Alizée Poulicek, MISS BELGIQUE 2008: «Mon parcours étudiant a été assez mouvementé»
Alizée , la plus jolie fille du royaume, a accepté de répondre à nos questions et de nous en dire un peu plus sur son parcours étudiant entre Prague et Liège.
Alizée Poulicek : On peut dire que mon parcours étudiant a été assez mouvementé. Déjà pendant mes études primaires et secondaires, j'ai été trimbalée de gauche à droite, entre Prague et la Belgique. Après, je ne savais pas trop vers quelles études me diriger. C'était assez vague, assez flou, je n'avais pas vraiment d'idée précise. J'ai donc décidé de retourner un an à Prague où je me suis inscrite dans une université américaine en Communication et Mass Média. Les cours y étaient tous donnés en anglais, évidemment, ce qui m'a permis d'approfondir ma connaissance de la langue. Je me suis donc donné un an pour un peu réfléchir à ce que j'avais envie de faire par la suite.
GUIDO: Avant de revenir en Belgique.
Alizée Poulicek : En effet, je suis rentrée en Belgique après cette année à Prague. C'était plus évident pour moi de faire mes études en français. En plus, étant donné le bon niveau des études supérieures de notre pays par rapport à celui des pays de l'Est, j'ai commencé une année en Langues Romanes à l'Université de Liège. Et c'est à ce moment là que l'aventure Miss Belgique a commencé pour moi, ce qui m'a obligé à mettre mes études entre parenthèses.
La fête avec les Red Hot Chili Peppers
GUIDO: Quel regard portes-tu maintenant sur tes études en Langues Romanes?
Alizée Poulicek : Je pense que ces études de romanes ne me correspondaient pas vraiment. Je trouvais les cours très intéressants, mais c'était beaucoup trop théorique pour moi. On nous demandait de plonger notre tête dans les bouquins, dans la littérature alors que moi, j'ai toujours eu besoin de quelque chose de plus concret, qui bouge un peu plus. En plus, je faisais du sport à côté des voyages à cause du mannequinat et je dois avouer que j'avais du mal à tout combiner!
GUIDO: Pourquoi avoir choisi les Langues Romanes? Avais-tu alors le rêve de devenir enseignante?
Alizée Poulicek : Je n'ai jamais vraiment eu envie d'enseigner. J'ai choisi ces études plutôt parce que j'avais toujours été douée en français et en expression durant mes secondaires. J'avais donc dans l'idée de faire mes trois premières années de baccalauréat en Romanes avant de prendre une passerelle vers les Arts du Spectacle et de faire une spécialisation en Audiovisuel et Cinéma.
GUIDO: Tu as donc testé les études supérieures à Prague et en Belgique. Quelles sont donc les différences notables que tu as notées entre les deux pays?
Alizée Poulicek : Personnellement, je ne pourrais pas citer les différences entre les deux pays étant donné que j'étais dans une unif américaine qui propose un système complètement différent, principalement basé sur le pratique. Ce qui est typiquement américain. On n'avait donc pas des tonnes de bouquins de théorie à assimiler, mais c'était plutôt les travaux de groupe ou les recherches qui étaient mis en avant. Je n'avais pas un horaire lourd à l'école, mais il y avait beaucoup de travail à faire chez soi. C'est un système complètement différent qui nous apprend à nous débrouiller et à sortir notre nez des lignes et des lignes des bouquins de théorie!
GUIDO: Gardes-tu un bon souvenir de ton année d'études à Prague?
Alizée Poulicek : Evidemment, cette année a marqué un grand tournant dans ma vie. A 18 ans, quitter le cocon familial, partir loin de chez soi et se débrouiller seule n'est pas quelque chose de facile en soi. On est donc entraîné dans une vie festive plus facilement et plus rapidement. J'en garde des souvenirs inoubliables, ce fut une année très riche où j'ai rencontré plein de monde. J'ai notamment fait la fête avec les Red Hot Chili Peppers!
Miss Belgique, une grande école
GUIDO: L'ambiance de tes études était-elle plutôt festive ou studieuse?
