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18/01/2016

Imke Courtois: «Le football féminin est très différent»

Alors qu'elle a son diplôme en ergo- et kinésithérapie en poche, Imke Courtois (27 ans) ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et vient d'entamer un doctorat. Et ceci alors qu'elle poursuit une carrière florissante de footballeuse professionnelle au Standard de Liège et dans l'équipe nationale. Nous avons interviewé une des stars du ballon rond de notre plat pays.


GUIDO: J'ai lu que tu as fait du ballet pendant ton enfance. Ça devait être très différent du football?
Imke: J'ai commencé le ballet à l'âge de six ans, mais ça ne me permettait pas de libérer assez d'énergie. À l'école, je jouais au football avec les garçons de ma classe, et je trouvais cela plus chouette. Au plus grand désarroi de mes parents et de ma sœur, j'étais constamment en train de frapper dans une balle sur le mur de notre maison. Jusqu'à ce que ma mère me dise: c'est bon, on va t'inscrire au foot. (rires)

GUIDO: Le bon choix, a posteriori. Et pourtant, tu as voulu à tout prix terminer tes études.
Imke:
 C'est vrai. Mon club est au courant de mon choix. J'ai même un temps arrêté l'équipe nationale parce que je voulais mettre la priorité sur mes études. Aujourd'hui, je peux me reposer sur quelques diplômes, mais j'ai quand même décidé de faire un doctorat. Il faudrait qu'ils me proposent des millions pour arrêter. (secoue la tête)

GUIDO: Trouves-tu cela dommage de ne pas avoir vécu une véritable vie d'étudiant?
Imke:
 Je la vis peut-être moins intensément, mais elle dure plus longtemps que pour la plupart des étudiants. Et maintenant, avec mon doctorat, je l'allonge encore plus. (rires) En semaine, je dois travailler en journée et cinq jours sur sept, je suis au soir sur le terrain. Je suis seulement libre le mercredi et le dimanche soir donc. Est-ce que je vais au café ces jours-là? Non, merci. J'ai certaines obligations pour mon sport, et honnêtement cela ne me fait pas plus envie que ça. Dans l'entre-saison, j'essaie de voir davantage mes amis, mais pour une sortie au cinéma ou un barbecue, je dois hélas refuser. Bon, je me rends compte que ça ne durera pas toujours. Je ne pense pas jouer jusqu'à mes 35 ans.

GUIDO: Comment aimerais-tu ensuite occuper ton temps? 
Imke: Ce que je préférerais, c'est de trouver un bon équilibre entre le football - même si je ne joue plus moi-même - et la recherche. Combiner le mental et le physique donc, un peu comme maintenant. (réfléchit) En tout cas, je ne serai jamais coach. Je n'ai jamais compris ce que cela pouvait avoir de chouette. Tu as le stress, ainsi qu'un flot incessant de critiques.

GUIDO: Quand je t'ai interviewée en 2009 et demandé si le football féminin était sous-évalué, tu as répondu que c'était le football masculin qui était bien trop surévalué. Un discours assez fort. Tu es toujours de cet avis?
Imke:
 Euh… Il faut que je réfléchisse un peu. (silence) Je ne serais plus aussi extrême, car je trouve qu'on a assisté à une belle évolution depuis 2009. Il reste naturellement une grande différence entre le football masculin et féminin, aussi bien dans le jeu que dans l'attention des médias.

GUIDO: Quel est selon toi le pire préjugé à propos du foot féminin?
Imke:
 Que c'est ennuyeux? Oui, ça peut l'être, parfois (rires), mais je n'aime pas entendre cela, personnellement. Le football féminin est simplement différent. Moins explosif, moins rapide, mais selon moi aussi technique et aussi chouette. On le vit aussi intensément.

GUIDO: Je peux aussi dire que tu es le visage des Red Flames ou l'ambassadrice du football féminin dans notre pays?
Imke:
 Je l'ai plusieurs fois entendu, en effet. Écoute, si cela peut apporter quelque chose au football féminin, je ne vais pas laisser passer cette chance. En fait, j'espère simplement que l'équipe entière sera mise à l'honneur, grâce à nos performances.


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