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19/06/2006

L'été 2006 vu par ETE 67

Cela fait déjà presque dix ans que les membres de Eté 67 partagent leur goût commun pour la chanson française et la musique des années 60. Nous avons donc rencontré trois de ses membres avant leur expédition estivale qui passera par Nivelles, Dour ou encore La Rochelle.

GUIDO: Le nom de votre groupe fait référence à votre passion commune pour les années 60…
Nicolas M (chant)
: On a commencé à faire de la musique ensemble à l'Athénée, alors qu'on était encore très jeunes. Des gamins, quoi. Notre point de ralliement étant notre goût commun pour la musique des années 60. C'est ce qui nous a réuni vu qu'on était un peu les seuls dans notre entourage à s'intéresser à cette musique-là (les Beatles, les Rolling Stones, les Doors ou Velvet Underground) alors que les autres écoutaient de la techno ou de la dance. A un moment donné, on s'est dit qu'il fallait trouver un nom de groupe qui parlait de ça. Eté 67 s'est donc imposé de lui-même vu le nombre incalculable de très bons albums fondamentaux pour la pop et le rock sortis à cette époque-là. ça tombait bien dans l'oreille et renvoyait un message positif: l'été de l'amour, le Flower Power.

Fans des sixties

GUIDO: Comment des "gamins" nés dans les années 80 se passionnent-ils pour des groupes des sixties ?
Nicolas M
: C'est certainement différent pour chacun. Mais on s'est échangé beaucoup de disques entre nous, des disques qui venaient principalement de nos parents ou d'émissions de rétrospectives sur les Beatles ou les autres groupes du moment. Les anthologies sur les Beatles ayant joué un grand rôle dans notre culture musicale.

GUIDO: Quand vous vous retrouviez alors dans votre local de répétition, aviez-vous déjà en tête de la carrière qui s'ouvrait à vous?
Nicolas B (basse)
: Au début, il n'y avait aucune ambition de sortir un disque ou de passer à la radio. Cela ne faisait pas partie de nos intentions de départ. On voulait juste se retrouver entre potes, boire une bière, écouter de la musique ensemble… et petit à petit, en jouer aussi. On n'avait pas de connaissance musicale de base ni d'instruments, on est donc parti de zéro. Pour certaines personnes, ça peut paraître une éternité entre la formation du groupe en 1998 et la sortie de l'album cette année. Cependant, cela nous a toujours semblé naturel au vu du trajet que l'on a suivi. On a en effet commencé par faire des reprises avant de lancer nos propres compositions et de les présenter au public dans des petits cafés, les fêtes d'anniversaire des copains, etc.

GUIDO: Quand a eu lieu le déclic qui vous a propulsé sur le devant de la scène?
Nicolas B
: C'est en commençant à faire certains concours qu'on a commencé à gentiment se faire connaître. Comme celui des Francos qu'on a remporté. C'est à cette occasion que l'on a rencontré pour la première fois les gens de la maison de disques (Bang!). On a donc sérieusement pensé à sortir un disque et à commercialiser notre musique.
Nicolas M : Au fil des concerts, on s'est aussi rendu compte que nos chansons étaient bien acceptées par le public. Des chansons comme Marcher Droit ou Le Quartier de la Gare, on les avait écrites un peu innocemment, juste pour le plaisir. Et on a pu remarquer que les gens s'y retrouvaient, ce qui nous a vraiment flatté.

Entre parenthèses

GUIDO: Comment expliquerais-tu ta musique aux gens qui ne connaîtraient pas encore Eté 67?
Nicolas M
: C'est très difficile de décrire notre musique car notre style, c'est justement de ne pas en avoir et de jouir d'une liberté totale en ce qui concerne nos orientations musicales et instrumentales. On ne veut pas se cantonner dans un seul et même style. On varie entre le rock bien envoyé, les chansons douces ou les ambiances plus jazzy, avec toujours la volonté de raconter des histoires, de dégager un sens, ce qui nous a poussé à opter pour le français.

