Salima Belabbas: «J'étais une étudiante normale»
Désignée comme remplaçante d'Audrey Leunens durant son congé de maternité, Salima Belabbas est ainsi devenue un nouveau visage de la grande famille de RTL-TVI. L'occasion pour nous d'en savoir plus sur le parcours étudiant de la présentatrice par intérim d'Images à l'appui.
GUIDO: Vous avez commencé par des études de droit avant de vous rediriger vers le journalisme. Pourquoi ce choix? Vous n’aviez pas encore l’ambition d’être journaliste à cette éqpoque-là?
Salima Belabbas: Les deux matières qui m’intéressaient le plus dans les études supérieures étaient le droit et le journalisme. Je me suis d’abord lancée dans le droit car ça me paraissait être une formation plus complète et plus riche. Il existe aussi plus de débouchés. C’est pour cela que j’ai d’abord choisi le droit. Même si j’ai toujours eu dans l’idée de vouloir un jour être journaliste.
GUIDO: Vous avez travaillé entre les deux études…
Salima Belabbas: J’ai travaillé dans une banque américaine. Ce n’était pas directement en rapport avec mes études de droit, mais dans les finances internationales. Je travaillais pour la Banque de New York, dans un environnement international.
Pas de nostalgie
GUIDO: Pourquoi vous êtes-vous, à ce moment là, lancée dans des études de journalisme?
Salima Belabbas: J’en avais toujours eu envie. Je n’avais plus les moyens ni le courage d’entreprendre de longues études. J’ai donc dû travailler pour subvenir à mes besoins. J’ai trouvé cette formation en un an qui était, pour une formation universitaire, assez pratique et orientée vers le métier. J’étais contente de la trouver et de pouvoir la faire. C’était chouette car j’avais fait précédemment mes études à l’ULB et là, je découvrais l’UCL.
GUIDO: Lors de ces études de journalisme, la télévision et la radio se sont directement imposées à vous plutôt que la presse écrite?
Salima Belabbas: J’ai toujours eu ces affinités pour la télé et la radio. Dès les travaux pratiques, j’ai vraiment senti une facilité et une affinité pour ces matières-là.
GUIDO: Quel genre d’étudiante étiez-vous?
Salima Belabbas: J’étais une étudiante normale, un peu comme tout le monde. Le passage des secondaires à l’unif a été un peu compliqué. En plus, le cursus de droit à l’époque ne comprenait pas de session d’examens en janvier. Nous avions donc tous nos examens en juin. On passe ainsi d’un système où il fallait étudier toute l’année à un système où on a une session interminable en juin. Le passage à l’unif nous permet d’apprendre beaucoup de choses, comme par exemple à travailler de façon plus responsable.
GUIDO: Vous êtes-vous immergée dans les guindailles bruxelloises?
Salima Belabbas: Les baptêmes, ce n’était pas trop mon truc. J’aimais quand même bien la vie estudiantine et ce qu’elle apportait. J’aimais le fait qu’il y ait pas mal de cercles avec différents courant d’idées, surtout à l’ULB qui est une université très ouverte et où on apprend beaucoup de choses.
GUIDO: Si vous deviez retenir une anecdote ou un souvenir de vos études, ça serait lequel?
Salima Belabbas: C’est clairement mon séjour Erasmus à Amsterdam, aux Pays-Bas. C’est lors de telles expériences qu'on peut tester nos connaissances et notre adaptabilité finalement. Surtout quand on se retrouve dans un environnement international avec des étudiants qui viennent de partout dans le monde. ça a vraiment été une révélation pour moi. J’ai pu remarquer qu’on peut s’intégrer très facilement. Même si on ne se comprend pas tout-à-fait, on peut bien s’entendre.
GUIDO: Pour beaucoup de jeunes adultes, les études restent un souvenir assez incroyable. Vous pensez avoir assez profité de ces années-là?
Salima Belabbas: Il y a une certaine liberté quand on est étudiant surtout quand on est à l’unif. Les cours ne sont pas obligatoires, c’est assez théorique. Mais il est vrai que tant qu'on ne gagne pas tout-à-fait sa vie, on n’est pas complètement libre. Je garde un très bon souvenir de mes années d’études, mais je ne suis pas plus nostalgique que ça.
Excitation et stress
GUIDO: Quel a été votre parcours ensuite?
Salima Belabbas: Lors de mon année d’études à l’UCL, on avait des stages obligatoires. Je les ai réalisés chez RTL et Bel RTL. Et donc, de là, j’ai travaillé un an sur Radio Contact et Belga Vidéo, l’agence de presse. Ensuite, RTL m’a recontactée et j’ai commencé directement comme pigiste pour RTL et Bel RTL.
GUIDO: Quand avez-vous fait vos premiers pas en télévision? Salima Belabbas: La première fois que j’ai fait de la télé, c’était l’année dernière. C’était un mélange d’excitation et de stress. C’est quelque chose de nouveau mais de très positif. C’est une chouette expérience.
GUIDO: Vous vous caractériseriez plus comme une femme de radio ou plus de télé?
Salima Belabbas: Le choix est difficile. J’aime bien les deux. Ce sont deux choses assez différentes. Les avantages de l’un sont les inconvénients de l’autre. A la radio, on peut traiter l’information beaucoup plus vite. Il n’y a pas toute cette lourdeur de la télé où il faut toute une équipe, des images, etc. Cependant, l’image apporte aussi son information en elle-même.
GUIDO: Vous êtes maintenant devenue une personnalité médiatique. Vous arrive-t-il d'être reconnue dans la rue?
Salima Belabbas: Très sincèrement, je ne suis pas encore trop embêtée par la médiatisation. Dans la vie de tous les jours, je ne suis pas quelqu’un qui se maquille beaucoup et ce genre de choses. Donc, on ne me reconnait pas trop.
GUIDO: Comment voyez-vous l’évolution de votre carrière? Vous avez des rêves, des souhaits, …?
Salima Belabbas: J'aimerais continuer à emmagasiner le plus d’expérience, découvrir des choses que je ne connais pas. La découverte et la curiosité sont vraiment un moteur pour moi. Continuer à travailler avec des gens intéressants et à faire des choses intéressantes, voilà tout ce que je me souhaite!
Photo: (c) RTL