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05/12/2005

MARIA DEL RIO: "Quand je me vois à mes débuts, j'ai juste envie de me lancer des cailloux!"

Terriblement naturelle, extrêmement pétillante ou carrément sympa, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire Maria Del Rio qui, après des débuts à la RTBF et un passage éclair à AB3, a enfin trouvé sa place au sein de RTL-TVI. La première chaîne de Belgique aurait-elle enfin trouvé une remplaçante digne de ce nom à Viriginie Efira?

Retour sur le parcours de "Miss Bonne Humeur" qui, non contente d'occuper nos antennes, squattera la scène du Théâtre des Galeries du 7 décembre au 5 février dans la désormais célèbre Revue (infos: www.theatredesgaleries.be).


Maria Del Rio
: En terminant ma rhéto, je ne savais pas vers quelles études me diriger. Bien que mon père voulait absolument que je sois ingénieur, je sentais bien que ce n'était pas du tout ma voie. J'avais alors déjà envie de me consacrer à des études artistiques. En revenant après trois mois d'immersion aux Etats-Unis, je me suis rendu compte que j'adorais le contact avec les gens et la communication, c'est donc pour cette raison que j'ai entrepris des études en Relations Publiques. Parallèlement à cela, j'ai également commencé des cours de théâtre où on m'a repéré et offert un contrat pour le Théâtre Royal des Galeries. Le destin a voulu que j'enchaîne pièce sur pièce. Finalement, je ne suis donc jamais retournée dans cette école.

GUIDO: Et les guindailles dans tout ça?
Maria Del Rio : À ce moment-là, je n'étais pas encore trop guindailleuse. J'avais 19 ans et je n'étais pas encore entrée dans ma phase de mutation! (rires) La guindaille est venue plus tard lorsque j'ai réellement entamé mon métier de comédienne. J'ai été propulsée dans un monde de guindailleurs professionnels! Je n'ai pas non plus goûté au folklore, mais il faut dire que j'étais dans une école supérieure et non à l'université. Si j'avais été à l'université, je pense que je n'aurais pas échappé à tout ce qui est guindailles et baptême.

"Monsieur, le directeur de la RTBF, …"

GUIDO: Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans le monde de la télé?
Maria Del Rio
: C'est venu d'une motivation personnelle de vouloir mettre plusieurs cordes à mon arc. Le métier de comédien me plaisait mais j'avais aussi envie de me trouver d'autres sécurités et de goûter à d'autres choses. La télé me branchait bien, je me suis alors dit 'Pourquoi pas?'. J'ai écrit des lettres de motivation que j'ai envoyées à je ne sais plus qui, du genre 'Monsieur le directeur de la RTBF'! Je suis vraiment tombée au bon moment puisqu'ils cherchaient justement des nouvelles têtes à cette époque.

GUIDO: Vous êtes aussi la seule animatrice à avoir testé les trois grandes chaînes nationales (RTBF, AB3 et RTL-TVI)!
Maria Del Rio
: (rires) C'est vrai! Ces trois chaînes sont vraiment très différentes les unes des autres. J'ai souvent tendance à dire que j'ai été une pièce de puzzle qui devait trouver sa place quelque part. A la RTBF, ça se mettait bien sans vraiment y rentrer, à AB3, je n'étais pas du tout la bonne pièce alors qu'à RTL-TVI, c'est vraiment le truc qui me correspond le plus au niveau de ce que j'ai envie de faire passer, de ce que la télévision propose. C'est vraiment une télévision à laquelle je m'identifie plus facilement, une télévision populaire à laquelle j'adhère complètement.

GUIDO: Quel est l'aspect de votre métier de présentatrice que vous préférez?
Maria Del Rio
: Sans aucun doute, l'interactivité avec les gens. Et certainement pas le fait de se regarder le nombril, ce que je déplore chez certaines personnes du métier. Au même titre que le théâtre ou les études de RP que j'ai entreprises, c'est le rapport direct avec les gens qui m'intéresse et me stimule.

