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20/01/2015

Les années d'études de MICHAËL MIRAGLIA

Le sémillant chroniqueur d'On n'est pas des pigeons! n'a pas toujours été le boute-en-train que l'on connaît actuellement. Pendant ses études, Michaël Miraglia s'est en effet astreint une discipline de fer qui a fait de lui un étudiant ultra sérieux. Nous l'avons rencontré dans les locaux de la RTBF pour feuilleter avec lui l'album-souvenir de ses années à l'IHECS.


GUIDO: À partir de quel moment avez-vous su que vous suivriez des études de journalisme?
Michaël Miraglia
: Déjà à six ans, certains de mes professeurs de primaire m'appelaient le 'petit journaliste'. Pour certains autres, c'était 'Nord Éclair' (ndlr: Michaël Miraglia étant originaire d'un village non loin de la frontière française, où ce journal a beaucoup de succès). Ça ne voulait rien dire pour moi à l'époque, mais ça m'a vraiment collé à la peau pendant des années. Donc, quand j'ai commencé à avoir l'âge de me demander ce que j'allais faire plus tard, c'est systématiquement le journalisme qui s'imposait à moi. Même si ce n'était pas vraiment concret pour moi; j'ai en effet découvert le métier en arrivant à l'IHECS.

 

GUIDO: Justement, pourquoi l'IHECS?
Michaël Miraglia
: À l'époque, l'IHECS avait la réputation d'être une école très pratique, technique. On mettait la main directement sur les appareils-photos, les magnétos, les bancs de montage. Eh oui, on travaillait encore avec des cassettes à l'époque! Ça a donc été un choix inné. Et le fait d'être opérationnel très vite m'a permis de travailler comme collaborateur-pigiste dans une télévision où j'ai effectué mes stages.

 

«Aujourd'hui, je suis devenu un gamin, moi qui étais si sérieux pendant mes études»

 

GUIDO: À quoi ressemblait l'étudiant Michaël Miraglia?
Michaël Miraglia
: J'étais un grand bosseur, qui se mettait beaucoup de stress et de pression. Pour moi, l'arrivée à la grande école, c'était inextricablement associé à beaucoup de travail qui allait influer sur mon futur. Je l'ai peut-être un peu trop intégré, dans le sens où ça m'a fort bridé au point de vue social.

 

GUIDO: Originaire de la petite ville de Hensies, vous débarquiez aussi dans la capitale…
Michaël Miraglia
: Au départ, je n'ai pas apprécié la ville de Bruxelles. En effet, je l'assimilais aux études, au travail. Pour moi, les loisirs, c'était le week-end dans ma campagne où je revoyais mes amis avec qui on jouait de la musique. J'avais l'impression que si je ne travaillais pas pendant la semaine, j'allais devoir y consacrer du temps le week-end. Je suis donc passé, entre guillemets, à côté d'une vie estudiantine. Ce que je ne regrette pas a posteriori, étant donné que j'ai vécu ma vie étudiante après mes études!

 

GUIDO: Un étudiant modèle donc. Qui n'a même pas bissé ni eu d'examen de passage!
Michaël Miraglia
: Je n'étais pas un élève modèle par conviction, mais plutôt grâce à mon organisation. Le travail accompli pendant l'année me permettait aussi de passer de bonnes vacances. Et de faire des jobs d'étudiants: j'ai ainsi travaillé pendant quatre ans en tant qu'agent de sécurité à la Commission Européenne. Ce qui m'a permis de partir ensuite en vacances ou d'acheter du matériel musical pour mon groupe. C'était peut-être beaucoup de boulot pendant l'année, mais quelle joie le 20 juin de se rendre compte qu'on allait avoir pratiquement trois mois de vacances!

 

GUIDO: Quand on voit le gai-luron déconneur que vous êtes sur le plateau des Pigeons, on a quand même du mal à vous imaginer si monacal pendant vos études!
Michaël Miraglia
: Quand je recroise des anciens camarades de classe, je me rends compte qu'ils sont, eux, devenus très sérieux. Alors qu'ils étaient très déconneurs à l'IHECS. La situation s'est donc inversée. Aujourd'hui, c'est moi qui suis devenu le gamin alors que j'étais tellement sérieux pendant mes études! À ma décharge: j'étais le seul à koter à 200 mètres de l'IHECS, je n'avais donc aucune excuse de sécher un cours alors que c'était la porte à côté!

