Les conseils des meilleurs profs pour un examen réussi!
Réussir un examen à l' unif, c'est plus facile à dire qu'à faire. Tu ne sais pas quelle attitude adopter, comment étudier ton cours ou diviser ta matière? Pas de problème, nous avons rencontré quelques-uns des profs les plus célèbres et nous leur avons demandé de te donner quelques précieux conseils pour une session réussie. Voici donc leur recette imparable…
Pascal Vrebos
Prof de journalisme
ULB (Bruxelles)
«Quand il y a des règles, il faut les respecter. Je n'aime pas par exemple les étudiants qui viennent marchander une cote. Je crois être quelqu'un d'exigeant. Un prof doit essayer d'amener un maximum de gens le plus haut possible. Le but d'un examen n'est en effet pas de piéger l'étudiant, mais de le faire réussir si un certain effort a été réalisé. Il faut dire que l'échec de l'étudiant est d'une certaine manière aussi l'échec du professeur.»
Gabriel Ringlet
Prof de journalisme
UCL (Louvain-la-Neuve)
«Mon conseil est tout simple! Et je leur répète tout le temps: jeter des ponts. Relier les chapitres, voir le fil rouge qui traverse un cours. Et ne surtout pas lire comme un cul-de-jatte! Autrement dit, se battre avec la matière, la boxer, la labourer et chercher le souffle, même dans le paragraphe le plus aride.»
Eric De Staercke
Prof de théâtre
IAD (Louvain-la-Neuve)
«Mon examen, c'est une pièce de théâtre, tout simplement. Un étudiant en théâtre va être critiqué toute sa vie. Nous profs, nous comédiens, on est des étudiants perpétuels, on passe des examens tout le temps. Quand on monte sur scène, on est automatiquement examiné. On doit intégrer et vivre avec la critique.»
Jacques Defourny
Prof d'économie sociale
ULg (Liège)
«Il faut essayer de faire un maximum de connections. Je suis en effet impressionné par les étudiants qui vont mobiliser des connaissances dans d'autres disciplines ou une très bonne culture générale et qui déborde du cadre de l'analyse pour montrer qu'ils s'approprient la matière.»
Philippe Van Parijs
Prof de philosophie
UCL (Louvain-la-Neuve)
«L'essentiel est de parvenir à penser rigoureusement par soi-même. Faire sa propre synthèse, formuler des questions dont on parvient à voir l'intérêt et au service de la réponse à cette question, mobiliser tout ce qu'on peut trouver autour de soi de réflexions, de connaissances pour les ordonner de manière rigoureuse.»
Yves Poullet
Prof de droit
FUNDP (Namur)
«L'examen oral ne privilégie pas les mêmes qualités intellectuelles que l'examen écrit. Lors d'un examen oral, j'interromps l'étudiant, je le relance dans la bonne direction, ça privilégie une intelligence plus réactive et synthétique. En ce qui concerne l'examen écrit, on est évidemment plus attentif à la qualité du raisonnement, de la mise en forme. Pour moi, avoir la possibilité de se confronter à quelqu'un est important. La vie est un examen oral, pas un examen écrit. On doit passer devant des personnes, se faire apprécier, se faire connaître, …»
Claude Pecheux
Prof d'économie
FUCaM (Mons)
«Que ce soit pour un de mes cours ou un autre, je conseillerais aux étudiants de prendre du recul par rapport à la matière, il ne faut en effet pas se contenter d'étudier. Il faut aussi être capable de faire des liens entre les différents aspects d'une même matière ou même entre différents cours.»
Francis Delpérée
Prof de droit
UCL (Louvain-la-Neuve)
«Le fait de venir au cours permet de voir quels sont les thèmes les plus importants, qui retiennent l'attention, qui ont appelé des commentaires sur l'actualité du moment. Il faut également lire le journal, et pas seulement la page des sports! Il faut regarder la télévision, et pas seulement la Star Academy! Il faut écouter la radio, et pas simplement de la musique douce! Il faut avoir un minimum de culture politique. Autrement, les exemples repris au cours seront déconnectés et n'auront pas la portée ou l'efficacité suffisante.»
Guy Quaden
Prof d'économie
ULg (Liège)
« Il faut d'abord faire sérieusement ses études, mais il ne faut pas limiter sa formation à celles-ci. On n'apprend pas la vie seulement dans les bouquins. Il y a des organisations ou des associations de toutes sortes auxquelles on peut aussi consacrer de son temps. Il y a aussi le monde à découvrir. Il faut à la fois développer des connaissances et forger sa propre personnalité. »
Claude Javeau
Prof de sociologie
ULB (Bruxelles)
«Il faut lire à côté, s'informer. Il ne faut pas hésiter à poser des questions aux profs ou aux assistants durant le cours. Les cours interactifs, je les attends depuis toujours! Souvent aussi, leur pensée n'est pas claire, il faut que les étudiants essaient de prendre le temps de lire la question. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Quand je leur demande l'heure, je ne leur demande pas le temps qu'il fait!»
Paul Wynants
Prof d'histoire
FUNDP (Namur)
«Il ne s'agit pas de mémoriser bêtement la matière par cœur, il faut la structurer pour pouvoir se l'approprier. Je n'aime pas une présentation confuse, désordonnée, sans queue ni tête. Chacun doit trouver une méthode de travail adaptée à sa tournure d'esprit. On ne sait pas assimiler une matière ample si on ne l'a pas en quelque sorte détricoté et ensuite retricoté. Enfin, lors d'un examen oral, je recommande à mes élèves d'essayer de rester le plus naturel possible même si ils se trouvent dans une situation quelque peu artificielle.»
Jean-Yves Hayez
Prof de psychologie
UCL ( Woluwé)
«Il faut venir au cours, fermer les yeux et s'imprégner de tout ce qui se dit au cours, en prenant quelques notes, mais plus sur la manière dont je résonne ou j'envisage tel ou tel point que sur la matière en elle-même. A l'examen, les étudiants ont le droit d'être eux-mêmes, mais sans être des farceurs. Je sais quand même repérer un étudiant qui fait une dissertation générale et vide pour meubler du papier et qui n'a jamais mis les pieds à mon cours d'un étudiant qui reprend des choses qu'il a entendues et les discute intelligemment. C'est évidemment le deuxième qui va me plaire.»
Frédéric Fonteyne
Prof de réalisation
IAD (Louvain-la-Neuve)
«C’est plutôt le résultat final qui est important. On visionne tous les extraits qui ont été tournés et on donne un retour aux élèves. Pour moi, c’est autre chose que donner des points à un examen. On est bien obligés de procéder ainsi vu qu’on fait partie d’un cadre scolaire. On essaie d’évaluer ce choc d’un élève qui a rêvé un film, de voir la différence entre ce qu’il a rêvé et ce qui est sur l’écran et ce que d’autres perçoivent de ce film. Pour moi, c’est là le point central du cinéma; voir ce qu’on a réussi à transmettre au public.»