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23/09/2002

BARBARA LOUYS ‘Forte en tête’ et les pieds sur terre

En trois quart d’heures d’interview, nous avons pû cerner la personnalité de Barbara Louys. L’animatrice de ‘Fort en Tête’ et productrice de ‘Tu passes quand tu veux’ a les pieds bien sur terre. Cultivée, ambitieuse et à l’aise devant les caméras, elle fait son petit bout de chemin à la RTBF.

GUIDO: Peux-tu nous conter ton parcours scolaire?
Barbara: Bien sûr, c’est pas si loin, finalement. Je suis rentrée à l’Ichec (ndlr: sciences commerciales) en 1992. J’ai réussi en un coup, malgré mes deux solides deuxièmes sessions en candis. Mes deux dernières années, par contre, je me suis octroyée deux bons mois de vacances. Mes parents habitent à Liège mais j’étais à l’internat au Berlaimont à Waterloo et puis automatiquement, je me suis tournée vers des unifs du côté de Bruxelles. A 18 ans, je me voyais comme dans la pub l’Oréal, au bout d’une table entourée de plein de gens qui m’écoutent, en train de faire des graphiques, habillée en blanc,... enfin bref, j’avais envie d’être une femme d’affaires.
GUIDO: Pas du tout journaliste?
Barbara: Pas du tout. J’avais envie de faire du marketing. J’avais le choix entre Solvay et l’Ichec. J’ai choisi cette dernière pour sa formation polyvalente. Avec ça, j’ai ma boîte à outils, à moi de faire mon bricolage par la suite. En première année, je ne connaissais personne, contrairement à ce que je croyais. J’ai rencontré plein de gens et j’ai eu une première candi festive.
GUIDO: Tu l’as commencée par ton baptême?
Barbara: Non. J’ai plutôt participé à Miss Ichec. Je ne pouvais pas faire les deux! Cette soirée fut, à ce stade-là, un des plus beaux jours de ma vie. J’avais fait Marylin Monroe avec des danseurs derrière (bourrés!). J’ai gagné Miss Ichec, mon côté festif était donc assuré pour ma première candi. Si j’avais fait mon baptême, je n’aurais peut-être pas réussi. Ma mère m’avait dit: ‘Tu vas à l’Ichec, tu as un kot. Tu rates, tu rentres à Liège!’
GUIDO: Et ça a marché!
Barbara: Pourtant, j’étais plutôt une étudiante de dernière minute. A regrets, finalement. J’aurais sûrement appris d’avantage si j’avais étudié plus régulièrement. J’ai terminé avec mon mémoire sur la contrefaçon dans les produits de luxe, toujours avec cette idée de travailler dans les cosmétiques, chez l’Oréal plus précisément.

8 interviews chez l’Oréal

GUIDO: Et puis, tu débarques sur le marché de l’emploi...
Barbara: J’ai eu 8 interviews chez l’Oréal et finalement ça ne s’est pas fait. Et je n’ai jamais compris pourquoi. J’ai pris ça comme un signe du destin et je me suis retrouvée dans une agence de pub pendant un an et demi comme account manager. Ensuite j’ai ouvert ma propre société d’événements à thèmes. En passant des castings, j’ai entendu dire qu’on cherchait quelqu’un en télé-achat. J’ai postulé et j’ai été reçu par Pierre Bellemare, qui est quelqu’un que j’aime bien, d’ailleurs. Il m’a dit que j’avais un... potentiel. Il m’engage, je fais un an et demi de télé-achat.
GUIDO: Ensuite arrive le casting de Fort en Tête...
Barbara: J’ai envoyé ma cassette, mais comme je n’y croyais pas du tout, je n’ai pas envoyé mon CV. J’ai eu un contact avec le producteur qui m’a quand même demandé mon CV. Je l’ai envoyé et j’ai été sélectionnée. Depuis, tout s’accélère. Il y a eu Saké Soirée, LA récréation. J’ai été voir Marc Delire en lui disant qu’il y avait de la place pour une femme dans cette émission. Il m’a fait confiance et je me suis amusée comme une folle. On me donnait carte blanche. Beaucoup de boulot, mais une satisfaction personnelle énorme.
GUIDO: Quels sont les avantages et les inconvénients de la télévision?
Barbara: En tant qu’animatrice, que des avantages, sincèrement. On fait ce qu’on aime. La télé devient vite inévitablement une passion. Ca rend les gens tellement gentils avec soi, c’est incroyable le pouvoir de la télé. On se balade dans Charleroi avec Jacques, des gens nous accostent pour nous dire tout le bien qu’ils pensent de l’émission.
GUIDO: Et parfois le contraire
Barbara: Pour l’instant, ce n’est jamais arrivé. Les gens qui ont envie de nous écrire ou nous dire bonjour, c’est parce qu’ils apprécient ce qu’on fait. Ceux qui nous aiment pas, j’imagine qu’il doit y en avoir, ils ne nous parlent pas, c’est tout. Mais bon, Fort en Tête et le Mondial, ce ne sont pas des émissions à polémiques.

L’exemple d’Arthur

GUIDO: Quel est, pour toi, l’exemple à suivre à la télé?
Barbara: Si il y a un exemple que j’admire, c’est plutôt Arthur. En partant de pas grand chose (son animation sur Fun Radio), il est parvenu à présenter, à produire et à vendre sa société à Endemol, ce qui n’est pas rien. Pour moi, ça c’est une réussite dans les médias. Maintenant, je ne porte pas de jugement sur le caractère ou les ambitions, il est polyvalent, il est bon en animation, il est bon en production, il sent ce qui va arriver. Ce n’est pas du tout un modèle, parce que nous sommes en Belgique, parce que je suis une femme, parce que je viens de commencer dans la production.
GUIDO: Justement, l’émission que tu produis ‘Tu passes quand tu veux’ a démarré ce 2 septembre. Peux-tu nous la présenter?
Barbara: De 19h à 19h15, un appartement habité par deux copains dans lequel passent tous leurs autres copains. Le plateau est un lieu d’échanges. Chacun a une corde à son arc: le sport, la culture, la mode,... Je leur donne une ligne de travail et ils font leur rubrique. Pour le moment, ils sont chapeautés une documentaliste, des scénaristes,... Mais le but, c’est qu’ils deviennent autonomes. Ils ont leur culture jeune et moi, je ne m’insère pas là-dedans. Le principe est de présenter aux jeunes divers trucs de mode, de sport, de sorties,...
GUIDO: Quels étaient TES sorties, durant tes études?
Barbara: J’étais une grosse sorteuse. Plutôt en boîte. Je sortais tous les jeudis et vendredis. Rarement le samedi car il y avait plus de monde. J’adorais sortir, mais ce qui est bizarre, c’est que ça passe, comme ça, du jour au lendemain. A l’époque, je me voyais sur les podiums jusqu’à 35 ans. Et puis, je me suis mariée, et voilà...
GUIDO: ... la fête est finie
Barbara: Non, mais j’ai fait le calcul. Cette année, ça fait dix ans que j’ai été Miss Ichec, la honte! Ca fait bizarre, c’est loin mais je m’en rappelle comme si c’était hier.


Laurent Daloze


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