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16/04/2020

Le confinement vu par… les étudiants (1)

Avec cette crise du coronavirus, les études supérieures ont été fortement chamboulées. Pour mieux comprendre l'impact du confinement sur les différents acteurs de l'enseignement supérieur, nous avons recueilli leurs impressions… à distance, bien sûr! Aujourd'hui, Clarisse nous explique son quotidien d'étudiante restée en kot pendant le confinement.


GUIDO: Pourquoi avoir choisi de passer ce confinement au kot?
Clarisse
: Le confinement impliquait que mes parents allaient tous les deux passer en mode télétravail. Ils devaient apprendre à maîtriser des outils qu’ils ne connaissaient pas forcément, ce qui allait pas mal les stresser alors que cette période est déjà angoissante! Puis, avec mes parents, on s’est fait la réflexion que si je restais à la maison, je ne les verrais qu’eux alors qu’au kot, on serait plus et ce serait mieux pour le moral d’être entourée des mes potes.  

GUIDO: Vous êtes combien à être restés au kot?
Clarisse
: Nous sommes normalement dix dans le kot, mais lorsque la première mesure de confinement a été prononcée, nous sommes passés à sept! Par contre, quand le confinement a été prolongé, beaucoup sont rentrés chez eux et nous ne sommes plus que deux. Du coup, le plan que j’avais fait avec mes parents tombe un peu à l’eau! (rires)

GUIDO: Quelle est l'ambiance actuelle au kot?
Clarisse
: Quand on était encore sept, c’était hyper chouette car on organisait des petites activités entre nous (jeux de société, chasse aux œufs, soirée film, etc.) pour un peu oublier la morosité ambiante! On s’entend tous super bien entre nous, et en plus, on fait parti d’un kot-à-projet qui vise à promouvoir l’improvisation (ndlr: l’Improkot) et on a essayé de maintenir notre projet en ligne en se lançant des challenges, comme en décrochant une interview avec Jamel Debbouze (spoiler alert: on n'a pas réussi). Maintenant qu’on est plus que deux, l’ambiance est plus calme mais on s’entend bien avec nos voisins avec qui on parle par la fenêtre ou avec des talkies-walkies. Bref, on rigole quand même pas mal (et on étudie aussi).

GUIDO: Décris-nous une journée-type de ton quotidien de confinée…
Clarisse
: En général, je me lève vers 9 heures et je déjeune avant de retourner dans ma chambre étudier (en tout cas, j’essaie). Sur le temps de midi, je rejoins mon cokoteur qui est resté avec moi pour manger et organiser les courses ou faire le ménage dans le kot. Le soir, on mange à nouveau ensemble et on essaie toujours de faire des activités (même si à deux, c’est un peu moins fun). Bref, ce n’est pas super exaltant mais ça reste sympa parce qu’on s’entend bien et qu’on est en contact régulier avec nos potes avec qui on fait pas mal d’appels vidéo.

GUIDO: Quelle est la chose la plus difficile pour toi en ce moment?
Clarisse
: Je crois que c’est me motiver à travailler: je dois rendre des travaux mais je n’ai plus accès à la bibliothèque, ce qui rend le travail un peu plus compliqué car je dois uniquement me contenter de ce qu’il y en ligne. Puis, même si les cours en ligne ne me dérangent pas, c’est quand même plus sympa d’être en auditoire avec des gens: je trouve ça plus motivant qu’être seule derrière son ordi toute la journée.

GUIDO: Qu'est-ce qui te manque le plus actuellement?
Clarisse
: Le contact social, voir les gens, sortir… J’ai hâte de pouvoir interagir avec les gens normalement, sans devoir me tenir à 1m50, les voir quand j’en ai envie! Bref, la vie normale, quoi. En plus, avec le beau temps, j’aimerais bien me poser dehors avec des potes mais bon, la santé avant tout! Enfin, j’aimerais bien revoir mes parents un jour! (rires)

GUIDO: Quelle est ta plus grande crainte à l'issue de ce confinement?
Clarisse
: Je reste positive, je n’ai pas vraiment de crainte car je pense que la vie reprendra. Évidemment, ce ne sera plus comme avant mais on s’adaptera! Je redoute que la suspension des événements culturels se prolongent… Avec le kot, on organise des matchs d’improvisation, un festival et d’autres événements liés à l’impro et ça me fendrait le cœur qu’on ne puisse pas les faire au prochain quadri. Après, si de telles décisions sont prises, je les respecterai mais ce serait quand même frustrant.

GUIDO: Un petit message à adresser aux autres étudiants pour conclure?
Clarisse
: Prenez soin de vous et de vos proches! En faisant preuve de solidarité, on pourra plus vite retrouver une vie "normale" et on fêtera notre liberté retrouvée comme il se doit. Certains vivent un confinement confortable, pour d’autres, c’est un véritable enfer alors, pour ces personnes qui sont dans des situations délicates, redoublons nos efforts pour les aider au mieux à s’en sortir en ces temps difficiles.

Sébastien Daloze


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