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10/11/2015

ALEXANDRE MITEA: «J'étais vraiment le pire des étudiants!»

Remplaçant au pied levé Jonathan Bradfer à la barre du 15 Minutes en compagnie d'Ophélie Fontana, Alexandre Mitea s'est imposé comme le joker de luxe de l'équipe info de la RTBF. À l'ombre de la tour Reyers, nous avons rencontré le «beau gosse de l'info», comme certains se plaisent à le qualifier.


GUIDO: Quel a été ton parcours étudiant?
Alexandre Mitea
: Après ma rhéto, j'ai eu envie d'aller faire un petit stage de langues pendant l'été. Finalement, j'ai fait une année d'anglais intensif en Angleterre, entre Oxford et Cambridge. J'y ai rencontré plein de gens sympas, de tous les pays du monde. Comme je me plaisais bien là-bas, je me suis ensuite inscrit à l'Université de Newcastle, en traduction.

 

GUIDO: Pourquoi avoir choisi la traduction?
Alexandre Mitea
: J'étais un élève assez moyen en secondaire. Il y avait un truc que je faisais bien, c'étaient les langues. C'était donc tout-à-fait naturel pour moi d'étudier cela. J'ai vécu quatre ans en Angleterre, dont une année en Erasmus à Grenade, en Espagne. Une super ville que je conseille à tous les étudiants!

 

«J'ai passé plus de temps dans les bars et les boîtes de Newcastle que sur les bancs de l'unif!»

 

GUIDO: Quelles différences as-tu notées entre les études en Angleterre et en Belgique?
Alexandre Mitea
: Ce qui m'a frappé en Angleterre, c'est l'image erronée qu'on se fait du niveau des études. On connaît Oxford ou Cambridge, mais franchement, le niveau de mon université n'était pas fameux. On leur apprenait à l'université la différence entre un verbe, un nom ou un adverbe, ce qu'on enseigne en primaire chez nous! Le niveau des études en Belgique est très, très élevé. On peut être fier de ça.

 

GUIDO: Quel genre d'étudiant étais-tu?
Alexandre Mitea
: Je dois vraiment dire la vérité? Personne ne nous écoute, cela va rester entre nous? (sourire) J'étais vraiment le pire des étudiants. En Angleterre, les jours où j'allais à l'unif - qui étaient très rares! - les profs s'écriaient «Ah, Alex nous fait l'honneur d'être là aujourd'hui!». Vu que j'étais déçu du niveau de l'université, je n'allais pas très souvent aux cours. Je n'étais pas du tout le plus assidu. Je n'en suis pas fier, mais je n'en suis pas non plus honteux parce que je pense avoir appris ce que je devais apprendre. J'ai passé plus de temps dans les bars et les boîtes de Newcastle que sur les bancs de l'unif!

 

GUIDO: Y a-t-il un folklore étudiant en Angleterre?
Alexandre Mitea
: Le folklore belge est assez typique. En Angleterre, il n'y a rien de similaire, sauf peut-être la Freshers' Week, la semaine d'accueil des Bleus. Les Anglais sont très politiquement corrects même si, quand ils sont bourrés, on dirait des animaux! C'est donc très gentil-gentil comme semaine, où les anciens guident les nouveaux sur le campus. Il n'y a donc pas de folklore à proprement parler, ce sont plutôt les sorties qui sont la norme.

 

GUIDO: Ensuite, il a bien fallu revenir en Belgique…
Alexandre Mitea
: En effet, et comme je ne trouvais pas de boulot comme traducteur, j'ai postulé au Tavernier (au Cimetière d'Ixelles) où j'ai travaillé pendant deux ans et demi. Je suis même devenu gérant du café pendant les derniers mois. Même si le métier de barman est très sympa et m'a permis de m'intégrer à Bruxelles, j'ai repris les choses en main et je me suis inscrit à l'UCL, pour un Master en journalisme.

