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04/03/2019

Le cheerleading, aussi en Belgique!

Les pom-pom girls et les cheerleaders ne sont désormais plus cantonnés aux terrains de sport américains. La discipline a fait des émules chez nous, on en veut pour preuve le très dynamique club de l'ULB, les Owls Cheerleaders. On a rencontré cinq de leurs membres qui nous expliquent en long et en large leur passion commune.


GUIDO: D'où vous est venue cette passion du cheerleading?Gwenaëlle: Un peu par hasard… Étant ancienne gymnaste et nouvelle en Belgique, j’ai vu certains flyers dans les couloirs de l’université et sur différents groupes étudiants, je me suis dit «pourquoi pas».
Kenza: Moi, c’est une amie qui m’a parlé du cheerleading à l’ULB et je me suis dit que c’était un bon compromis entre la gymnastique et un nouveau sport.
Anaëlle: Quand j’ai vu l'affiche à l'ULB, ça m’a d’abord fait rire. Avec une amie, on s’est dit qu’on irait essayer et j’ai directement accroché. Je n’ai plus arrêté depuis!
Andréa: J’ai découvert le cheerleading lors de ma première année universitaire. C’est par le biais d’une amie que j’ai assisté à un cours mais étant donné que je n’avais pas participé aux sélections de septembre, j’ai attendu l’année suivante pour rejoindre l’équipe. Apprenant l’existence d’une deuxième catégorie (ndlr: la pomdance qu'on peut assimiler aux pom-pom girls), j’ai également rejoint la partie danse.

GUIDO: Pour beaucoup, le cheerleading se résume aux pom-pom girls, il existe pourtant plusieurs disciplines…
Gwenaëlle
: Il existe en effet une certaine distinction entre les cheerleaders et les pom-pom girls. Pour les pom-pom girls, cela se résume plutôt à de la danse avec certains éléments qu’on pratique avec des pompons. Le cheerleading, par contre, est une discipline qui se compose de différentes parties assez complètes, c’est-à-dire une partie de stunts (différents portés), une partie gymnastique, une partie axée sur les sauts ainsi qu’une partie de danse également.
Kenza: Le cheerleading consiste en une prestation de trois minutes présentée par une équipe composée de plusieurs groupes de quatre voire cinq personnes. Le cheerleading pourrait s’apparenter à de la voltige. Le but étant d’arriver à faire le plus de stunts sans tomber en étant le plus stable possible en trois minutes. C’est un sport très complet.

«Le cheerleading est un vrai sport d'équipe»

GUIDO: Pour vous, le cheerleading, c'est…
Anaëlle
: …des magnifiques rencontres, du fun, un vrai sport et un moment de détente.
Andréa: C'est une pratique pour laquelle on se passionne avec le temps. C’est de la joie lors des matchs et compétitions. C’est une grande famille!
Kenza: Ce sont réellement les trois heures dont j’ai besoin pour ne plus penser à mes problèmes, mes cours, mon stress.

GUIDO: Vous officiez lors de quelles rencontres sportives?
Gwenaëlle
: Lors des matchs de basketball principalement (ndlr: de l'ULB ou des matchs de l'équipe de basket de Bruxelles), mais aussi lors de divers événements quand on nous en fait la demande.

GUIDO: Quel esprit règne entre vous?
Kenza
: Il y a un fort esprit de cohésion, de groupe et de soutien entre nous car le cheerleading est vraiment un sport d’équipe. Les Bases ne réussiraient pas si la Backspot ne les aidait pas. La Flyer tomberait si les Bases ne la rattrapaient pas. Le Stunt ne marcherait pas si la Flyer ne se tenait pas bien. Chaque personne est importante dans l’équipe, c’est pour ça qu’il faut se soutenir continuellement pour que tout le monde réussisse.
Andréa: Il y a une bonne ambiance qui règne entre les filles. On s’entraide lors des entraînements, matchs et compétitions. Cela rassemble différentes personnes avec une personnalité et une culture différente qui se rencontrent et ce mélange de personnes crée une équipe soudée.
Anaëlle: C’est vraiment une chouette équipe. On rigole et on s’amuse. On se soutient et on se corrige entre nous également afin que les chorégraphies soient proches de la perfection.

