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28/09/2015

INTERVIEW: Maria Del Rio, l'amie du petit-déjeuner

À la barre du Good Morning de Radio Contact depuis sept ans, la pétillante Maria Del Rio réveille les étudiants avec toujours le même dynamisme et ce peps qui la caractérise si bien. Rencontre avec le réveil-matin le plus efficace de notre plat pays!


GUIDO: C'est aujourd'hui (ndlr: l'interview a été réalisée le 31 août dernier) la rentrée des classes des animateurs radio. Dans quel état d'esprit étais-tu ce matin?
Maria Del Rio
: J'avais hâte. Sincèrement. Même si ça m'a fait du bien aussi de faire un break pendant les deux mois d'été. J'en ai vraiment profité pour me refaire une mise en forme et me retrouver avec mon petit garçon, ma famille. Me ressourcer avec des gens que j'aime. Les derniers jours avant la rentrée, je commençais quand même à trépigner! La farniente, c'est bon un temps, mais à un moment, tu as besoin de te sentir, actif, réactif, proactif.

 

«Je me suis levée aujourd'hui à l'heure à laquelle je me couchais il y a deux jours!»

 

GUIDO: Pendant la semaine précédant cette rentrée, tu as arpenté les routes avec l'équipe du Good Morning à la rencontre des auditeurs…
Maria Del Rio
: On a parcouru plus de mille kilomètres au cours de cette semaine qui nous a permis de nous ressouder tous les deux, avec Olivier (ndlr: Arnould, son partenaire à la radio) et on s'est bien marré! On a fait ça en toute décontraction, sans tensions, parce qu'on n'était pas dans le cadre de l'émission. Je suis toujours étonnée de l'accueil des gens, parce qu'on n'est quand même pas Mickey, ni Madonna! (sourire)

 

GUIDO: Après sept années de matinale radio, tu as toujours la même excitation, la niaque?
Maria Del Rio
: Si ce n'était pas le cas, ce ne serait pas possible! Je dois reconnaître que j'avais la trouille au début, qui a vite disparu. Me connaissant, si le plaisir n'était pas renouvelé, je ne pourrais pas avoir cette énergie authentique. C'est un créneau où il est impossible de tricher, de faire semblant, selon moi.

 

GUIDO: Bon, tu peux nous l'avouer: quand ton réveil a sonné ce matin, ce ne devait pas être la folle ambiance!
Maria Del Rio
: Ah purée, les yeux piquent! (rires) Même s'il a sonné un peu avant, je n'ai réussi à sortir de mon lit qu'à cinq heures. Paradoxalement, je suis une grosse dormeuse! J'ai donc un rythme à reprendre; samedi soir, je faisais encore la fête avec des copains jusqu'à trois heures du matin. Je me suis donc levée aujourd'hui à l'heure à laquelle je me couchais il y a deux jours! C'est une discipline à tenir, il faut presque agir comme un sportif: se tenir à ses horaires, ne pas faire d'excès, … Ce qui n'est pas mon fort, parce que je suis quelqu'un qui vit au jour le jour.

 

GUIDO: Tu entames ta deuxième année en compagnie d'Olivier Arnould. Comment t'expliques-tu cette alchimie entre vous?
Maria Del Rio
: Je le connaissais déjà avant d'animer avec lui. Il a fallu qu'on s'habitue l'un à l'autre, lui qui était habitué à animer seul et moi qui sortais d'un duo avec Pascal Degrez. Il a fallu qu'on se sente le derrière, si je me peux m'exprimer ainsi! Comme deux toutous! (rires) On s'est apprivoisé l'un et l'autre, afin de comprendre comment l'autre fonctionne. C'est comme ça que ça a pu prendre au fil des semaines.

 

«Je suis une grande gamine, j'ai un âge qui ne correspond pas à ce qui se passe dans ma tête!»

 

GUIDO: Les maîtres-mots du Good Morning sont la déconne et la bonne humeur. À tel point que les auditeurs ont parfois tendance à oublier que c'est un métier de préparer une telle émission de radio?
Maria Del Rio
: Le but n'est évidemment pas de nous amuser entre nous, avec des private jokes, mais de nous amuser en faisant marrer l'auditeur. C'est ça notre priorité. C'est vrai qu'on ne se rend pas toujours compte à quel point le cerveau est en ébullition non-stop pour pouvoir performer au niveau de la vanne, pour avoir le répondant qu'il faut à tel moment, pour réussir à terminer une séquence sans que ça fasse 'plouf'. Tu dois donc être en permanence à l'écoute pendant quatre heures de tout ce qui se passe en studio, pour pouvoir rebondir sur tout. Et surtout faire en sorte que le premier participant de ce joli cirque soit l'auditeur. L'auditeur doit se sentir privilégié, c'est le feel-good qui est l'ADN de Radio Contact. C'est lui la star en quelque sorte.

 

GUIDO: Dans quel état es-tu après quatre heures d'antenne?
Maria Del Rio
: Très sincèrement, à partir du moment où ne triche pas pendant ces quatre heures et où on se donne non-stop, je dois avouer qu'il me faut un bon quart d'heure pour décompresser, un temps où il est impossible que je me concentre sur autre chose. Sinon, on est une cocotte-minute en permanence en ébullition, qui risque de déborder d'une minute à l'autre.

