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22/02/2016

ALICE ON THE ROOF: «Je mets un point d'honneur à conserver mon côté naturel et enfantin»

Son magnifique tube Easy Come Easy Go l'a intronisée nouvelle idole de la chanson made in Belgium. À tout juste 21 ans, la très attachante Alice on the roof livre un premier album (Higher) réussi de bout en bout. Malgré une journée promo éreintante, c'est avec un grand sourire que la rescapée de The Voice Belgique nous accueille dans les locaux de sa maison de disques.


GUIDO: Lors d'une journée promo comme celle-ci, qu'est-ce que cela te fait de voir autant de journalistes s'intéresser à ton travail?
Alice on the roof
: Ça fait bizarre. Au début, tous ces gens, toutes ces interviews, ça me faisait un peu peur, mais je m'y suis habituée, j'apprécie vraiment de parler de mon album.

 

GUIDO: Tu as réussi à dominer ta timidité naturelle pour ces interviews?
Alice on the roof
: Oui, beaucoup. Quand je rencontre aujourd'hui des gens dans la rue, je ne suis plus du tout intimidée. Mais c'est vrai que parler de soi est toujours un exercice bizarre. Il faut faire attention à sa constance, à sa prestance, ne pas dire des bêtises! J'y prends de plus en plus de plaisir, ça me permet de prendre du recul par rapport à ce que je fais.

 

Privée de dessert

 

GUIDO: Quand tu te retournes sur les neuf derniers mois qui ont suivi la sortie de ton premier single, quel est ton sentiment?
Alice on the roof
: C'est fou! Ça a été plein de rebondissements auxquels je ne m'attendais vraiment pas. Moi, j'adore les surprises, je suis du genre à prendre ce que m'offre la vie. Je suis donc super contente! J'ai appris énormément pendant ces derniers mois, même s'il y a eu des expériences moins évidentes, comme la scène qui me faisait très peur. J'ai eu la chance et la malchance de pouvoir faire immédiatement des grosses scènes. Je ne suis donc pas passée par la case 'galère', les concerts dans les cafés. Je sentais que ça me manquait quand même, c'est pour cette raison que le Mystery Tour a été mis sur pied, avec dix dates dans des lieux insolites et plus confinés. Ça m'a permis d'expérimenter plein de choses, et depuis je vis beaucoup mieux la scène. Je suis mordue de ça maintenant.

 

GUIDO: Si tu devais te retrouver face à face avec la Alice Dutoit des blinds de The Voice Belgique, que lui dirais-tu?
Alice on the roof
: Moi, j'ai une façon de voir la vie en n'exprimant jamais de regrets. Je lui dirais donc «Aie confiance, ne te tracasse pas, tout va bien se passer» et «Continue à avoir des coups de tête». Je me suis en effet rendu compte que les quelques coups de tête que j'ai eus dans ma vie m'ont à chaque fois portée et permis d'avancer. Par contre, quand je commence à douter de moi ou à me poser des questions, ça me bloque.

 

GUIDO: Tu as fait beaucoup de plateaux télé et radio en Belgique et en France. Qu'est-ce qui t'a le plus marquée pendant ce parcours médiatique?
Alice on the roof
C à vous, c'était assez impressionnant. Notamment parce que je suis une fan de l'émission. Ça me faisait drôle de savoir que j'allais y mettre les pieds. J'étais quand même frustrée parce que je n'ai pas pu manger le dessert vu que c'est à ce moment-là que j'ai dû chanter! (rires) Je remarque une énorme différence d'approche entre la France et le Belgique. Chez nous, il y a une ambiance rassurante, bon enfant, tout le monde connaît tout le monde… En France, par contre, ils sortent directement les grands chevaux. Il y a quinze personnes qui me suivent quand je vais en France alors qu'en Belgique, il n'y en a qu'une!

 

GUIDO: Le succès aidant, j'imagine que ça doit être plus difficile pour toi de faire tes courses tranquillement!
Alice on the roof
: J'adore faire les courses en plus! Je prends vraiment du plaisir à tous ces petits trucs du quotidien. Bon, chez moi quand je vais au SPAR, c'est un peu difficile. Mais les gens restent très respectueux et quand ils viennent me parler, c'est toujours pour avoir un mot encourageant ou gentil, ça redonne du sens à ce que je fais, ça me rebooste à continuer. Ce sont souvent mes cheveux qui me trahissent, je mets donc parfois une capuche pour être plus tranquille! (sourire)

 

La tête dans les nuages

 

GUIDO: Ton premier album est sorti fin janvier. Enfin?!
Alice on the roof
: On en a parlé pendant un an, de cet album. J'étais donc contente d'enfin le présenter à mon public. Avec Higher, j'avais envie de répondre aux attentes des gens mais aussi de les surprendre.

 

GUIDO: Un album très réussi rempli de titres pop aériens et cohérent de bout en bout…
Alice on the roof
: Merci beaucoup pour le compliment! Cet album, c'est un peu mon identité, il était donc important pour moi qu'il y ait un fil conducteur entre toutes les chansons, une unité, une cohérence dans cet album. C'est Tim Bran, le producteur (ndlr: de London Grammar ou de La Roux), qui a aidé à avoir ce résultat.

