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22/06/2009

AURORE DAERDEN: «J'en fais toujours trop, je suis une boulimique de la vie!»

S'il y a bien une personne à part dans notre microcosme belge, c'est certainement Aurore Daerden. Nous avons donc eu la chance de nous entretenir quelques minutes avec cette personnalité spontanée, volubile et très attachante. Avec elle, nous avons retracé les différentes étapes de sa carrière qui l'ont menée de mannequin à animatrice télé en passant par le stylisme et le deejaying.


Dès le début de l'interview, Aurore tient à préciser qu'elle a suivi des études en Histoire de l'art et qu'elle n'a pas bénéficié de passe-droits comme beaucoup le pensent: «J'ai souvent l'impression qu'on ne me prend pas au sérieux. Et comme du côté paternel (ndlr: faut-il encore rappeler qu'Aurore est la fille de Michel Daerden?), il en impose, je n'ai pas envie que les gens pensent que je suis arrivée comme ça, fingers in the nose et que j'utilise le nom Daerden pour faire quelque chose de ma vie. Je n'ai jamais eu besoin de mon papa pour réussir ma vie.»
 
Peu de gens connaissent en effet le parcours de la demoiselle. Voici donc l'occasion pour elle de «remettre l'église au milieu du village une bonne fois pour toutes. Certains pensent que mon papa n'a pas de fille ou que cette fille est toujours à Ans en train de manger des frites! Et que j'adore la mayonnaise… ce qui est vrai!»
 
Bras droit de Karl Lagerfeld
 
Une fois ses études terminées, tout s'enchaîne très vite. Après quelques expériences de mannequin pour Elite («ça me permettait de gagner des sous quand j'étais à l'école»), Aurore se retrouve propulsée dans le milieu de la mode, à travailler pour Chanel. Après «avoir servi de cola light pour Karl Lagerfeld», elle deviendra plus tard son bras droit, comme consultante. «Je ramenais des vieilles pièces de musée, des vêtements vintage de collections de vieilles dames. A partir de là, j'ai pu commencer à lui adresser la parole et notre relation s'est mise en route.»
 
De contacts en contacts, Aurore commence à travailler dans le prêt-à-porter pour Balmain pour ensuite passer chez Jean Colonna et encore Armani, Claude Montana ou Thierry Mugler. Que de grands noms pour lesquels Aurore faisait du consulting: «Ils me montraient quelques dessins, m'expliquaient les thèmes de la collection. A partir de là, j'allais chercher des idées dans la rue ou dans les expos et je les redessinais.»
 
Si elle est toujours autant investie dans la mode, Aurore éprouve pourtant le besoin de se réaliser autrement. Alors, quand son petit copain, fan de musique, l'emmène dans des magasins de disques, elle a un déclic. «Je m'ennuyais quand on allait dans les magasins de disques. J'en achetais donc à chaque fois deux ou trois pour les écouter à la maison.»
 
Une DJette de renom
 
Etant donné son goût immodéré pour les titres riches en BPM (beats per minute), on lui demande rapidement de mettre des défilés de mode en musique. «ça recoupait bien mes deux passions. Je voyais la collection (pour Paul Smith ou Ungaro) afin de proposer un style musical qui lui correspondait pour la Semaine de la Mode, à Milan, Paris ou New York. J'étais un peu considérée comme une muse. Et petit à petit, l'oiseau a fait son nid et je me suis rapidement retrouvée dans deux, trois, quatre métiers différents qui se jonchaient l'un l'autre, qui se recoupaient.»
 
C'est ainsi que la styliste a ajouté une corde à son arc et a investi le monde de la nuit, avec la réputation qu'on lui connaît. «J'y ai eu de très bonnes comme de mauvaises expériences. Quand t'es DJ, tu vois l'envers du décor que les personnes qui viennent acheter leur ticket ne voient pas. Après coup, on en rigole même si au moment-même ce n'est pas drôle du tout.»
 
De Tokyo aux Etats-Unis en passant par la Belgique, Aurore Daerden est aujourd'hui une DJette reconnue par ses pairs. Elle considère ce métier comme un dialogue. «C'est pareil que la mode. Que tu crées une collection ou que tu mixes, tu parles avec le public afin de cerner leurs envies. C'est une sorte de langage. Je ne suis pas le genre de DJ à préparer mes disques avant d'arriver, je me dirige vers ce qui leur plaît, selon l'impulsion du moment. Les gens rigolent toujours quand ils me voient arriver, avec mes tonnes de CD. Tout comme on me voit souvent débarquer avec des dizaines de robes et de collants pour un shooting photo! J'en fais toujours trop, je suis une boulimique de la vie! Et j'ai toujours la même excitation qu'à mes débuts quand je me retrouve derrière mes platines, comme un chanteur qui monte sur scène en quelque sorte!»
 
Une "fille de", fan de mode, qui parcourt les soirées les plus branchées sans jamais lâcher son chihuahua, ça vous fait furieusement penser à quelqu'un? Il n'a en effet pas fallu longtemps pour que la presse rebaptise Aurore Daerden du surnom de Paris Hilton belge. Mais qu'en pense l'intéressée? Cette comparaison la fait-elle sourire? «On m'a d'abord comparée à Drew Barrymore pour mon côté festif. Et maintenant, c'est au tour de Paris Hilton. C'est quand même assez premier degré ce genre de surnom, c'est un peu facile pour vous les journalistes! Il va falloir un peu plus gratter les amis!» Et c'est clair qu'elle ne tient pas la corde la pauvre Paris face à la tornade Aurore!
 
Une animatrice exubérante
 
Depuis ses débuts, Plug RTL n'a jamais cessé de flairer les bons coups et de surprendre par une programmation originale et décalée. Et c'est encore le cas avec Coach Me!, le nouveau divertissement de la chaîne, animé par la styliste. Un concept intéressant mené de main de maître par une personnalité exubérante. Nul doute que ce divertissement risque de faire parler de lui. Au cours de celui-ci, Aurore coache cinq personnes afin de leur faire réaliser leur rêve le plus fou: devenir mannequin XL, cascadeur, humoriste, animatrice télé ou relooker son appartement.
 
«J'ai rencontré plusieurs personnes de Plug RTL, des jeunes super agréables, pêchus, une équipe qui en voulait vraiment. Je n'ai donc pas hésité longtemps avant d'accepter leur proposition. Cela se rapprochait très fort de mon univers.» Cela fait donc un an et demi qu'Aurore se consacre à ce projet. Une si longue période due aux problèmes à l'œil rencontrée par l'animatrice et au temps passé sur chaque 'mission'. «On a suivi les candidats pendant des mois. Et ils m'appellent encore aujourd'hui pour me faire part de leur changement de vie. C'est assez gratifiant de voir qu'on a réussi notre pari.»
 
Si elle a développé une carrière à multiples facettes, Aurore n'a pas encore exploré tous les recoins possibles. Quand on lui parle de cinéma ou de chanson, sa réponse ne se fait pas attendre: «A priori, je me tournerais plus facilement vers le cinéma que la chanson. Je suis une vraie Daisy Duck, ce serait donc impossible d'arriver à me faire chanter, sauf peut-être avec des années de travail. En effet, même mon papa a déjà chanté, tout est donc possible!»
 
 

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