 

GUIDO: Il doit certainement y avoir des matins plus difficiles que d'autres, comment fait-on dans ces cas-là pour ne rien laisser transparaître?
Maria Del Rio
: C'est comme tout le monde, il faut faire abstraction des petits désagréments de la vie quand on va bosser. Savoir qu'on compte sur toi pour être de bonne humeur, ça permet de fermer un tiroir pour en ouvrir un autre pendant la durée de l'émission. C'est le théâtre qui m'a appris cela. La scène, c'est la même chose: on peut avoir les pires merdes dans la journée, si les gens ont payé leur place et sont assis face à toi, tu ne peux pas te permettre de jouer moins bien qu'un autre jour. Tu dois garder le même rythme et la même motivation.

 

GUIDO: Comment fais-tu pour garder cette éternelle jeunesse et ce dynamisme de chaque instant?
Maria Del Rio
: De nouveau, je ne triche pas à ce niveau-là non plus. Je suis encore une grande gamine. Et parfois, ça me pose problème, parce que j'ai un âge qui ne correspond pas à ce qui se passe dans ma tête! Je suis complètement en décalage par rapport à mon âge. Par exemple, ma sœur a cinq ans de moins que moi, et c'est elle la sérieuse de la famille. J'ai envie de me marrer, de m'amuser, je suis toujours aussi fragile qu'à vingt ans… La seule chose qui m'ait rendu plus forte, c'est le fait d'avoir un enfant. Mais pour le reste, je ne me sens pas plus différente que quand j'avais 25 ans.

 

 «Avec la télé, on perd en spontanéité et en authenticité»

 

GUIDO: Que te disent principalement les auditeurs quand tu les croises dans la rue?
Maria Del Rio
: Je suis toujours étonnée de la gentillesse des gens quand ils m'abordent en rue. Je me rends compte alors que je fais partie de leur vie, de leur quotidien, par l'entremise de la radio. Certaines filles qui s'écrient «Oh Maria, c'est trop bizarre, j'ai l'impression de voir une copine!». Ou d'autres qui me comparent à un ange et me disent à quel point je leur fais du bien, presque avec les larmes aux yeux. C'est très réconfortant ce genre de réactions. Ça me fait énormément plaisir, même si eux ne se rendent pas compte du bien qu'ils me font aussi.

 

GUIDO: Tu as un profil Facebook et Twitter, mais tu n'es pas vraiment la plus active sur les réseaux sociaux!
Maria Del Rio
: Je ne suis pas addict aux réseaux sociaux, même si c'est inévitable de nos jours de ne pas être présent sur Facebook ou Twitter. Même si j'aime bien poster de temps à autre une photo, je ne reste pas collée toute la journée à mon téléphone. Ça peut devenir une spirale sur laquelle on est tout le temps accroché, ça ne me convient pas personnellement.

 

GUIDO: Tu es moins présente en télé depuis quelques années, est-ce un choix délibéré de ta part?
Maria Del Rio
: Un choix, non. Ils sont conscients de mon envie de faire davantage de télévision, même si je sais, de mon côté, qu'il n'y a pas énormément de place. Je suis déjà beaucoup investie dans la radio, il y a donc une priorité qui est placée sur les animatrices qui ne font que de la télé. En tout cas, pour moi, la porte n'est pas fermée du tout.

 

GUIDO: Avec le 6/8, la RTBF a misé sur l'émission matinale. Une déclinaison en télé du Good Morning serait-elle envisageable selon toi?
Maria Del Rio
: Ce serait possible parce qu'il se passe beaucoup de choses visuellement pendant nos émissions. C'est clair que ça pourrait fonctionner. Radio Contact Vision marche d'ailleurs très bien. Mais je ne pense pas forcément au fait qu'on est filmés au cours de l'émission. On fait de la radio avant tout. Y a rien à faire, la télévision est un filtre en plus, on perd donc un peu plus de spontanéité et d'authenticité parce qu'il y a l'image qui prédomine. La majorité de nos auditeurs sont dans la salle de bain ou dans leur voiture, on laisse une place à l'imaginaire et à la bonne humeur rien que par le bon mot. C'est ça qui est magique.

 

GUIDO: On a remarqué ton affection du déguisement dans le spot de lancement de la nouvelle saison du Good Morning! Pourtant, tu sembles avoir mis un frein à ta carrière de comédienne?
Maria Del Rio
: Cette année, j'ai souhaité délibérément mettre le théâtre entre parenthèses, pour m'occuper de moi et me retrouver à deux avec Diego, mon petit garçon. À un moment donné, je me suis rendu compte que je courais beaucoup et j'avais besoin de davantage me poser. Tout ce que je sais, c'est que la Revue (ndlr: des Galeries, un spectacle annuel dans lequel elle a joué pendant vingt ans) va atrocement me manquer.

 

GUIDO: Et si tu devais adresser un message aux étudiants en ce début d'année académique…
Maria Del Rio
: Bonne rentrée et bon courage! Quoi que vous entrepreniez, faites-le avec passion et envie.

 


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