vous avoir assez profité de vos années d'études?
Nora Khaleefeh
: Je pense avoir vécu ces années à fond, en restant égale à moi-même, en n'essayant pas de tricher. J'ai guindaillé ce que j'estimais que je devais guindailler; j'ai été sérieuse comme cela me convenait. Je garde encore aujourd'hui des amis d'unif que je vois régulièrement. Cela reste donc une belle partie de ma vie.

«J'ai toujours préféré Liège, y a rien à faire»

GUIDO: Comment résumeriez-vous les dix ans qui se sont écoulés entre vos études et Le 12 Minutes?
Nora Khaleefeh
: Après mes études, je suis allée vivre un peu en Jordanie, où habite une partie de ma famille. J'ai pu y approfondir la langue arabe que je maîtrisais déjà un peu. La guerre d'Irak ayant éclaté, tous les étrangers du cours d'arabe ne sont pas restés sur place. Je suis alors rentrée, même si j'avais entrevu la possibilité de chercher un emploi sur place. Une fois en Belgique, j'ai commencé comme pigiste à la RTBF (ndlr: elle titrait les images de la guerre d'Irak). Après un détour par la com', j'ai mis toutes mes forces dans la recherche d'un boulot de journaliste, parce que c'était vraiment ça que je voulais faire. J'ai donc été engagée par la RTBF pour des piges à l'international, mais au bureau, sans aller sur le terrain. Petit à petit, j'ai mis un pied en société, puis à Liège où j'ai réellement commencé le journalisme de terrain. Avant d'être recrutée pour la présentation du 12 Minutes

GUIDO: Votre premier exercice de présentation pour Le 12 Minutes s'est-il déroulé de manière concluante?
Nora Khaleefeh
: C'est un exercice totalement différent des reportages sur le terrain. Il faut être journaliste, éditeur, présentateur, au sein d'une petite équipe. C'est très chouette à faire. Par contre, étant donné notre nombre restreint, c'est le présentateur qui doit faire marcher le prompteur avec une pédale comme pour une machine à coudre, ce qui m'a causé quelques problèmes pour ma première! Mon pied a glissé de cette fameuse pédale, ce qui m'a valu une grosse frayeur en plein milieu de mon premier journal télévisé! Finalement, ce n'était pas l'antenne qui me stressait pour cette première, mais le prompteur! Maintenant, je m'y suis habituée et je me sens de plus en plus à l'aise dans cet exercice.

GUIDO: Alors que vous travaillez fréquemment à Bruxelles, vous avez choisi de rester dans la région de Liège, pourquoi ce choix?
Nora Khaleefeh
: J'ai grandi à Jemeppe-sur-Meuse et je suis restée attachée à cet endroit. Même si j'ai fait mes études à Bruxelles et que j'y suis retourné après une année en Jordanie, j'ai toujours préféré Liège, y a rien à faire. Le hasard a ensuite fait qu'on achète une maison du côté de Waremme. Je suis contente d'être restée près de Liège, je reste très attachée à cette ville pétillante.


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