Alizée Poulicek : A l' unif américaine, j'ai croisé des gens de beaucoup de nationalités différentes. Il y avait autant de Chinois que d'Américains ou d'Italiens. C'était vraiment très mélangé et l'ambiance qui régnait était super chouette. C'était donc un peu plus festif pendant cette année-là alors que pendant mon année en Romanes, j'ai été un peu plus studieuse. Personnellement, je suis quelqu'un qui ne sait pas rester des journées et des soirées entières chez elle sans rencontrer personne. J'ai besoin de bouger et de voir des gens.
GUIDO: Malgré le fait que tu doives mettre un terme prématurément à tes études à Liège, as-tu quand même eu l'occasion de goûter au folklore estudiantin typiquement belge?
Alizée Poulicek : J'ai bien sûr participé à la Saint-Nicolas des étudiants. Par contre, je n'ai pas fait mon baptême. J'avais déjà beaucoup d'occupations à côté des mes études, je n'avais donc pas vraiment de temps à y consacrer. Je pense que cela ne m'aurait pas déplu, je trouvais cela assez sympa, mais je n'avais pas envie de risquer de ne plus avoir assez de temps alors pour mes études.
GUIDO: Tu es originaire de Liège, une ville qui doit certainement te tenir à cœur.
Alizée Poulicek : Liège est une ville hyper sympathique. Elle est d'ailleurs réputée pour son côté chaleureux et festif. C'est une ville très agréable, une terre de rencontre pour les étudiants.
GUIDO: Tu nous a expliqué avoir fait du mannequinat pendant tes études, as-tu également fait d'autres jobs d'étudiants pendant cette période?
Alizée Poulicek : Bien sûr. Je travaillais entre autres en tant qu'étudiante pour les agences d'intérim, en tant qu'hôtesse ou serveuse dans un resto. J'avais donc pas mal d'activités, histoire de gagner un peu ma vie sur le côté.
GUIDO: Tu as arrêté tes études suite à ton sacre de Miss Belgique. Penses-tu déjà les reprendre une fois que tu auras remis ta couronne?
Alizée Poulicek : C'est évidemment une question que je me pose souvent. C'est très difficile de savoir ce que je vais faire dans quelques mois. Cette année de Miss Belgique me permet de rencontrer beaucoup de monde, ce qui peut amener certaines opportunités plus rapidement que prévu. Certains contacts peuvent être un tremplin direct pour une vie professionnelle. En quelque sorte, l'année de Miss Belgique peut aussi être vue comme une année de formation où on apprend beaucoup de choses et on côtoie beaucoup de milieux différents (presse, radio, télé). C'est finalement une grande école en quelque sorte. Ce n'est pas pour ça que j'exclus de reprendre des études une fois l'année terminée. Bien que je préférerais combiner un boulot avec des cours du soir plutôt que d'entamer de nouveau une année sur les bancs de l'école.
Comme un poisson dans un aquarium
GUIDO: Pourquoi avoir décidé de te présenter au concours de Miss Belgique?
Alizée Poulicek : Un peu par hasard finalement. Je n'avais jamais été attiré par ce genre de concours. Comme beaucoup, j'avais un peu de préjugés à l'égard de ces concours. Ça ne m'était donc jamais venu à l'esprit de m'inscrire. C'est ma maman qui m'a poussé à le faire. Je me suis alors lancée dans l'aventure en me prenant de plus en plus au jeu au fur et à mesure.
GUIDO: Comment as-tu réussi à gérer la pression pendant les semaines qui ont précédé le concours?
Alizée Poulicek : Pendant le voyage en Egypte qui a précédé le concours, on était toutes très entourées. Y avait des caméras qui nous suivaient non-stop, ça devenait même un peu télé-réalité pour finir. Toutes les filles étaient observées (par le comité, la presse, …), on finissait par se sentir comme un poisson dans un aquarium. Dans ces moments-là, il faut savoir gérer et surtout rester soi-même.
GUIDO: L'ambiance entre les finalistes était-elle au beau fixe? On imagine aisément les crêpages de chignons entre les candidates!
