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21/04/2008

Pascal Baquet: PRÉSIDENT DE L'UNÉCOF

Nous nous sommes entretenus avec Pascal Baquet, président de l'Union des Etudiants de la Communauté Française (UNÉCOF). Nous lui avons soumis différents clichés, qu'il a corroborés ou contestés.

Les missions de l' UNÉCOF sont multiples

VRAI => «Les missions de l' UNÉCOF sont mentionnées dans le décret de la représentation étudiante. L'une d'entre elles est de coordonner les conseils étudiants et de les représenter au niveau communautaire auprès de la Ministre Simonet. On dialogue donc beaucoup avec celle-ci ainsi qu'avec son cabinet, notamment par rapport aux textes qui sortent régulièrement ou à l'actualité de l'enseignement supérieur en général. On a donc notre mot à dire et on agit lorsque l'on en éprouve la nécessité. L'information aux étudiants est également primordiale. 'Nul n'est censé ignorer la loi': cela vaut aussi pour les étudiants qui ne doivent pas ignorer leurs droits et leurs devoirs.»

Les étudiants s'engagent de moins en moins

VRAI => «C'est difficile de motiver les étudiants à rejoindre un mouvement comme le nôtre. Il est pourtant primordial d'avoir des personnes qui s'impliquent car cette représentation est fondamentale. Une représentation qui peut gérer des conflits avec la direction ou les enseignants. Un élève qui sort du secondaire est censé être quelqu'un de responsable, de sérieux. Il doit aussi pouvoir être critique et c'est selon moi le meilleur endroit pour montrer qu'on peut l'être. En général, les gens sont sensibles à un problème, quand celui-ci les touche. Et c'est pareil pour les étudiants. Si leurs études se passent sans encombre, ils n'ont pas à s'intéresser à cette problématique. Et tant mieux pour eux. Par contre, ceux pour qui ça ne va pas ne sont pas au courant de ce qui existe pour les aider. On essaie donc au maximum de relayer ces informations.»

Jongler entre les cours et la représentation étudiante est une mission impossible

VRAI et FAUX => «Malheureusement, mes fonctions à l' UNÉCOF me prennent énormément de temps. Dans le sens où en Belgique on n'a aucune valorisation de la représentation étudiante. C'est du bénévolat pur et dur. Un choix s'impose d'office: soit sacrifier son année d'études ou sacrifier la représentation étudiante. J'essaie personnellement de mener les deux de front, du mieux que je peux. Bien qu'on ne puisse malheureusement pas être présent dans tous les conseils. On doit greffer ça par-dessus les cours et c'est loin d'être évident.»

Les rapports avec la Ministre Simonet sont assez tendus

FAUX => «Cette année, c'est évidemment très calme. Le gros travail que l'on à faire avec le cabinet, c'est l'édition des textes de loi et la concertation. Quand il y a des points qui nous gênent dans la législation, on s'adresse à son cabinet et on se rencontre pour arriver à un aboutissement. On est consulté dès que quelque chose sort au sujet de l'enseignement supérieur.»

Le problème du numerus clausus n'est toujours pas réglé

VRAI => «J'aimerais que le problème du numerus clausus soit mis au clair, que l'on aie enfin une solution claire. Qui permette par exemple aux étudiants de switcher vers d'autres études dans le biomédical ou le paramédical si ils ratent le numerus clausus

Un enseignement supérieur de qualité pour tous, c'est possible

VRAI => «Il faut pouvoir permettre à chacun de pouvoir accéder à l'enseignement supérieur. Cela implique un enseignement secondaire de qualité. Quand on parle d'un enseignement supérieur pour tous, on entend que chacun fasse les études dans le domaine qu'il lui plaît. L'offre est riche, et c'est important que tout le monde puisse se spécialiser dans le domaine de son choix. L'idéal étant qu'il soit bien accompagné. Je rage quand je vois des enseignants incompétents dans le supérieur. Ça me fait bondir!»

Le processus de Bologne est un fiasco total

FAUX => «Je pense qu'il y a beaucoup d'aspects positifs dans l'esprit du processus de Bologne. Je pense à la mobilité par exemple, on en avait vraiment besoin. Dans le monde actuel, l'étudiant doit être polyglotte, ouvert et ne doit pas avoir peur de bouger. Cependant, nous avons un certain nombre de réticences concernant tout ce qui a été inséré dans le processus de Bologne par le Gouvernement de la Communauté Française. On en a profité pour continuer la restructuration de l'enseignement supérieur, c'est surtout sur ces points qu'il faut être très critique, notamment sur la réussite à 48 crédits par exemple.»

Entre l' UNÉCOF et la FEF, c'est la guerre!

VRAI et FAUX => «Historiquement, l' UNÉCOF est issue de la FEF (Fédération des Etudiants Francophones). Malheureusement, on ne collabore pas vraiment les uns avec les autres. On n'a jamais été contre une collaboration entre ces deux instances, nos missions sont en effet les mêmes. En concertation ou en réunion avec la Ministre, arriver ensemble, avec les mêmes positions, les mêmes arguments serait une force. Malheureusement, on se fait souvent couper l'herbe sous le pied, je trouve cela personnellement dommage. On pourrait faire un bon boulot ensemble.»

Le folklore ne fait partie des missions de l' UNÉCOF

VRAI => «Même si je suis un fervent défenseur du folklore, nous n'avons pas de responsabilités concernant ce qui se passe pour la Saint-Toré ( ndlr: que certains veulent désormais réduire à deux jours, le dimanche et le lundi). Pour ce genre de problèmes, il existe des instances qui sont là depuis bien plus longtemps que nous, qui ont la tradition folklorique et qui ont l'expérience nécessaire dans ce domaine. On peut les soutenir, bien évidemment, mais ce n'est pas nous qui aurons le poids nécessaire pour faire changer la décision.»

La représentation étudiante, un bon tremplin vers la politique

FAUX => «Je ne considère pas qu'on fait de la politique. On est apolitique et c'est quelque chose sur lequel j'insiste vraiment. On a des missions, on doit s'y cantonner et travailler en fonction de celles-ci. Le parcours qui mène certains représentants étudiants à la politique est un parcours que je ne comprends pas. Selon moi, on a des missions spécifiques et on doit s'y cantonner.»

(SD)


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