 

GUIDO: Le titre Higher renvoie-t-il à cette musique aérienne ou au fait que tu veuilles encore aller plus haut à l'avenir?
Alice on the roof
: C'est un mix, c'est vraiment ça. Le titre de l'album fait référence à mon côté rêveuse qui est très proéminent chez moi. Le fait d'avoir la tête dans les nuages. Ce qui peut être une qualité comme un défaut. Higher est aussi le refrain de la première chanson Let Me Down, dans laquelle j'exprime mon souhait de grandir et de prendre du recul. Et c'est vraiment la musique qui me permet aujourd'hui de faire ça. Je compare cela un peu à un voyage de six mois au Pôle Nord. Le fait de faire de la musique me permet de rencontrer plein de gens. Par exemple, je reste beaucoup avec des adultes qui ont le double de mon âge! J'ai acquis beaucoup de maturité en peu de temps. Mais je mets un point d'honneur à conserver un côté naturel et enfantin et à prendre la vie avec légèreté. À 21 ans, je suis dans la transition entre l'insouciance de l'enfance et l'âge où on est censé se prendre en charge.

 

GUIDO: Tu as travaillé avec Marc Pinilla et Dada de Suarez pour cet album.
Alice on the roof
: Chaque matin, on se retrouvait en studio avec nos idées pour les titres de l'album, que ce soit un thème ou une mélodie. Ensuite, tout se fait en même temps. Ils plaquent les accords et sur cette mélodie, je mets mes paroles dessus. C'est donc très spontané et intuitif. Je me suis rendu compte que quand on se prenait la tête, ça cassait notre énergie. Marc a instauré un rythme de travail similaire à celui d'un employé de bureau en quelque sorte, avec des horaires très précis, pas de travail le week-end… C'était très équilibré et vraiment chouette.

 

Kinder Surprises et Disneyland

 

GUIDO: On The Roof est une ballade qui se distingue sur l'album. On a l'impression que celle-ci est plus personnelle?
Alice on the roof
: C'est la dernière chanson que j'ai écrite pour cet album. Il y a donc plus de recul. C'est ma préférée parce qu'elle parle de moi dans mon intégrité. Ça me présente comme quelqu'un d'entier, avec ses imperfections et ses doutes. Je trouve cela plus intéressant de nourrir des imperfections plutôt que d'être quelqu'un de lisse. J'aime garder cette fragilité, ces fêlures. Éviter le formatage. J'adore chanter cette chanson en live, je sens que je me livre vraiment dans cette chanson.

 

GUIDO: Deuxième single à sortir, Lucky You semble avoir été taillé pour faire sautiller le public à tes concerts…  
Alice on the roof
: En effet, on la place souvent en fin de set pour faire bouger les gens et dégager de l'énergie. C'est chouette parce que j'ai souvent les mêmes retours des spectateurs qui me confient qu'ils ne pensaient pas qu'ils allaient autant bouger à mon concert!

 

GUIDO: Justement, tu es sur scène actuellement, quelles émotions te procurent ces concerts?
Alice on the roof
: Sur scène, je me transforme. Je ne suis plus moi-même. Les cheveux roses, ce n'est pas pour rien, ça fait aussi partie du personnage. Ça me permet de mettre une distance entre la personne et l'artiste, ça permet de se préserver, de faire la part des choses. S'entendre à la radio, c'est un peu abstrait. Par contre, partir sur scène à la rencontre des gens, c'est vraiment l'essence de notre métier. C'est là qu'on comprend l'impact de nos chansons. Quant à la vie de tournée, j'adore vraiment ça, avec ce côté 'colonie de vacances' entre nous.

 

GUIDO: Dans une autre chanson (Race In The Shadows), tu exprimes ton désir de redevenir à nouveau une enfant. Ça t'arrive souvent d'avoir cette envie de retourner en arrière?
Alice on the roof
: À fond, j'ai ça tous les jours, c'est le problème! J'adore les Kinder Surprises, Disneyland, … (rires)

 

GUIDO: Les fidèles de The Voice Belgique se souviennent certainement de ton frère Louis! Il s'est remis de ton élimination précoce du télé-crochet?!
Alice on the roof
: Depuis deux ans, il s'en est remis, oui! (rires) Par contre, il est venu me voir cet été dans un festival et ma mère m'a expliqué qu'il a fondu en larmes quand il m'a vue! Exactement la même chose que pendant l'émission. Ça le dépasse, c'est trop pour lui! On l'appelle même Louis on the roof à l'école, il adore!

 

Alice on the roof sera en concert aux dates suivantes:

Au Manège de Mons le 26 février

À L'Eden (Charleroi) le 27 février
Au Cirque Royal le 28 février

Aux Ardentes le 9 juillet

Aux Francofolies le 22 juillet

 

Malgré le succès, toujours aux études!

Même si elle cartonne dans les bacs depuis quelques semaines, Alice n'a pas souhaité mettre ses études entre parenthèses et mène de front sa carrière de chanteuse et ses études d'institutrice primaire à la HELHa de Braine-le-Comte. «J'ai un peu de mal, je fais ça à distance. Je suis dans la même situation qu'un sportif professionnel. Les profs sont très compréhensifs, ils viennent d'ailleurs me voir en concert! Comme les autres étudiants aussi, avec qui ça passe comme une lettre à la poste, il y a une bonne ambiance entre nous.» Avec cet emballement des derniers mois, on imagine la difficulté d'Alice à poursuivre ses études aussi sérieusement que possible. «Jusqu'à aujourd'hui, c'était hyper important pour moi de suivre des études, on ne sait en effet pas de quoi l'avenir sera fait. En même temps, le temps que je passe à consacrer à mes études, j'aimerais de plus en plus le mettre à profit de ma musique. Je termine vraiment pour avoir une sécurité, mais ma plus grande envie, c'est de faire de la musique, bien entendu.» 


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