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25/02/2019

SARAH GROSJEAN et BÉNÉDICTE PHILIPPON: Le Grand Cursus des Poufs

Au Panthéon des personnages emblématiques du Grand Cactus, les Poufs ont une place de choix. Nous avons donc donné rendez-vous à Jessica et Clitorine, alias Sarah Grosjean et Bénédicte Philippon, dans les couloirs de la RTBF pour une rencontre explosive autour des leurs études.


GUIDO: Quel a été votre parcours estudiantin à toutes les deux?
Bénédicte: 
Depuis toute petite, je voulais me lancer dans la comédie. À 18 ans, je me suis donc inscrite au Conservatoire. Et j'en suis sortie à 22 ans.
Sarah: Après mes études secondaires, je suis partie un an aux États-Unis parce que je ne savais pas trop quoi faire. Même si je suivais des cours de théâtre depuis l'âge de onze ans, je n'osais pas me lancer. Je ne voulais pas dire à mes parents que c'était ça que je voulais faire dans la vie! (sourire) J'ai toujours été fan des Robins des Bois, des Nuls ou des Inconnus… Après cette année aux États-Unis, j'ai fait un an de commerce extérieur. Mais bon, vu que je détestais les maths, ça ne s'est pas bien passé du tout. Ensuite, j'ai fait trois ans de communication pour me rapprocher un peu plus du métier de comédienne, avec en ligne de mire l'organisation d'événements ou un métier lié au cinéma.

GUIDO: Comment te retrouves-tu ensuite à Paris, au Cours Florent (ndlr: une école de formation professionnelle d'acteur)?
Sarah
: C'est une copine qui m'a inscrite à un concours dont le premier prix était le Cours Florent, concours que j'ai gagné et qui m'a permis de rejoindre cette école. Un tout autre univers!

GUIDO: Tout comme le Conservatoire, n'est-ce pas Bénédicte?
Bénédicte: 
C'est beaucoup moins carré qu'on ne se l'imagine, en fait, en tout cas par rapport à l'IAD ou à l'INSAS. Dans le milieu, on la surnomme quelquefois l'école de la débrouille. Il y a beaucoup d'élèves dans l'école, à qui on fait très vite comprendre qu'on n'a pas besoin d'eux. Au premier cours, le prof nous a d'ailleurs dit la chose suivante: «Regardez-vous bien les uns les autres, parce que dans trois ans, les trois quarts seront partis et le quart qui reste, on n'en a pas besoin»! On te martèle donc tous les jours que c'est à toi de faire ton chemin parce que personne ne viendra t'aider. Et tant mieux, parce que cela permet de ne pas cloisonner les élèves dans un moule.

Sarah: «Pendant les cours, je me faisais clairement chier!»

GUIDO: Cela fait quatre ans que vous collaborez pour Le Grand Cactus, mais vous connaissez-vous si bien que cela? On fait le test: à ton avis, Bénédicte, quel genre d'étudiante était Sarah pendant ses études en commu à Liège?
Bénédicte: 
Moi, je dirais que Sarah était une étudiante hyper timide, mais quand même fêtarde.
Sarah: Timide, pas spécialement, j'étais plutôt rêveuse, je n'écoutais absolument rien de ce qui se passait aux cours! Je décrochais après cinq minutes, je demandais les notes des autres et je dessinais en attendant. (rires) Par contre, je faisais bien la fête, en effet, là tu as visé juste. Mais dès que les examens arrivaient, je m'y mettais à fond et je bossais pas mal pour y arriver. Mais pendant les cours, je me faisais clairement chier!

GUIDO: À ton tour Sarah, comment était la Bénédicte étudiante, selon toi?
Sarah
: Très studieuse… (rires) Avec des belles notes, qu'elle passe à tout le monde. Moi, j'aurais bien été celle qui piquait ses notes!
Bénédicte: J'arrondissais mes fins de mois en faisant les travaux des autres! (rires) Ça me payait chaque année des petites vacances. Sinon, j'étais très sérieuse en effet, limite dépressive. Fan de métal et de hard-rock, donc avec un look gothique.

GUIDO: Si tu devais te retrouver face à la Bénédicte d'alors, qu'aurais-tu envie de lui dire?
Bénédicte: 
«Lâche prise, détends-toi!» Justement, je fumais pas mal de pétards pour essayer de lâcher prise. Ça marchait un peu, mais la vie me faisait peur. Je me disais donc que si je travaillais correctement, tout se passerait bien. Rien que l'idée de penser à l'avenir me terrifiait. J'étais soit pourrie par mes souvenirs, soit inquiète par le futur. Et je me mettais cette pression toute seule. Je lui dirais donc de profiter du moment, de ne pas s'inquiéter, tout va bien se passer.

GUIDO: Et les guindailles dans tout ça?
Bénédicte: 
Vu que j'étais plus une fumeuse de pétards qu'une buveuse d'alcool, mes soirées étaient plutôt pépères. Même s'il m'arrivait de sortir danser, je préférais les soirées entre potes pendant lesquelles on refaisait le monde. Je n'aime pas être saoule, donc il ne m'est pas souvent arrivé de me mettre des murges ou la tête à l'envers.
Sarah: En fait, on est à chaque fois l'inverse total de l'autre, c'est assez marrant! Quoique, on se rejoint sur un point: la peur de l'avenir. Mais bon, moi je sortais tous les week-ends dans le Carré. J'ai même failli faire mon baptême. Mais c'était un peu trop humiliant et dégueu à mon goût. Je n'ai pas besoin de ça pour faire une bonne fête.

Bénédicte: «Je me souviens encore de ma première soirée en kot, enfin la liberté!»

