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30/05/2017

Thomas Briels (Red Lions): «Enfin je ne dois plus expliquer ce qu'est le hockey»

Tout va pour le mieux pour le hockeyeur Thomas Briels (29 ans). En tant que membre de l'équipe nationale, il a donné la réplique à des grandes nations comme les Pays-Bas et l'Australie pour décrocher la médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Rio. En Belgique, son équipe (KHC Dragons) se maintient dans les hautes sphères du classement. Nos voisins du Nord, qui organisent en août prochain le Championnat d'Europe, peuvent s'attendre à de la résistance de notre part: «Il est grand temps que l'on gagne un grand tournoi».


GUIDO: À Rio, vous avez perdu en finale contre l'Argentine. On a pu voir l'énorme déception dans vos yeux. Le tatouage du logo olympique sur ton avant-bras démontre que la fierté a vaincu la déception.

Thomas: (rires) Oui, j'ai fait faire ce tatouage après ma deuxième participation aux Jeux, à Londres. En tant que sportif, les Jeux sont le but ultime, tant de sportifs en rêvent. Maintenant, c'est en effet la fierté qui prédomine. Nous avions l'ambition de décrocher une médaille, même si on savait que cela serait très difficile. Pour cela, on a dû affronter des pays comme l'Angleterre, les Pays-Bas et l'Australie, des candidats à l'or. Ils sont repartis les mains vides, et nous avons gagné une médaille. J'aurais signé les yeux fermés pour cela au départ. Donc oui, on peut dire que nous sommes heureux de cette médaille d'argent.

GUIDO: Tu as fait tes armes aux Pays-Bas. Tu y as joué pendant sept saisons et tu as certainement dû t'y faire de nombreux amis. Cela fait-il bizarre de jouer contre eux?

Thomas: En effet, je compte là-bas quelques-uns de mes meilleurs amis. À Rio, nous avons éliminé les Pays-Bas. Pendant le match, je ne m'en suis pas préoccupé. Mais après le match, quand ils ont commencé à pleurer sur le sol, cela m'a fait bizarre. Au final, on a vécu beaucoup de chances ensemble. Je leur souhaite le meilleur, sauf s'ils jouent contre nous, naturellement.

GUIDO: Tu attends avec impatience Tokyo 2020 qui marquera ta quatrième participation aux Jeux?

Thomas: Oui, j'en ai fait part au coach directement après Rio. J'aurai alors 32 ans, ce serait une belle concrétisation. C'est toujours une expérience très chouette. L'ambiance est au beau fixe au sein de l'équipe, le coach est un des meilleurs que j'ai jamais connu et l'encadrement est devenu plus professionnel, ce qui nous permet d'avoir plus d'espace pour faire notre truc. L'attention des médias et les réactions que nous recevons, c'est aussi un réel plaisir. Je trouverais cela terrible de dire après dix années d'entraînement: voilà, c'est fini. Je suis encore trop en forme pour ça. Même si ça reste un sport professionnel et que le corps doit suivre.

GUIDO: L'été dernier, les médias se sont intéressés à vous. On peut s'imaginer que la popularité de ce sport te fait plaisir?

Thomas: J'entends souvent parler de l'augmentation du nombre d'inscriptions. Je le comprends très bien. C'est un sport rapide, adapté aussi bien aux garçons qu'aux filles. Le problème, c'est que les clubs se remplissent lentement, et les infrastructures ne peuvent pas suivre. C'est dommage. La plupart d'entre eux sont financés par des particuliers et reçoivent trop peu d'argent des communes. Les terrains de hockey coûtent très cher, la plupart des clubs n'en ont que deux. S'il n'y a pas assez de place, la qualité baisse pour tout le monde. La priorité doit donc être de continuer à investir dans ces infrastructures. Même dans mon quotidien, je remarque que ce sport gagne en popularité. Quand je parle de hockey, les gens comprennent immédiatement. Avant, ce n'était pas le cas, je devais expliquer ce qu'était le hockey, et le sérieux demandé par ce sport. Les gens respectent plus le sport, c'est la plus grande différence.

 


Photo: (c) Xavier Piron


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