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23/04/2007

INDOCHINE: L'histoire du fan devenu guitariste

Comme le phénix qui renaît de ses cendres, le groupe de Nicola Sirkis confirme son retour au premier plan. Il s'offre, pour fêter ses 25 ans de carrière, deux concerts historiques au Vietnam en compagnie de l'Orchestre Symphonique d'Hanoi.

Quelques jours avant la sortie de ce double DVD et double CD, nous avons croisé rapidement Nicola Sirkis et nous sommes entretenus avec Olivier de Sat, guitariste, compositeur, graphiste et véritable bras droit de Nicola Sirkis.

GUIDO: Bonjour Nicola. Content de retrouver Bruxelles?

Nicola Sirkis :  Oh que oui. Tu ne peux imaginer le plaisir de me retrouver ici. Quand je quitte Paris et lorsque je débarque à la gare du Midi, j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu une tonne. J'ai une chape de plomb qui s'évacue en un temps record. Je suis désolé de vous abandonner mais j'ai une télévision qui m'attend. Je te laisse avec Oli. Il n'a rien à cacher (rires).

Un virage à 180°

GUIDO: Olivier, tu es le petit dernier d'Indochine, mais il paraît que tu prends de la place. Comment as-tu rejoint le groupe?

Oli de Sat : J'étais fan du groupe et j'envoyais régulièrement à Nicola des remix de chansons d'Indochine que j'avais réalisés. Au bout d'une dizaine d'envois, il m'a contacté et ainsi a commencé la grande aventure.

GUIDO: Tu n'as donc pas débuté comme guitariste?

Oli de Sat : Non. J'ai tout fait dans le groupe. J'ai été chauffeur, roadie, graphiste, j'ai fait les arrangements de l'album Danceteria, la réalisation et pas mal de compositions de Paradize, la production de Alice & June, et je suis maintenant guitariste. 

GUIDO: En fait, Nicola te doit la résurrection d'Indochine?                    

Oli de Sat : Il ne faut quand même rien exagérer. J'ai apporté ma pierre à l'édifice. C'est vrai qu'à mon arrivée le groupe était au creux de la vague. J'ai travaillé sur les arrangements de Dancetaria et puis, en 2002, sur les compos et la production de Paradize . Cet album est le vrai tournant d'Indochine. Un virage à 180°. Les sonorités sont différentes. C'était tout ou rien et l'album a cartonné, malgré les réticences de la maison de disques.

GUIDO : Tu as donc commencé ta carrière studio à Bruxelles?

Oli de Sat : Ben oui. A ICP, avec John et Edwin. Là, je partage tout à fait l'avis de Nicola. C'est un endroit fabuleux avec des gens super. Tout y est fait pour les artistes et leur confort. Tu y ajoutes le professionnalisme et une ambiance cool. A la différence de Paris où tu as constamment l'impression d'être épié, ici les musiciens se croisent, échangent leurs impressions. Et en plus, tu sens que le patron ne fait pas cela pour le fric. Il vit sa passion.             

A la limite de la catastrophe

GUIDO: Comment est née cette idée de concert à Hanoi?

Oli de Sat : Nicola cherchait une idée originale à l'occasion du 6 juin 2006 (06/06/06). On a pensé à un concert dans une basilique, accompagné d'un quatuor de cordes et un orchestre symphonique. Ensuite, on a appris que l'Orchestre Symphonique de Hanoi était dirigé par un Français. Et comme Nicola est très attaché à Marguerite Duras et au Vietnam, il a été littéralement emballé par cette idée. On a pris les contacts et très rapidement un accord a été trouvé. L'orchestre était libre à cette date ainsi que l'Opéra.

GUIDO: Comment se sont passées les répétitions?

Oli de Sat : Pas question bien sûr de faire venir l'orchestre en Europe, c'est hors de prix. Pas question non plus d'aller là-bas. Nous étions en pleine tournée Alice & June et avions des engagements à tenir. Donc, on a fait une sélection de 12 chansons qui nous semblaient bien adaptées aux arrangements classiques, et les avons envoyées. Nous les avons répétées chacun de notre côté. La décision a été prise de nous voir cinq jours avant le premier concert pour répéter ensemble.

GUIDO: Et tout s'est bien déroulé?

Oli de Sat : Lorsque tu verras le film qui accompagne le concert, tu comprendras mieux. On a frisé la catastrophe. Quand on s'est retrouvé tous ensemble pour une première répétition, il n'y avait rien, mais vraiment rien qui collait. On était à des années lumières. Tout nous éloignait. La culture, la musique, la langue. Et l'inquiétude se lit parfaitement sur nos visages dans le documentaire qui accompagne le DVD du concert.

GUIDO: Et ensuite?

Oli de Sat : On a tout retravaillé pendant deux jours. Mais attention, un orchestre symphonique, c'est pas un groupe de rock. Il faut tenir compte des impératifs liés au statut des musiciens. Pas question de bosser huit heures d'affilée ou après une certaine heure. Après, et j'appelle cela un miracle, les pièces du puzzle ont été assemblées.

GUIDO: Tu es c ontent du résultat?

Oli de Sat : Moi je trouve cela extraordinaire. Les sonorités sont géniales. C'est la rencontre de cultures à priori opposées. Entre le classique et le rock, entre le Vietnam et la France .

GUIDO : Tu t'es aussi occupé de la production ce cet album?

Oli de Sat : Oui, mais je n'ai pas eu beaucoup de travail sur ce coup. Les deux concerts ont été enregistrés. Sur certains titres, on a fait le choix des prises du premier jour, sur d'autres les prises du second concert. Quelques retouches mineures et c'était emballé.

GUIDO : Pensez-vous réitérez l'expérience?

Oli de Sat : Je peux t'annoncer que l'Orchestre Symphonique d' Hanoï sera à Bercy pour un concert unique avec Indochine. Ce sera en mai pour clôturer la tournée Alice & June . On espère vous y retrouver nombreux.           

(JM)            


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