 

«La seule fois où j'ai voulu tricher pendant mes études, j'ai raté!»

 

GUIDO: Il y a quand même bien un truc inavouable que vous avez fait pendant vos quatre années d'études?
Michaël Miraglia
: Il y avait un cours qui ne me plaisait pas du tout à l'IHECS, c'était le cours de politique belge. Au contraire d'un de mes potes, Frédéric Cauderlier (ndlr: aujourd'hui directeur de com du MR), pour qui la politique était sa tasse de thé. Le dernier examen de ma dernière année à l'IHECS est donc un examen de politique belge! Un QCM donné par le professeur Jean-François Raskin. Je n'ai jamais triché pendant mes études, mais à ce moment-là, j'ai quand même fait comprendre à Fred que s'il laissait sa copie un peu visible, ça ne me déplairait pas! Sauf que, à la sortie de l'examen, on s'est rendu compte qu'il n'y avait pas un seul exemplaire de questions, mais dix différents! J'ai donc bien raté cet examen! Une bonne leçon en quelque sorte: la seule fois où j'ai voulu tricher pendant mes études, j'ai raté.

 

GUIDO: Cette fois, c'était vous le pigeon!
Michaël Miraglia
: Sur ce coup-là, j'ai vraiment été pigeon, oui! Quand j'ai revu Jean-François Raskin qui était devenu un de mes supérieurs hiérarchiques (ndlr: il a été président du Conseil d'Administration de la RTBF jusqu'en 2009), je n'ai pas eu honte de lui reparler de cette anecdote, en forme de clin d'œil.

 

GUIDO: Vous avez commencé le métier de journaliste alors que vous étiez encore étudiant…
Michaël Miraglia
: En effet, j'ai effectué mon stage à la télévision locale de Mons pendant ma première licence à l'IHECS. Et j'y suis resté ensuite comme collaborateur-pigiste au service des sports. J'étais donc étudiant du lundi au vendredi à l'IHECS et journaliste le week-end à Télé MB. Ça m'a permis d'avoir un pied dans le milieu. Michel Lecomte, mon prof de télévision le vendredi après-midi, me laissait parfois partir une heure avant la fin du cours parce qu'il savait que j'avais un match de foot en salle à commenter. Il considérait que la meilleure école, c'était le terrain.

 

GUIDO: Vous n'avez donc jamais dû chercher du travail?
Michaël Miraglia
: Après la remise de mon mémoire en septembre, j'ai continué avec le sport sur Télé MB, avant de passer à l'info et de présenter mon premier journal local. J'ai donc été très vite devant les caméras.

 

GUIDO: Comment êtes-vous ensuite arrivé à la RTBF?
Michaël Miraglia
: À un moment donné, j'avais fait le tour des sujets en télé locale et en 2004, avant de partir en vacances, j'ai spontanément envoyé mon CV à plein de chaînes nationales. Deux semaines plus tard, j'avais un entretien à la RTBF. L'entretien le plus catastrophique de toute ma vie!

 

GUIDO: Pour quelle raison?
Michaël Miraglia
: Je rentrais de vacances, je ne connaissais donc pas l'actualité internationale et nationale. Alors que je pensais que cet entretien n'était qu'une première rencontre, il s'est avéré être un vrai entretien d'embauche avec le chef de rédaction, le rédacteur en chef et le directeur de l'information de l'époque. Avec des photos de personnalité à reconnaître et des questions sur le conflit israélo-palestinien. J'avais les gouttes qui perlaient sur mon front et j'ai été le plus ridicule de ma vie parce que je ne savais pas répondre aux trois-quarts des questions posées. Il y a un truc qui m'a sauvé: le fait de leur poser à eux des questions sur une actu régionale que je couvrais depuis cinq ans en télé locale. Ils n'ont pas eu les réponses. Je leur ai alors dit: «Si je vous laisse deux semaines pour réfléchir à ces questions, vous pourrez m'en parler mieux que moi, donc si vous me laissez deux semaines, je vous parlerai du conflit israélo-palestinien mieux que n'importe quel journaliste»! C'est ce culot qui a valu mon engagement à la RTBF.


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