"Mes contacts à RTL restent très professionnels"

GUIDO: La télé n'est-elle pas parfois un milieu impitoyable, théâtre des pires vacheries et d'une compétition sans foi ni loi?
Maria Del Rio
: Je suppose que de telles choses doivent exister, à la télé comme dans beaucoup d'autres métiers. Mais c'est surtout dans le théâtre que j'ai vécu ce genre de choses vu que les places sont chères. J'ai déjà bien senti quelques coups de coude et j'ai eu quelques fameux bleus! (rires) Pour l'instant, mes contacts à RTL restent encore professionnels, je suppose que les amitiés apparaîtront avec le temps. Avec l'expérience, j'ai aussi appris que les amitiés les plus rapides n'étaient jamais trop efficaces, surtout dans ce métier.

GUIDO: Votre vraie passion ne reste-t-elle pas la comédie?
Maria Del Rio
: C'est vraiment kif-kif, comme on dit! Je ne peux pas dire aujourd'hui que j'aime plus le théâtre que la télé. L'idéal pour moi, c'est de continuer à mener ces deux carrières de front. L'âge aidant (j'ai quand même déjà 32 ans!), j'aurais davantage envie de me tourner vers la télévision parce que le théâtre exige une vie plus décalée. C'est un autre rythme de vie et avec le temps, j'ai envie de me diriger vers un rythme plus "consensuel"!

GUIDO: Et vous faites cette année de nouveau partie de La Revue du Théâtre des Galeries?
Maria Del Rio
: La Revue est le seul spectacle qui provoque une effervescence et un trac qui n'existe pas pour les autres pièces. Ça vient sans doute du fait que dans une pièce, on se cache derrière un personnage et que La Revue est nouvelle chaque année et que l'on s'y présente tel que l'on est vraiment et non dans un rôle de composition. On s'expose soi-même, c'est plus de risques et c'est donc plus de trouille aussi.

"Impossible de tricher en télé"

GUIDO: Le théâtre est-il plus excitant que la télé?
Maria Del Rio
: Non, la télé reste une prise de risque énorme. On ne peut pas tricher en télé, ce que j'ai appris que bien plus tard. En effet, au début de ma carrière télé, je suis venue avec mon bagage de comédienne et je jouais un rôle, celui de la présentatrice sympa pour que tout le monde m'aime. Un rôle qui était évidemment insupportable! Quand je me vois à mes débuts, j'ai juste envie de me lancer des cailloux! Je me suis maintenant rendu compte qu'il est impossible de tricher à la télé, on apprend donc à être soi-même et de la même manière, on risque encore plus le flop si la mayonnaise ne prend pas.

GUIDO: Vers quel genre d'émissions voudriez-vous diriger?
Maria Del Rio
: J'ai plus envie d'aller vers des jeux. Ce qui permettrait de nouveau une interaction avec les candidats sur le plateau ou les téléspectateurs chez eux. J'essaie d'ailleurs maintenant de créer des projets et de pouvoir éventuellement les proposer, j'ai en effet envie d'évoluer dans ce créneau-là.

Maria Del Rio aurait-elle aimé…

Entreprendre une carrière à la télé française comme Virginie Efira?
Je manque peut-être d'ambition à ce niveau-là, mais je n'éprouve pas l'envie de m'exporter en France. La démarche ne me brûle pas les doigts. Ma démarche, c'est de faire ce métier que j'aime, ici si possible, sans devoir aller plus loin.

Se présenter à Miss Belgique comme Sandrine Corman?
Ah ça non! (rires) Je n'aurais pas pu! Sans évidemment dénigrer les filles qui le font… Je trouve qu'il faut beaucoup de courage pour faire ça, enfin pour celles qui réalisent ce qu'elles sont en train de faire! (rires)

Se lancer dans la chanson comme Marie-Christine Maillard?
Justement, il y a cinq ans, j'ai sorti un disque en espagnol qui a dû être acheté par deux personnes: mon père et ma mère! (rires) Ça ne fait pas partie de mes plans, c'était plus un hobby que je me suis octroyé à un certain moment.

(SD)


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