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27/04/2009

GRÉGOIRE: «J'avais plus envie de découvrir la vie parisienne que d'aller aux cours!»

Premier artiste produit par les internautes, Grégoire a rapidement envahi les ondes grâce à sa ritournelle, Toi + Moi. Nous avons profité de sa venue à Bruxelles pour le confronter à ses années d'étudiant.


GUIDO: Apparemment, c'est ton père qui t'a poussé à faire des études supérieures…
Grégoire
: Quand j'ai annoncé à mes parents que je voulais faire de la musique, ils ont trouvé que c'était une bonne idée, mais que ce serait bien que j'aie un Bac+2 aussi! J'ai donc commencé des études de droit après mon bac, mais je me suis vite rendu compte que ces études demandaient une trop grande vocation alors que moi, j'avais choisi de faire des études juste pour avoir un bagage étant donné que la musique restait un milieu incertain.
 
GUIDO: Tu t'es donc inscrit en langues étrangères appliquées.
Grégoire
: En effet. Après mon année en droit, j'ai vite dévié vers des études en anglais-allemand à la fac de Nanterre. Je suis donc titulaire d'une licence en langues étrangères appliquées.
 
GUIDO: Pourquoi avoir choisi ces études-là?
Grégoire
: J'avais dans l'idée d'être attaché de presse et de travailler dans la musique, la communication ou l'événementiel. Cette filière permettait une large ouverture et ne cloisonnait pas dans certains métiers. Ce sont ces différentes raisons qui ont orienté mon choix.
 
La tête ailleurs
 
GUIDO: On suppose que tu avais déjà la tête ailleurs à ce moment-là, que ta passion pour la musique se faisait déjà ressentir?
Grégoire
: J'ai toujours eu la tête ailleurs! Déjà bien avant… J'ai quand même fait des études, parce je pense qu'elles m'ont aidé à me former un esprit stable, à m'enrichir, à apprendre à découvrir certaines choses et à aller plus loin. Les études n'étaient pas quelque chose qui me passionnaient, mais je ne me suis pas non plus flagellé pour les mener à bien. En plus, je garde un excellent souvenir de mes années à la fac.
 
GUIDO: Comment décrirais-tu le Grégoire étudiant d'alors?
Grégoire
: Au lycée, j'étais le plus souvent le cancre de la classe, le boute-en-train, celui qu'on entendait beaucoup. Par contre, à la fac, j'étais plus en retrait. C'était différent, vu que j'habitais dans la capitale, j'avais plutôt tendance à découvrir la vie parisienne que d'aller aux cours! Je faisais le minimum, je crois d'ailleurs que j'ai obtenu ma licence à 10.00/20!
 
GUIDO: On suppose que tu étais déjà complètement absorbé par la musique?
Grégoire
: J'ai commencé à composer dès l'âge de quinze ans. Je n'ai jamais arrêté de composer. C'est à la fac que j'ai le plus composé de chansons, que j'ai créé la plus grande partie de mon répertoire.
 
GUIDO: Te souviens-tu encore des premiers textes que tu as couchés sur papier?
Grégoire
: Evidemment, j'en ai encore un souvenir très précis. Mélodiquement, ce n'était pas vraiment différent de ce que je fais aujourd'hui. Les textes, par contre, étaient nettement moins carrés. Par exemple, la chanson Nuages qui fait partie de mon album a déjà dix années d'existence.
 
GUIDO: Tu faisais partie d'un groupe à l'époque?
Grégoire
: Non, j'étais toujours tout seul. Quand tu composes des chansons d'amour, tu as rarement des amis qui viennent dans les caves pour jouer avec toi! Par contre, quand je voulais chanter du Guns N' Roses avec eux, ils étaient complètement open! Ce qui m'amusait aussi parce que j'aime aussi les Guns N' Roses à côté de Cabrel et de Goldman. J'étais donc le plus souvent très solitaire. Mes chansons étant très personnelles, je n'avais pas spécialement envie de mêler cela avec d'autres gens.
 
Une ascension rapide
 
GUIDO: Quel a été ton parcours professionnel avant de percer dans la chanson?
Grégoire
: Après mes études, j'ai pas mal traîné à faire des petits boulots à gauche et à droite. A 25 ans, j'ai décidé qu'il était temps de trouver un boulot plus stable et j'ai donc répondu à une annonce d'attaché de presse chez Universal. J'ai d'abord été embauché en tant que stagiaire avant d'obtenir un contrat. Ils connaissaient mon envie de faire de la musique, mais je n'avais pas de support à leur faire écouter, vu que je n'avais jamais rien enregistré.
 
GUIDO: Comment es-tu entré en contact avec MyMajorCompany (ndlr: un site permettant aux internautes de miser sur un artiste et de lui permettre d'enregistrer un album)?
Grégoire
: En 2006, mon contrat a pris fin et j'ai pris un peu de temps pour moi, pour recommencer à bien cadrer mes chansons. J'ai appelé Franck Autier, un ami musicien, avec lequel j'ai enregistré une maquette. La même année, le site a été lancé et j'ai rapidement été signé grâce à la collaboration de 347 internautes-producteurs. Tout est allé très, très vite. C'est la première fois où j'ai présenté une maquette que ça a marché.
 
GUIDO: Tu as maintenant goûté aux joies de la célébrité. Comment se passent tes rapports avec les gens que tu croises dans la rue, par exemple?
Grégoire
: Les gens restent très sympas avec moi. Cela est peut-être dû au fait que ma première chanson était Toi + Moi. Les gens sont très cool, très sains vis-à-vis de moi. Il n'y a pas d'hystérie ou d'émeute qui m'entoure, rien d'oppressant. En plus, les gens ont souvent du mal à me reconnaître. Ils se disent: «Tiens, mais je le connais lui, c'est qui encore?» ou «C'est Grégory, le chanteur de Toi + Moi»! Ce sont souvent des familles entières qui m'apostrophent, toujours très gentiment, pour prendre une photo ou demander un autographe.
 
GUIDO: Et le milieu du showbiz?
Grégoire
: J'y ai travaillé deux ans en tant qu'attaché de presse, je l'ai donc vécu de l'intérieur. En tant qu'artiste, je sais donc très bien tout ce qu'il s'y passe, je connais les pièges à éviter. Je suis quelqu'un de très bien entouré par des gens qui en ont vu d'autres, je n'ai donc pas de gros problèmes avec le milieu. Il faut aussi savoir que je n'ai rien changé à ma vie, je dors toujours sur un canapé chez des amis.
 
GUIDO: Tu as même récemment déclaré que tu vivais encore chez ta mère!
Grégoire
: Effectivement, je vis entre chez ma mère et chez des amis. C'est comme ça depuis cinq ans, rien n'a changé. Exception faite de mes journées qui sont beaucoup plus remplies qu'auparavant. On ne sait jamais quand ça va s'arrêter, j'estime donc qu'il est important de garder ses repères. Ces personnes sont là depuis le début, je n'ai pas envie de leur tourner le dos.
 
(SD) 

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