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26/06/2020

CALI: «C’est la première fois que je n’avais pas le contrôle complet sur les chansons et j’ai adoré cette sensation de lâcher-prise»

On savait Cali généreux, audacieux et donc imprévisible. On n’est donc pas tout à fait surpris en découvrant que son nouvel album  flirte avec l’électronique. Interview téléphonique avec un artiste protéiforme à l’énergie communicative… malheureusement confiné en pleine Catalogne avec sa famille.


«Lorsque j’ai commencé à écrire, je me suis posé pas mal de questions sur ma légitimité»

«Ce que je recherche et ce que j’aime, c’est être surpris, puis ensuite charmé et embarqué. Pour les autres albums, j’ai écrit la musique et les paroles guitare-voix ou piano-voix, et c’est seulement ensuite que j’ai rencontré d’autres musiciensCette fois, j’ai partagé la composition avec Augustin Charlet, un jeune gars qui m’avait complètement bluffé. Augustin m’avait accompagné lors de la tournée précédente (ndlr: Cali chante Léo Ferré) et nous nous étions tout de suite extrêmement bien compris. Pour moi, il était clair que nous ne pouvions pas en rester là. Je lui ai présenté Cavale, le morceau qui ouvre l’album, et lui ai demandé de me proposer quelque chose… J’ai tout de suite été séduit. Ses arrangements étaient incroyablement frais, modernes. Augustin est étonnant, il fait partie d’une génération pour laquelle les barrières musicales ou géographiques n’existent pas. Il va puiser des influences aussi bien à New York qu’à Abidjan. Il malaxe les sons sans aucun complexe…»

Déroutant et aventureux

De Christophe à Disiz la Peste, en passant par Julien Doré, Serge Lama ou Bigflo et Oli, le moins que l’on puisse écrire…c’est que le tableau de chasse d’Augustin Charlet (24 ans seulement) a de quoi surprendre! «Augustin a une culture musicale panoramique. Il a pas mal bossé avec Serge Lama et son père était l’un des meilleurs amis de Nougaro. Il a baigné là-dedans. C’est la première fois que je n’avais pas le contrôle complet sur les chansons et j’ai adoré cette sensation de lâcher-prise.» Enregistré à Montreuil en été, Cavale a les défauts de ses qualités. Déroutant, aventureux, il manque sans doute de cohésion pour pouvoir être considéré comme une franche réussite. Il faut dire que Bruno Caliciuri n’a pas peur de prendre des risques, et multiplier les projets protéiformes: «J’aime toucher à tout, tester mes limites. On me dit souvent que je suis généreux, boulimique… La vie est courte et ce serait complètement fou de ne pas vouloir en profiter. J’ai toujours des projets sur le feu. J’ai commencé l’écriture d’un troisième roman. Mon premier roman (Seuls les enfants savent aimer) évoquait l’enfance, Cavale ça veut dire s’échapper s’attarde sur l’adolescence

Généreux et touche-à-tout

Deux romans en grande partie autobiographiques sur lesquels Bruno passe au format long sans perdre sa verve, deux romans courts et intenses qui permettent à Cali de réussir une entrée assez remarquée dans le cercle restreint des chanteurs qui prennent la plume. «Lorsque j’ai commencé à l’écrire, je me suis posé pas mal de questions sur ma légitimité. J’ai attendu la cinquantaine pour oser franchir le pas de la publication littéraire et je ne le regrette absolument pas. Il y a quelques semaines, dans un Salon du Livre, une petite dame qui avait lu mon premier roman m’a avoué avoir été particulièrement émue en le parcourant. En discutant avec elle, je me suis rendu compte qu’elle ne savait absolument pas que j’étais surtout connu comme chanteur. Cela m’a beaucoup touché!»

Généreux et touche-à-tout – on épinglera également sa participation à des films et à une pièce de théâtre – Cali a le mérite de continuer à se remettre en question alors qu’il pourrait tabler sur sa popularité et sortir des disques calibrés pour un public acquis à sa cause. «Cet album fait partie d’un projet global. Les chansons font écho au roman, tout comme des courts métrages que j’ai réalisés avec Yann Orhan. Un livre de poésie avec une nouvelle à l’intérieur va également être disponible parallèlement à l’album. Honnêtement, je suis particulièrement fier d’avoir mené ce projet à bout. Je ne sais pas si le succès sera au rendez-vous, mais ce n’est pas le plus important. L’essentiel à mes yeux, c’est de créer et de faire des rencontres humaines...»

«J'ai une relation particulière avec la Belgique»

Alors que son concert à la Madeleine vient d’être reporté au mois de janvier, notre gaillard est en tout cas impatient de nous rendre visite… «J’ai une relation très particulière avec la Belgique. J’adore jouer chez vous, le public est incroyablement chaleureux. J’ai enregistré une partie de ce dernier album aux studios ICP et puis, je n’en reviens toujours pas que Tom Barman (ndlr: le chanteur de dEUS) ait accepté d’enregistrer un duo avec moi. Ideal Crash est un album pop absolument incroyable, l’album pop ultime. Je joue aussi avec Geoffrey Burton (Daan ou Arno), un guitariste exceptionnel qui est également de Belgique.»

Photo: (c) Yann Orhan


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