 

GUIDO: Tu as donc recommencé des études à 26 ans après avoir travaillé pendant plus de deux ans, comment s'est déroulée cette transition?
Alexandre Mitea
: Je n'ai pas du tout vécu cette année comme n'importe quel étudiant. Je voyais cette année plutôt comme un nouveau tremplin, je l'ai prise très au sérieux. On nous apprend en fait à devenir journaliste en un an, une sacrée gageure, un défi colossal. Quand je n'étais pas en cours, je réfléchissais à mes reportages.

 

«On a l'impression d'être dans un monde parallèle où tout le monde est de bonne humeur»

 

GUIDO: Tes études t'ont permis de mettre un pied à la RTBF, que tu n'as plus quittée depuis…
Alexandre Mitea
: Grâce à ces études, j'ai eu l'occasion de faire mon stage au JT de la RTBF. Le stage est très important selon moi, il nous permet d'avoir une vision claire du travail et de mettre un pied dans une entreprise. On s'invite, en fait, dans une entreprise: «Eh, salut les gars, je viens bosser gratuitement chez vous pendant un mois!». Là, on peut essayer de montrer ce dont on est capable. C'est là qu'il faut se donner; j'ai d'ailleurs fait trente reportages sur un mois, ce qui est énorme. Malgré cela, je m'imaginais déjà aller m'inscrire au chômage après ce stage. J'étais déjà prêt à chercher sur Google Maps le bureau de chômage le plus proche de chez moi!

 

GUIDO: Tu as couvert pendant quelques années les festivals pour la RTBF.
Alexandre Mitea
: Je dois avouer que j'ai fait plus de festivals en tant que journaliste qu'en tant que festivalier. Entre 18 et 22 ans, l'âge typique des festivaliers, j'étais en Angleterre et ensuite je travaillais de nuit. C'est donc par le boulot que j'ai découvert les festivals. Pendant toute l'année, les infos sont très souvent tristes ou graves, c'est donc sympa de couvrir les festivals. On a l'impression d'être dans un monde parallèle où tout le monde est de bonne humeur! C'est agréable pour un journaliste de tendre le micro à n'importe quelle personne et que celle-ci soit de bonne humeur et positive. En plus, les gens sautent dans tous les sens quand ils voient la caméra! On est toujours bien accueilli dans les festivals.

 

GUIDO: Après les reportages, on a pu te découvrir davantage à la présentation du 15 Minutes
Alexandre Mitea
: La présentation du 15 Minutes m'est un peu tombée dessus par hasard, parce que Jonathan Bradfer est parti pendant quatre mois en Asie. Ça m'a plu de faire ce remplacement. Ce qui est cool, c'est de le faire on-off, de mélanger avec les reportages. Faire un reportage demande d'aller chercher l'info à la source. On ne vit qu'un seul reportage à la fois. Par contre, quand on présente le journal, c'est un autre défi. Il faut être au courant de tout, tout le temps. Quand on se lève le matin, il faut savoir ce qui s'est passé pendant la nuit et ce qui va se passer aujourd'hui. C'est aussi sympa de mettre en valeur le boulot des collègues qui sont sur le terrain. Donc, j'aime bien alterner ces deux aspects du métier.

 

GUIDO: Plusieurs médias t'ont surnommé le «beau gosse de l'info»…
Alexandre Mitea
: Je ne sais pas qui a eu cette idée! Ma maman est d'accord en tout cas! (rires) Je trouve cela quand même fort réducteur, même si je ne vais pas me plaindre. Je préfère ça plutôt qu'on m'appelle le «gros moche de l'info», je ne pense pas que ça me ferait plaisir! Je préférerais quand même qu'on me dise que je fais des beaux reportages. Bref, si les gens ne me trouvent pas dégueulasse, je leur dis «merci»!

 

GUIDO: Quel conseil adresserais-tu aux étudiants?
Alexandre Mitea
: Je n'ai pas envie de faire le vieux, mais le but dans la vie, c'est quand même de se marrer. Souvent, les gens regrettent leurs années d'études parce qu'ils se marraient bien à cette époque-là. Moi, je ne regrette rien, vu que je me marre toujours autant aujourd'hui. Si pas plus, d'ailleurs. Je leur souhaite de trouver un job qui les rend heureux.


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