GUIDO: Quels sont les principaux exercices réalisés en entraînement?
Gwenaëlle
: En ce qui concerne le cheerleading: des stunts et des sauts. Mais également des exercices d’étirements et de conditionnement.
Anaëlle: Pour la pomdance, on commence d’abord par l’échauffement, puis on apprend une chorégraphie, on la répète en musique et ensuite on fait les placements et les effets de groupe. Nous revoyons aussi les chorégraphies passées.

«Certains garçons se moquaient de nous, mais on les a fait taire après quelques démonstrations!»

GUIDO: Quelles sont les qualités requises d'un(e) bon(ne) cheerleader?
Gwenaëlle
: Il faut avoir un bon esprit d’équipe et un bon mental!
Kenza: Tout le monde peut devenir cheerleader avec un peu de motivation. C’est un sport tellement complet et diversifié en même temps que chacun peut y trouver son bonheur. Ce n’est pas grave si vous ne savez pas faire de la gym. Vous pouvez compenser par le fait que vous savez danser par exemple. Pour être cheerleader, il faut seulement aimer le sport d’équipe, être motivé et savoir sourire.
Andréa: La catégorie pomdance ne demande aucun prérequis. Même si c’est toujours utile d’avoir des bases en danse.

GUIDO: Cette activité n'empiète-t-elle pas trop sur vos études respectives?
Andréa
: Au départ, je faisais partie des deux catégories. Cela demandait une énorme organisation mais j’ai réussi à gérer. Cependant, la charge de travail pour mes études s’étant alourdie cette année, je me consacre dès lors à la partie pom. Peut-être que je reprendrai l’an prochain, c’est à voir.
Gwenaëlle: Certaines semaines, le nombre d’entraînements étant important, la fatigue se fait ressentir… Le cheerleading demande d’être très impliquée, et ce en dehors des entrainements également.
Kenza: Cette année, il y a beaucoup plus d’entraînements en ce qui me concerne, mais j’arrive à gérer mon temps entre les études et le sport même s'il est vrai que je pense parfois trop au sport avant les études.

GUIDO: Quelle est la réaction la plus fréquente des étudiants quand vous leur expliquez que vous pratiquez le cheerleading?
Kenza
: Le première réaction est «C’est quoi?»! Après les explications, les personnes sont souvent admiratives mais aussi rieuses du fait qu’elles associent beaucoup ce sport au pom-pom girls. Au final, plus je parle de ce sport, plus les gens s'y intéressent.
Gwenaëlle: Généralement, c’est plutôt positif, ils sont enjoués et demandent à en savoir plus.
Anaëlle: Les gens trouvent ça rigolo, mais ce n’est jamais de la moquerie. Ils ont généralement envie de venir voir une représentation et il y a toujours un retour positif.
Andréa: Ils sont étonnés et rigolent un peu car tout comme moi au départ, ils ignoraient que ça existait en Belgique, ce qui est compréhensible: c’est un sport assez récent qui est en train de se développer.

GUIDO: Avez-vous déjà subi des railleries de la part de certaines personnes?
Gwenaëlle
: Cela a pu arriver, je pense, avec certains garçons qui se moquaient en déclarant que ce n’était pas un sport, mais nous les avons fait taire après quelques démonstrations.
Anaëlle: Moi personnellement non, pas dans mon entourage. Il y a effectivement des étudiants qui rigolent en nous voyant aux matchs de l’ULB mais je pense qu’ils trouvent quand même ça chouette. Les gens ne se rendent pas toujours compte du temps et de l’investissement que cela demande. Ils pensent que les chorégraphies s’inventent toutes seules et que nous ne devons pas les apprendre.
Andréa: Pour moi oui mais toujours gentiment. C’est plus pour m’embêter mais ça me fait plus rire qu’autre chose, c’est l’occasion de montrer aux gens que c’est un sport comme les autres et que comme les autres sports, il est tout-à-fait sérieux.

