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29/12/2014

Inteview du champion du monde de course en chiens de traineaux

Quatre chiens qui n'ont pas peur des températures polaires et emmènent leur entraîneur sur son traineau vers la ligne d'arrivée, en atteignant des vitesses de plus de 40 kilomètres à l'heure… C'est clair: la course de chiens de traineaux, c'est pas pour les lopettes. Stefan Goris et sa bande sont les rois de la discipline, en remportant par exemple le championnat du monde l'année passée dans la catégorie du sprint. Une superbe prestation pour cet enseignant belge de 28 ans, qu'il espère réitérer en 2015.

 


GUIDO: Quand j'ai appris la nouvelle l'année passée, ma première réaction a été la suivante: un Belge dans une course de chiens de traineaux?
Stefan: En Belgique, on compte plus de 200 passionnés de la discipline, mais on ne peut évidemment pas suivre des cours dans le pays. Je me suis rendu entre autre en Suède, en France et en Allemagne pour profiter des conseils de spécialistes, que j'ai rassemblés dans un épais journal de bord. Après un an de recherches pour trouver les bons chiens, j'étais prêt à commencer à entraîner moi-même mon attelage. Ce n'est pas évident, car ils doivent courir de façon synchronisée, avoir la même respiration, des enjambées similaires etc. J'ai passé de nombreuses nuits blanches à comprendre la façon de faire. Je n'arrêtais pas de prendre des notes, jusque dans les détails les plus infimes. Ce qu'ont mangé les chiens et ce qu'ils ont bu avant et après l'entraînement, leur vitesse moyenne, la qualité de l'air…

GUIDO: On dirait que tu as trouvé la formule du succès.
Stefan: Maintenant, je sais plus ou moins ce qui fonctionne le mieux, oui. Se maintenir en forme est déjà un effort en soi, mais le plus difficile dans ce sport est de garder un équilibre constant: rendre les chiens heureux, mais les repousser aussi dans leurs limites, sans les forcer. Ils doivent vouloir livrer une bonne prestation pour moi, et cela est uniquement possible si je prends bien soin d'eux. Entretemps, le lien entre nous est tellement fort que, l'année passée pendant le championnat du monde, je n'ai jamais dû les encourager à aller plus vite. Durant toute la compétition, ils ont couru au maximum de leurs capacités et savaient parfaitement de quelle façon ils devaient courir: à quel endroit de la course ils devaient accélérer ou ralentir. Parfois, il arrive même que je ne voie plus mes premiers chiens dans une tempête de neige, mais grâce à ce lien parfait, je sais que je peux leur faire confiance et qu'ils prendront le bon chemin. Grâce à cet entraînement, je peux me concentrer uniquement sur moi-même, car je dois aussi constamment courir à trente kilomètres à l'heure. Je peux parfois monter sur le traineau, mais si tu veux établir un bon temps, il fait aussi sprinter soi-même, c'est aussi simple que ça.

GUIDO: C'est un sport d'hiver, avec des chiens d'hiver. Vous pouvez vous entraîner pendant une année entière? 
Stefan: La saison se déroule de septembre à mi-mars, ensuite c'est la trêve d'été. Je l'utilise pour planifier mes entraînements futurs, entretenir le matériel, ma condition, maintenir mes chiens en forme en parcourant des distances dans les prés, ou en allant nager dans le canal. Quand il fait plus froid, on recommence les 'véritables' entraînements, de décembre à mars à raison de 5 à 6 fois par semaine, une heure et demie par session d'entraînement.

GUIDO: Après l'entraînement, le moment est alors venu de tout analyser et tout noter, naturellement?
Stefan: Exactement, en plus de mon métier d'enseignant à temps plein, je consacre 35 heures par semaine à mon sport. Un planning chargé, mais je peux utiliser mon salaire à bon escient, car le matériel demande régulièrement à être renouvelé, sans compter les voyages en Suède, Autriche et Pologne. Sans parler de la nourriture pour les chiens, composée de saumon frais, de viande rouge, des compléments alimentaires d'Amérique…

GUIDO: Les compétitions te permettent de gagner de l'argent, je suppose?
Stefan: Euh, une belle médaille d'or oui. (rires) Si tu ne le fais pas avec le cœur, ça ne risque pas de durer. D'un autre côté, c'est aussi très beau de constater que tous ceux qui pratiquent ce sport sont des passionnés. Je vais souvent voir des compétitions, il y en a une chaque week-end, mais je ne participe qu'aux championnats du monde. En ce moment, je suis encore plus fort que l'année passée, donc si ça continue à évoluer ainsi, c'est parfait. Si rien ne va de travers.

GUIDO: On te suivra à la trace… depuis notre fauteuil, bien entendu!

 

Plus d'infos sur www.r2run.be


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