JÉRÔME COLIN: Paris - Bruxelles en 6 ans
Impossible de passer à côté, Jérôme Colin est sur tous les fronts! Entre sa quotidienne sur
Pure FM,
Hep Taxi! sur la RTBF et ses chroniques musicales dans le
Télé Moustique, il a largement prouvé qu'il avait plus d'une corde à son arc. Avec lui, nous nous sommes penchés sur son parcours estudiantin.
GUIDO: Quel a été ton parcours étudiant?
Jérôme Colin : Après mes études secondaires, je me suis inscrit à Louvain-la-Neuve en Sciences Eco. J'y suis allé deux mois et je me suis vite rendu compte que je n'étais pas encore prêt pour ce genre d'études. Comme j'avais déjà en tête de partir de chez moi, j'ai décidé de suivre des cours de théâtre au Cours Florent à Paris.
GUIDO: Les étudiants français sont-ils différents des étudiants belges?
Jérôme Colin : C'est difficile à dire vu l'aspect cosmopolite du Cours Florent. Il y a là-bas beaucoup d'étrangers et de provinciaux, mais très peu de Parisiens. Il n'y avait pas non plus de réelle vie étudiante puisqu'on n'était pas dans un campus. Dans les cafés environnants, il y avait une ambiance bien spécifique aux cours de théâtre, assez bohème. Mais une fois sorti de ce quartier, il n'y avait plus vraiment d'ambiance étudiante car chacun habitait dans différents quartiers de Paris. J'étais en colocation avec deux autres personnes, ce qui m'a donné quand même un bon goût de la vie étudiante. Pas celle des grosses soirées étudiantes, mais plus des soirées entre nous avec du saucisson et du vin et dans les troquets du coin où on refaisait le monde jusqu'à cinq heures du matin!
GUIDO: Tu es ensuite revenu en Belgique faire un graduat en journalisme, pourquoi avoir décidé de changer de voie?
Jérôme Colin : Je suis revenu ici car j'avais le mal du pays et je n'étais pas non plus passionné par les gens de théâtre, que je trouvais compliqués et prétentieux. Par contre, je dois reconnaître l'aspect formateur de ces années, je pense que l'homme que je suis aujourd'hui a été forgé au cours de ces trois années d'études. J'avais aussi envie de faire des études plus "classiques". Et vu que j'aimais la presse et la radio, j'ai décidé de faire un graduat en journalisme à l' ISFSC, rue de la Poste à Bruxelles.
GUIDO: T'étais plutôt du genre fêtard ou pantouflard?
Jérôme Colin : A cette époque, j'habitais déjà avec ma copine, dans un appart minuscule à Saint-Josse, ce qui change forcément les choses. Si j'avais fait ces études à 18 ans, je suis persuadé que j'aurais été nettement plus guindailleur, mais j'étais prêt à bien faire ces études et à assumer mon choix.
GUIDO: Comment es-tu ensuite arrivé à la RTBF?
Jérôme Colin : Le point positif de ces études, c'est qu'elles nous permettaient de faire des stages chaque année, ce qui fait que tu visites trois ou quatre endroits de stage différents au cours de tes études. En deuxième année, j'ai réalisé mon stage ici et j'ai ensuite commencé à faire des remplacements sur ce qui était alors Radio 21. Tout a été une suite de hasards. Ça tombait plutôt bien puisque j'ai toujours été un passionné de musique et que j'aime assez le contact immédiat et direct de ce média. C'est aussi là que je retrouve un aspect propre au théâtre. Ensuite, j'ai collaboré au Télé Moustique et à Hep Taxi! J'ai vraiment de la chance, j'ai 30 ans et je travaille dans les trois médias (radio, presse, télé). Je suis très fier de cela.
GUIDO: Quelles sont pour toi les qualités d'un bon animateur radio?
Jérôme Colin : Attention, je ne me sens pas du tout animateur radio. Pour moi, un animateur radio doit savoir doser sa voix, faire une intro d'un morceau, être bien posé, … Moi, je suis tout le contraire de ça! (silence) L'important, c'est de savoir se battre pour faire ce que tu veux et à ta façon, pour être toi-même et montrer que tu es là, derrière la voix, que tu n'es pas une personne désincarnée.
GUIDO: Quel est ton bilan de ces années d'études?
Jérôme Colin : Pour moi, réussir des études supérieures n'a jamais été une question d'intelligence, mais plutôt d'envie. Pour moi, les études servent à t'ouvrir l'esprit, à te passionner et pas nécessairement à ne t'apprendre que de la théorie. Un journaliste se doit avant tout d'être ouvert d'esprit, de comprendre les choses et d'être curieux.
(SD)