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01/10/2012

JALI: «Je vis encore aujourd'hui dans mon kot d'étudiant!»

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Jali a connu un succès fulgurant! Moins de trois ans après avoir appris la guitare, il a en effet réussi à se hisser dans le haut des charts et sur les scènes des plus grands festivals de l'été. Il lui a donc fallu beaucoup de persévérance pour finir ses trois années de baccalauréat à l'IHECS. On revient avec lui sur cette époque qui a vu l'émergence d'un nouveau talent sur la scène belge.


GUIDO: Comment as-tu atterri à l'IHECS?
Jali
: J'ai fini mes études secondaires au Rwanda, à l'Ecole Belge de Kigali. Je suis revenu ensuite en Belgique pour entamer mes études à l'université, sans vraiment savoir ce que je voulais faire. J'ai donc bien profité des vacances avant d'arriver fin août où j'ai vraiment dû me décider. J'avais toujours eu en tête de faire la communication avec dans l'idée de travailler dans la pub ou dans la musique, mais du côté maison de disques. Je me suis donc naturellement dirigé vers l'IHECS.

GUIDO: Tu n'as pourtant pas pu t'inscrire directement dans cette école…
Jali
: Quand je me suis présenté au secrétariat pour m'inscrire, on m'a un peu ri au nez. En effet, les inscriptions en première Bac étaient complètes depuis mai alors qu'on était presque en septembre! Du coup, je me suis retourné vers Saint-Louis puisqu'il est possible de faire une passerelle ensuite vers l'IHECS. J'ai donc enfin pu entrer à l'IHECS pour ma deuxième année. Je n'ai pu achever que mon baccalauréat, car on m'a proposé à ce moment-là mon contrat chez Universal, une opportunité que je n'aurais pas pu laisser passer. Même si j'ai eu du mal en troisième année - les concerts s'enchaînaient et je n'allais plus beaucoup en cours -, j'ai vraiment tenu à persévérer. J'ai même été jusqu'à la troisième session! Je n'aurais pas pu arrêter avant sans avoir un papier en poche, à la fois pour moi et pour mes parents.

«On passait des nuits blanches sur le toit de l'école avec des bières achetées au night-shop du coin»

GUIDO: Quel regard portes-tu maintenant sur ces trois années d'études?
Jali
: Je pense avoir fait un bon choix avec l'IHECS, c'était vraiment une école qui me correspondait bien. Déjà, je déteste les maths, c'est une des raisons pour lesquelles j'ai choisi la communication! (rires) Je suis aussi davantage attiré par la pratique, qui est fortement développée à l'IHECS, avec des cours de photo, vidéo, son, … Certaines choses que j'ai apprises là-bas me servent encore aujourd'hui dans mon quotidien de musicien. Par exemple, lors du shooting photo pour l'album, j'ai pu facilement expliquer au photographe ce dont j'avais envie dans des termes précis, grâce aux notions de photo que j'avais acquises lors des études. Pareil pour le clip, je comprenais tout de suite le réalisateur quand il me parlait de plans séquences ou de travelling.

GUIDO: Ton meilleur souvenir à l'IHECS?
Jali
: Les travaux pratiques étaient souvent réalisés dans les studios de montage de l'école. On devait donc y rester pendant la nuit, vu que les studios étaient pris pendant la journée. Surtout quand, comme moi, on s'y prenait à la dernière minute. Du coup, on passait souvent des nuits blanches dans les studios. Ces moments restent de très bons souvenirs pour moi, ça se finissait souvent sur le toit de l'école avec des bières achetées au night-shop du coin! Malgré ça, on finissait toujours les travaux à temps, je tiens à le préciser!

GUIDO: C'est durant tes études que la musique s'est imposée à toi?
Jali
: Quand je suis revenu du Rwanda, j'aimais déjà chanter, mais jamais je n'aurais cru que j'en ferais un jour mon métier. C'est quand j'ai débarqué à Bruxelles, où j'ai rencontré des amis musiciens, que la musique a commencé à prendre une place importante dans ma vie. C'est avec eux que j'ai fait mes premiers pas sur scène et en studio.

GUIDO: Il paraît que tu as commencé la musique en tapant 'apprendre à jouer de la guitare' sur Google! Ce n'est pas une légende?
Jali
: J'ai effectivement pris une guitare qui traînait chez mon cousin et j'ai commencé à apprendre sur Internet. Un de mes potes avait appris sur Internet, lui aussi, et j'ai suivi son exemple.

GUIDO: Tu te souviens encore aujourd'hui de ta première prestation sur scène?
Jali
: Je m'en souviens très bien. C'était au Wiels à Forest lors d'une scène ouverte. A l'époque, j'avais écrit deux chansons et je ne connaissais que trois accords de guitare. C'est donc là que j'ai chanté mes chansons en public pour la première fois. C'est au même endroit que j'ai donné mon premier 'vrai' concert avec mon groupe de l'époque, qui jouait du reggae en anglais et en swahili.

«J'étais un étudiant fêtard et paresseux»

GUIDO: Comment décrirais-tu le "Jali étudiant"?
Jali
: J'étais un étudiant plutôt fêtard, mais jamais à outrance. Par contre, j'étais spécialement paresseux! J'attendais souvent le dernier moment pour m'y mettre sérieusement, je n'étais pas vraiment assidu. Même si je n'avais pas beaucoup bossé pendant l'année, une fois les examens arrivés, je m'enfermais chez moi pendant des semaines et j'enchaînais les nuits blanches pour finalement réussir pas trop mal, mais avec des secondes sess' comme tout le monde.

GUIDO: Tu étais en kot?
Jali
: Je vivais avec ma sœur à l'époque. Et j'y suis toujours actuellement, je n'ai pas encore déménagé. Je suis donc toujours dans mon kot d'étudiant!

GUIDO: Quels étaient tes lieux fétiches pendant tes années d'études?
Jali
: On est en plein dedans, là! (ndlr: l'interview a eu lieu sur la terrasse des Halles Saint-Géry) C'est souvent ici que ça se passe. Je pense même avoir joué dans chacun des bars de cette place Saint-Géry! C'était un peu mon spot ici, où je sortais et faisais la fête.

GUIDO: Tu as fait des jobs d'étudiants?
Jali
: Je n'ai travaillé qu'une seule fois dans ma vie! Mes parents nous ont en effet empêchés de travailler pendant toute notre adolescence; ma mère a dû commencer à travailler à quatorze ans pour nourrir ses petites sœurs et elle a toujours voulu nous éviter ça, ayant la chance que ses enfants ne doivent pas travailler. Ce n'est qu'à mon retour à Bruxelles que j'ai décroché mon premier job d'étudiant, au Match de Stockel. ça n'a duré que trois semaines avant que je me fasse virer! (rires) J'étais arrivé trop souvent en retard. Le seul "vrai" travail que j'ai eu, la musique mise à part, c'était au Match pendant trois semaines! J'espère donc que la musique continuera encore longtemps…

GUIDO: Tu vis donc de ta musique actuellement…
Jali
: Effectivement, mais il ne faut pas pour autant penser que je vis sur un yacht et que je claque mon argent à tout-va. J'en vis correctement, je n'ai pas à me plaindre car j'ai la chance de faire partie des rares élus qui peuvent vivre de leur musique en Belgique.


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