GUIDO: Quel est votre statut actuel?
Nicolas B
: Nous n'avons aucun statut pour le moment! Certains d'entre nous sont encore aux études et essaient tant bien que mal de mener celles-ci à bien. Ce n'est pas si facile. Pour ma part, j'ai la chance d'avoir fini mes études l'année dernière, mais je n'ai pas de boulot, je ne fais "que" de la musique. On est encore très loin de vivre de notre musique, mais on n'a pas non plus envie de nourrir des regrets d'ici deux ans, c'est pour cette raison qu'on consacre le plus de temps possible à notre musique.
Nicolas M : Moi, je suis en dernière année d'histoire à l'Université de Liège. J'essaie tant bien que mal de terminer ma deuxième licence et de faire mon mémoire! On a mis, c'est vrai, pas mal de choses entre parenthèses parce qu'on a l'impression qu'il y a une occasion qui se présente à nous et que ce serait bête de ne pas la saisir.
Renaud (guitare) : Il n'y a pas vraiment eu de discussions au sein du groupe afin de savoir si on voulait ralentir et mener les deux de front, le consensus a toujours été là, tout le monde s'est jeté à fond dans la bataille.

Le trio qui tue

GUIDO: Vous vous êtes déjà souvent produit durant la saison des festivals?
Nicolas B
: L'année dernière, on a eu un été assez chargé et riche en festivals les plus divers. En plus du trio qui tue, Nandrin-Dour-Francos, on a fait une série des festivals régionaux, tous plus sympas que les autres.

GUIDO: Justement, y a-t-il une ambiance de festival que vous préférez?
Nicolas M
: Les deux sont complémentaires. L'année passée, on a joué à Dour à deux heures de l'après-midi, ensuite nous avons fait une petite parenthèse acoustique à Cerfontaine avant de se produire dans un festival de Gerpinnes. Et on s'est autant amusé à Dour qu'à Gerpinnes!

GUIDO: N'était-ce pas trop difficile de se produire dans un festival où une majorité du public ne vous connaissait pas encore?
Nicolas M
: C'est vrai que nous n'avions alors pas encore sorti de CD mais un quatre-titres, mais beaucoup d'entre eux connaissaient déjà la chanson du Quartier de la Gare. Une fois qu'on avait joué cette chanson, ils nous situaient et semblaient beaucoup plus intéressés.

Bon anniversaire, maman!

GUIDO: Est-ce que vous vous souvenez de votre premier concert en public?
Nicolas M
: C'était il y a très longtemps, en 1999. Dans un café à Esneux. Pour l'anniversaire de la maman de notre bassiste ici présent…
Nicolas B : Et je pense qu'elle a été très émue! Mais je ne suis pas sur qu'on ait été très bons pour autant! On se rend compte maintenant qu'on était alors encore loin du compte. Ça reste un super souvenir puisque cette date coïncide également avec ma première cuite! Ce fut une soirée géniale: on avait treize ans et on était les stars de la soirée!

GUIDO: Et dire que désormais vous assurez la première partie de Louise Attaque à Forest National!
Nicolas M
: On garde un excellent souvenir de ce concert. On a été super bien accueilli par l'équipe de Louise Attaque qui nous a pris au sérieux et qui a pris soin de nous alors qu'ils n'étaient pas obligés de le faire. On n'a pas été trop impressionné par l'ampleur de la salle et je pense qu'on a fait un bon concert ce soir-là. On voulait se la jouer discret, juste essayer de ne pas se faire huer! Mais finalement, on s'est rendu compte que pas mal de spectateurs connaissaient déjà un petit peu nos chansons et ont donc entraîné les autres. Ce fut assez enivrant!

GUIDO: Au cours des années passées, vous n'avez jamais cessé de tourner…
Nicolas M
: C'est vrai qu'on a donné énormément de concerts. De 1999 à 2004, on n'a presque jamais été en studio, on a forgé pendant des années nos chansons en répétition en semaine et durant les concerts.

GUIDO: N'est-ce pas trop lassant parfois d'enchaîner scène sur scène avec sans cesse les mêmes morceaux?
Nicolas B
: Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'image des chiens de traîneaux qui me vient en tête! Le chien de traîneau, il est fait pour courir dans la neige et si tu le mets dans un jardin au soleil, il va s'emmerder. Nous aussi, on est un peu comme ça, si on reste une semaine sans rien faire, on se réjouit d'abord du repos qu'on va pouvoir s'offrir, mais après trois jours, on a déjà envie d'être au prochain concert!

(SD)


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