GUIDO: Vous étiez en kot?
Sarah
: J'habitais Beaufays, je revenais donc chaque soir chez moi. J'ai eu une voiture dès mes dix-huit ans.
Bénédicte: À dix-huit ans, elle a eu sa voiture, moi à dix-huit ans, j'ai cassé la voiture! (rires) Et je n'ai plus jamais conduit depuis. Je suis partie en kot vers 19-20 ans, à la fin de ma deuxième année de Conservatoire. Je ne pouvais plus supporter de vivre avec mes parents. Et là, c'est la liberté, je me souviens encore de cette première soirée en kot. On s'est dit: «Ça y est, on n'est plus chez papa-maman et on n'y retournera plus jamais».
Sarah: À Paris, j'ai résidé pendant trois ans à la Cité Universitaire Internationale. Ça faisait vraiment Erasmus, un peu comme un village à la Harry Potter. Des énormes baraques dans lesquelles j'ai aussi bien fait la fête. Mais quand même moins qu'à Liège parce que je voulais m'impliquer plus sérieusement dans ces études de théâtre.

GUIDO: On se fait parfois une image fausse du Cours Florent, qu'en est-il réellement?
Sarah
: D'un côté, le Cours Florent profite de cette image prestigieuse, mais d'un autre côté, on sait que c'est une usine avec plein de monde. J'ai d'ailleurs toujours dit que si on ne m'avait pas payé ces études, j'aurais fait le Conservatoire de Liège. Il faut tomber sur la bonne classe, sur le bon prof.

GUIDO: Pour une petite Liégeoise, monter à Paris, ça doit être quelque chose!
Sarah
: J'avais super peur à la base. Je me posais des questions comme «Qu'est-ce que je vais faire si on m'oblige à me démaquiller?»… Je me mettais des stress qui n'avaient pas lieu d'être. Même si j'étais bien intégrée, j'étais quelquefois un peu complexée par mon accent. Il y en a beaucoup qui pensaient que j'étais suisse tellement je parlais lentement. Les Français, à part l'accent bruxellois, ils ne connaissent pas grand-chose.

GUIDO: Aucun regret a posteriori au sujet de ces études?
Bénédicte: 
Non pas vraiment, même si j'étais studieuse, je me suis vraiment bien amusée au Conservatoire. C'est là que j'ai découvert la véritable amitié. J'y ai rencontré des gens comme moi, en fait. Des gens un peu fous, fantaisistes, avec lesquels on faisait de chouettes fêtes. Bon, pendant les soirées entre comédiens, ça parle fort, hein! C'est à qui sera le plus marrant ou parlera le plus fort.
Sarah: Et ça ne parle que de théâtre, en plus.
Bénédicte: Quand on n'est pas comédien, une soirée comme ça, ça doit être horrible!

Sarah: «Les Poufs sont en quelque sorte des bonnes potes dont on se moque un peu»

GUIDO: Comment les Poufs sont-elles nées?
Bénédicte: 
C'est une idée du réalisateur, qui voulait une sorte de parodie de Koh-Lanta.
Sarah: Les Poufs à Koh-Lanta!
Bénédicte: On ne s'attendait pas à ce que ça continue ensuite, mais ça a tellement bien fonctionné qu'elles sont devenues régulières.

GUIDO: Elles sont inspirées des candidates de télé-réalité comme Les Anges ou Les Marseillais?
Sarah
: Au début, c'était un peu ça, mais on n'a pas exploité tous les codes de la télé-réalité. Au final, ce sont juste deux jeunes filles un peu bêtes qui parlent de tout et de rien.
Bénédicte: On les a rendues plus sympathiques, aussi. Parce que les candidates de télé-réalité sont encore plus superficielles et pas forcément aussi gentilles que nos Poufs!
Sarah: Au final, ce sont des bonnes potes qu'on pourrait avoir et dont on se moque un peu.

GUIDO: Vous devez être les deux seules filles à apprécier qu'on vous arrête en rue en vous traitant de Pouf!
Sarah
: Oui, on nous apostrophe toujours comme ça.
Bénédicte: Souvent, ils ne savent plus qui est Clitorine et qui est Jessica. Bon, en général, les gens qui nous arrêtent dans la rue adorent. Mais il y a aussi des gens qui n'osent pas nous apostropher et vérifient sur leur téléphone si c'est bien nous.

GUIDO: Le Grand Cactus, c'est de l'amusement à l'état pur?
Sarah
: On s'amuse mieux en coulisses. Je pense même qu'on est plus drôles en coulisses! Apprendre le texte et réaliser une prestation, ça demande quand même du boulot. Étant une grande stressée, je flippe encore et toujours avant mes passages. C'est dans ces moments-là qu'on se rend compte que c'est du travail.
Bénédicte: Personnellement, je ne réalise plus que des séquences extérieures sans public, je n'ai donc plus aucun stress. On peut refaire les prises à l'infini, comme au cinéma, contrairement aux sketchs en plateau.

GUIDO: Sarah, tu as également une chronique en radio tous les mardis sur Pure, une autre facette du métier?
Sarah
: Je prépare mes chroniques comme un examen oral, que je repousse jusqu'à dix heures du soir.
Bénédicte: Il faut savoir qu'elle ne dort jamais la veille de sa chronique, elle fait au moins une nuit blanche par semaine.
Sarah: J'ai l'impression de vivre chaque semaine le syndrome de la page blanche, et ce depuis la première chronique! Je boucle ma chronique le plus souvent vers 22 heures, et ensuite je n'arrive pas à dormir parce que mon cerveau continue à cogiter.

GUIDO: Bénédicte, tu seras à l'affiche de la saison 2 de Ennemi Public, est-ce qu'on peut en savoir plus sur ton rôle dans la série?
Bénédicte: 
Je joue une méchante! Donc, rien à voir avec Clitorine!

 

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