Alizée Poulicek : On s'est plutôt bien amusées pendant les différents voyages. Il faut dire que le cadre s'y prêtait plutôt bien, entre le soleil, la piscine, la mer, les cocktails et la musique! C'est durant la semaine qui a précédé la finale que les tensions ont fini par apparaître. On était en effet toutes ensemble dans un hôtel de Anvers, sans contact avec l'extérieur. Le stress montant, les premiers conflits ont fait leur apparition.
GUIDO: Cela fait maintenant quatre mois que tu as été élue. Ton quotidien de Miss Belgique ressemble-t-il à celui que tu t'imaginais?
Alizée Poulicek : Je dois avouer que je m'attendais à ce que cela soit moins chargé. Mais, ce n'est pas plus mal non plus. Toutes les activités restent fort variées, on n'a donc jamais vraiment le temps de s'ennuyer. Ça passe à une vitesse incroyable.
GUIDO: Arrives-tu quand même à t'octroyer quelques moments privés dans cet agenda surchargé?
Alizée Poulicek : Bien sûr. C'est à moi de le gérer. Il me reste toujours du temps à passer avec ma famille, pas énormément bien sûr. Ce n'est pas évident, étant donné que je suis trimbalée entre Liège, Bruxelles, la Flandre. Je suis finalement plus souvent dans ma voiture que chez moi. Je trouve cela important de pouvoir de temps en temps rentrer chez moi, de déposer la banderole dans un coin et de souffler un peu. Malgré mon titre, je reste libre de faire ce que je veux, même si je ne peux pas me permettre de faire n'importe quoi non plus. J'ai une image à véhiculer, je suis finalement la représentante de la beauté et du charme d'un pays, il y a un minimum de règles à s'imposer.
Un doublage en néerlandais
GUIDO: Tu n'as pas été épargnée par la presse néerlandophone qui te reproche ton niveau de néerlandais. Comment fait-on face à cette déferlante de critiques?
Alizée Poulicek : Je savais que cela allait créer des problèmes, mais je ne m'attendais pas à ce que cela prenne cette ampleur. Si j'avais été bilingue, cette année se serait certainement déroulée beaucoup plus facilement. C'est surtout le contexte politique qui fait que les gens sont beaucoup plus sensibles à ce genre de problème. J'ai quand même pu me justifier depuis. Je fais l'effort de suivre des cours.
GUIDO: On t'a d'ailleurs proposé de faire le doublage de l'un des personnages du dessin animé Horton en… néerlandais!
Alizée Poulicek : ça m'a fait plaisir qu'on vienne me proposer ce genre de choses. Il y a certains médias néerlandophones qui veulent prouver aux gens que je me débrouille quand même dans la langue de Vondel et que ce n'est pas la catastrophe annoncée! Ce film a donc représenté une belle opportunité que je n'ai pas pu refuser. C'est d'ailleurs une expérience qui s'est super bien passée, c'était super chouette à faire. Un peu difficile au début évidemment vu que je n'interprétais pas le personnage dans ma langue maternelle, il fallait donc que je prenne le bon accent, l'intonation adaptée. En plus, j'avais un personnage un peu hystérique qui parlait très vite, avec une voix très aiguë ( ndlr: Mrs Quilligan). Ceci ajouté au fait que l'on entend la version anglaise quand on fait le doublage, je devais donc parler en néerlandais au-dessus d'une voix anglaise, c'était donc assez déconcertant.
GUIDO: Cette expérience t'a-t-elle donné envie de te diriger vers le cinéma?
Alizée Poulicek : Le cinéma et le théâtre sont des domaines qui me touchent depuis que je suis toute petite. J'interprétais déjà des pièces de théâtre dans lesquelles je créais moi-même différents personnages et que je présentais devant toute la famille. J'ai retrouvé les mêmes sensations avec la photo. C'est un peu la même chose; jouer avec l'objectif et rentrer dans la peau d'un personnage.
GUIDO: Devenir speakerine sur RTL-TVI comme beaucoup d'anciennes Miss Belgique, est-ce que cela te conviendrait également?
Alizée Poulicek : ça me plairait aussi a priori. Ce sont là des milieux qui sont nouveaux pour moi. Avant d'y avoir goûté, je ne sais pas vraiment dire ce qui me plaît le plus. J'attends de voir, de me faire mes propres expériences et mon propre jugement.
(SD)