«C'est un sport ouvert à tous les niveaux»

GUIDO: Ce n'est pas une discipline nécessairement féminine, des garçons font-ils partie de votre club?
Gwenaëlle
: Oui tout-à-fait, des garçons font partie de notre club et nous avons réellement besoin d’eux. (ndlr: voir aussi notre encadré à ce sujet)
Kenza: Nous avons deux garçons dans notre équipe cette année, il y en avait trois l’année passée. Effectivement, ce n’est pas un sport uniquement féminin et nous aimerions que plus d’hommes se tournent vers lui. À l’échelle professionnelle, il y a des équipes avec beaucoup plus d’hommes que de femmes, ce qui prouve bien qu’il y a mixité.
Andréa: Dans la pomdance, il n’y a que des filles. On a cependant eu droit à des cours de danse enseignés par des hommes.

GUIDO: Existe-t-il des compétitions de cheerleading en Belgique?
Kenza
: Il existe plusieurs compétitions de cheerleading en Belgique. Avec l’équipe de l’ULB, nous participons à deux d'entre elles: l’ASEUS (la compétition inter-universitaire francophone) et le Championnat de Belgique réunissant toutes les équipes de Belgique.

GUIDO: Comment motiveriez-vous les autres étudiant(e)s à vous rejoindre?
Gwenaëlle
: Je leur dirais de venir essayer tout d’abord car on peut réellement être surpris. C’est un sport très complet et je finirais par leur dire que le cheerleading m’a permis de rencontrer mes meilleurs amis.
Kenza: Beaucoup hésitent avant de commencer ce sport qu’ils ne connaissent pas, ils pensent être incapables de suivre les entraînements. Souvent, je leur réponds qu’ils ont l’opportunité d’essayer quelque chose de nouveau, ouvert à tout le monde et surtout à différents niveaux.
Andréa: C’est encore mieux que ce que l’on voyait dans les films étant petit. Ce sport nous permet de rencontrer des gens formidables, de travailler en équipe, de nous surpasser physiquement et mentalement.


Une discipline pas uniquement réservée aux filles

Comme expliqué plus haut, le cheerleading n'est pas uniquement réservé aux filles et fait également parfois des émules auprès des garçons. Actuellement, ils sont au nombre de deux dans le club ULBéen, dont Kylian, la dernière recrue récemment embauchée par le club. «Je n’ai jamais été un garçon très sportif. Pourtant en arrivant à l’ULB, j’ai vu qu’il y avait des cours de cheerleading et cela m’a tout suite donné envie, la discipline en elle-même m’intriguait, je ne savais pas qu’elle existait en Belgique…»

La première réaction des étudiants lorsqu'il leur annonce qu'il fait du cheerleading n'a pas immédiatement trait au fait qu'il est un garçon au milieu d'une équipe majoritairement féminine. C'est plutôt le mot qui intrigue au plus haut point: «Ce qui est assez drôle c’est que je dois toujours leur répéter une ou deux fois parce qu’ils ne comprennent pas le mot!» Mais on n'est jamais à l'abri de quelques moqueries quand on se passionne pour le cheerleading? «Oui, parfois, on m’a déjà dit par exemple que je faisais la pom-pom girl ou que je restais 'planté sur le terrain pendant que d’autres faisaient du sport'. Mais à part deux trois remarques, les gens le prennent plutôt dans le bon sens.»

«L’équipe est majoritairement constituée de filles, nous ne sommes que deux garçons en cours de cheerleading. Je pense que cela s’explique aussi du point de vue de la gymnastique, des choses que cette discipline nous impose,» explique Kylian. Pourtant, à certains égards, être un garçon peut avoir certains avantages dans le cheerleading: «Au niveau des stunts, on me dit souvent que je me débrouille plutôt bien parce que je mets beaucoup de force, chacun a des points forts et des points faibles, ce qui est bien c’est qu'on se complète tous et c’est ça, je pense, qui fait de nous une bonne équipe.»


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