JULIE DENAYER: «Même si je n'étais pas baptisée, j'étais quand même toujours prête à faire la fête!»
S'il y a un visage que l'on aperçoit de plus en plus sur la chaîne privée, c'est bien celui de Julie Denayer. En plus de produire diverses émissions, la jeune présentatrice a fait ses premiers pas cet été au 13 Heures de RTL-TVI. Bien installés devant l'Atomium, nous avons discuté avec elle de ses années d'études.
Julie Denayer: J'ai longtemps hésité entre la psycho, le journalisme et le droit qui me tentaient beaucoup. J'ai commencé par une année de psycho à Louvain-la-Neuve, à l'UCL. Finalement, ce n'était pas ce qui me correspondait le plus, probablement parce que cette première année était principalement axée sur les sciences (comment fonctionnent les neurones, les organes, …). C'était presque une année de médecine! Ça m'a complètement refroidie! Moi, je recherchais plutôt le contact humain…
GUIDO: Tu t'es donc naturellement redirigée vers la communication?
Julie Denayer: C'était surtout la communication événementielle qui m'intéressait, pour avoir un contact avec les gens. Une fois ces études terminées, j'avais encore un rêve: celui de faire de la radio en tant que journaliste. Je me suis dit qu'il me restait un peu de temps avant de commencer à travailler, j'ai donc tenté le coup en faisant une année supplémentaire en journalisme à Bruxelles.
«J'étais une étudiante très festive»
GUIDO: Que retiens-tu principalement de ces études en communication-journalisme?
Julie Denayer: Ce qui me plaisait beaucoup - et ce qui me plaît encore actuellement dans mon métier -, c'était le travail d'équipe. Dès qu'il y avait un travail de groupe à faire, je trouvais cela super de rassembler les idées de chacun, ce contact humain dont je te parlais et que j'ai toujours recherché au cours de mes études.
GUIDO: Comment décrirais-tu la Julie Denayer étudiante?
Julie Denayer: Elle était très festive! (sourire) J'ai bien, bien profité. Je sortais tout le temps et j'ai dû arrêter les sorties du jour au lendemain, dès le moment où j'ai commencé à travailler pour les Petits matins à la radio. Je croisais alors le matin ceux qui rentraient de la fête! J'ai passé des années merveilleuses à Louvain-la-Neuve, une ville extraordinaire pour étudier. Une ville remplie de tentations aussi, bien entendu!
GUIDO: Beaucoup de guindailles pour toi donc, mais pas de baptême?
Julie Denayer: Non, je n'ai pas fait mon baptême parce que j'avais vraiment un gros problème avec ce côte 'soumission totale' des Bleus face à ceux qui les baptisaient. Bien entendu, je respecte totalement ceux qui décident de faire leur baptême mais moi, connaissant mon caractère, je savais que je ne l'aurais pas supporté. Même si je n'ai pas fait mon baptême, cela ne m'a pas empêché d'avoir de très chouettes contacts avec des potes, de passer de très chouettes soirées et de participer au Bal des Bleus! Ben oui, tu n'es peut-être pas baptisée, mais tu es quand même là pour faire la fête avec les autres!
GUIDO: Des endroits de prédilection à Louvain-la-Neuve?
Julie Denayer: On était souvent à La Galoute, c'était l'endroit où on se retrouvait quand on n'était pas aux cours. Aussi, à la fin des examens, notre rituel était d'aller tous au Lac; on se posait là et on y restait tout l'après-midi, toute la soirée, ça symbolisait vraiment la fin des examens et le début des vacances.
GUIDO: Tu as fait des jobs d'étudiants pendant cette époque?
Julie Denayer: J'ai toujours fait beaucoup de baby-sitting, j'en ai fait jusqu'à mes 25 ans parce que j'adorais ça. En plus de cela, chaque été, je nettoyais dans des maisons de soins et de repos, avec beaucoup de personnes âgées en revalidation, j'adorais car cela me permettait de discuter avec ces personnes âgées qui étaient également contentes de voir quelqu'un de nouveau.
GUIDO: On dit souvent que les études restent les plus belles années d'une vie. Tu es d'accord avec cela? Tu penses en avoir assez profité?
Julie Denayer: J'en ai bien profité, ça oui! (rires) Vraiment aucun regret là-dessus! On m'avait souvent dit de profiter, que c'étaient les meilleures années de la vie… Je m'amusais, je m'éclatais mais j'espérais quand même que le reste de la vie allait être sympa aussi.
«Tout a été très vite»
GUIDO: Quel a été ensuite ton parcours avant d'arriver à RTL?
Julie Denayer: J'ai commencé par les Petits matins sur Fun Radio. Ça a été une très bonne école parce qu'on est tout seul et on doit se faire tout seul. Pour commencer, c'était parfait. Ensuite, j'ai très vite enchaîné en travaillant pour le magazine Clé sur porte, quelques mois plus tard pour Indices, avant d'intégrer l'équipe de rédaction de RTL Info. Tout a été très vite…
GUIDO: Et ça a continué avec le 13 Heures cet été, une sorte de consécration?
Julie Denayer: Non, je n'ai pas du tout cette impression. Le JT n'était pas le Graal en ce qui me concerne. Personnellement, j'avais envie d'être productrice au sein de RTL, j'avais été nommée productrice au mois de janvier dernier, j'avais donc atteint mon objectif. Évidemment, c'est un honneur d'avoir la possibilité de pouvoir, moi aussi, comprendre comment fonctionne la prestation d'un journal. Mais ce qui m'a procuré le plus de plaisir, c'est de retrouver les équipes de RTL Info.
GUIDO: Tu deviens de plus en plus un visage connu de la chaîne, ça se ressent aussi dans ta vie de tous les jours?
Julie Denayer: En effet, j'ai senti une différence depuis un an. C'est marrant, parce que j'oublie toujours pourquoi les gens me regardent ou m'abordent dans la rue. Je me demande: «Mais pourquoi cette personne me connaît?» J'oublie que je fais ce métier-là parce que beaucoup de gens ignorent que la présentation ne représente que 1% de mon travail. Puisque je produis, je suis sur le terrain, au montage, je prépare les émissions, je négocie, … 99% de mon travail se passe dans l'ombre. Donc, j'ai tendance à oublier que je passe aussi à la télévision!
GUIDO: Une nouvelle émission voit le jour en cette rentrée, pourrais-tu nous en dire un peu plus?
Julie Denayer: Face cachée est un nouveau magazine d'investigation 100% belge. Sa particularité, c'est qu'on est vraiment en immersion pour comprendre la réalité du problème évoqué dans l'émission, comme celle des sugar babies, ces filles qui vendent leur compagnie et souvent leur corps pour réussir à payer leurs études, le thème abordé dans notre première émission de la saison.
GUIDO: Pour terminer, aurais-tu un petit conseil à donner aux étudiants en journalisme?
Julie Denayer: Il faut y croire et se dire que le travail paie toujours. C'est quelque chose que mes parents m'ont appris, qui fait partie de mon éducation et je me rends compte chaque jour qu'effectivement, le travail paie toujours. Ça s'applique à tout, autant aux blocus qu'à la vie professionnelle!
Photos: (c) RTL