OLIVIER (Plug TV): 'Gueule en terre': très peu pour moi!
Depuis quelques mois, un OVNI télévisuel a fait son apparition sur la très prometteuse Plug TV: C'est pas Hollywood! Cette joyeuse déconnade est menée tambour battant par Olivier, animateur mais avant tout réalisateur de talent des accroches de la chaîne. Nous avons parcouru avec lui les quatre années de ses études.
GUIDO: Quelles études as-tu suivies?
Olivier: J'ai fait l'IAD, je suis sorti il y a déjà 5 ans. J'avais toujours eu envie de faire des études de cinéma, de télé, je voulais devenir réalisateur depuis un bon moment.
GUIDO: Tu avais déjà en tête à ce moment-là de te lancer dans le monde de la télé?
Olivier: Pas particulièrement la télévision, mais la réalisation d'une manière générale. On apprend seulement par après ce que la télévision peut apporter. Naïvement, au départ, on s'imagine faire du cinéma, des courts-métrages, … C'est seulement par après qu'on affine l'orientation que l'on donne à sa réalisation. Celle-ci peut passer par la télé, des clips, des courts-métrages, des documentaires. On s'aperçoit qu'il y a tout un registre différent dans ce domaine, comme un musicien qui essaie différents types d'instruments.
GUIDO: Si tu devais dresser un constat de tes études, quel serait-il?
Olivier: L'IAD, objectivement, est une très bonne école. Avec le recul, je me rends compte qu'on pouvait quand même se permettre pas mal de choses, les profs ne nous faisaient pas trop chier! Le fait d'être peu nombreux était également un grand avantage, comme l'aspect pratique des études, bien que tu apprennes beaucoup de choses par après, lorsque tu te retrouves immergé dans le monde du travail. L'école te donne donc quelques bases de manière à préparer le terrain sur lequel on construit. Le bilan est plutôt positif.
GUIDO: Quelle expérience retires-tu plus particulièrement de Louvain-la-Neuve?
Olivier: Je n'ai kotté que les deux premières années à Louvain-la-Neuve parce que je n'aimais pas du tout la ville. J'avais le sentiment de rester dans la cour de récréation quand je sortais des cours de l'IAD. Je n'avais jamais vraiment le sentiment de sortir de l'école. Quand je me baladais en rue, je devenais fou de ne voir que des gens qui se ressemblaient tous. J'avais besoin de variété, de cet hétéroclisme qu'on ne retrouve pas spécialement à Louvain-la-Neuve. Au bout de deux ans, c'était la déprime totale, donc j'ai décidé de venir sur Bruxelles.
GUIDO: Quel genre d'étudiant étais-tu?
Olivier: J'ai vécu ma première année comme un moine tibétain, reclus dans sa hutte, bien que les moines tibétains ne doivent certainement pas dormir dans des huttes (
rires)! Ma première année, je me suis vraiment fixé comme objectif de la réussir car c'est une année vraiment complexe. La sélection est quand même assez forte, étant donné qu'on passe d'une cinquantaine d'étudiants à douze, treize étudiants. Il ne faut donc pas rater son coup. Je suis passé d'une rhéto où je déconnais comme un enragé à une première année à l'IAD où j'ai vraiment été
straight pour la réussir. A partir de la deuxième cependant, la route de la franche rigolade s'est ouverte à moi. Ce qui est aussi différent à l'IAD, c'est qu'à partir de la quatrième année, on bosse vraiment. On est déjà dans un certain circuit, je bossais déjà pour la RTBF, tu es ainsi beaucoup plus vite lancé dans le cycle du boulot.
GUIDO: Et les guindailles dans tout ça?
Olivier: Quand tu vas au cours à 9 heures du mat' et que tu croises des mecs en train de gueuler "Gueule en terre", tu te demandes quand même où tu es tombé! Je n'ai jamais été attiré par l'esprit des cercles d'étudiants. Pour deux raisons. Premièrement, il n'en existe pas à l'IAD même. Je n'allais pas a priori m'inscrire chez les Liégeois qui étaient bien réputés pour êtres des enfoirés! Deuxièmement, ce n'était pas du tout mon goût de faire mon baptême. C'est une question de goût personnel, je ne critique pas du tout les gens qui le font.
(SD)