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04/07/2022

BRASSERIES DE LIÈGE: «On brasse entre 40 et 50 bières différentes par an»

Cette année, nous partons à la découverte des brasseries qui font la renommée de nos régions. Pour cette édition, nous avons rendu visite aux Brasseries de Liège. On fait le tour du propriétaire en compagnie de Kevin Crutzen, 29 ans, qui, après avoir réalisé son stage dans la brasserie, n'en est plus jamais parti! «J’ai fait des études de biochimie. Vu que j'avais envie de travailler au moins une fois dans ma vie dans la production avant de faire du laboratoire, j’ai contacté le responsable de Brassez-vous pour faire mon stage chez eux. Je suis tombé amoureux de la passion du métier. J’ai donc continué l’aventure après mon stage.»


L'histoire

«Nous avions créé une brasserie à Rocourt fin 2014 pour brasser la Legia sur Liège. Assez rapidement, l’unité de production de 2000 hectolitres par an est arrivée à terme. On a rendu le business plan aux acheteurs de la Grand Poste pour une brasserie de 10.000 hectolitres en plein centre de Liège, avec un bar qui accompagnera le food market pour l’espace public. Le chantier a commencé en septembre 2018 pour s’achever par un premier brassage en mars 2021. Le but est de produire de la bière liégeoise pour les Liégeois et toute autre personne qui souhaite venir à Liège.»


Deux pôles distincts

«Il y a deux pôles dans la brasserie. Un pôle production et commercial, et un pôle horeca qui sert de la bière 7 jours sur 7, de 11 heures à minuit. Pour la partie production, on est sept et pour le bar, ils sont quinze.»


Des produits locaux

«Notre but est de produire avec des produits les plus locaux possible. On a un circuit court qui est assez fabuleux. De plus, on a à cœur de créer des événements privés ou publics. C’est un grand bâtiment où il y a beaucoup de choses qui bougent. C’est un beau lieu qui permet le partage entre les étudiants.»


Post-Covid

«Comme tout le monde, on ne savait pas où on allait en mars 2020. Il y a d’abord eu beaucoup de craintes et de peur, notamment dans les magasins. Les gestionnaires des magasins s’arrangeaient afin d’avoir davantage de produits de première nécessité que des bières. Aussi, il est impossible de faire du télétravail en brasserie. On a dû arrêter la brasserie lorsque le lockdown a été instauré. La brasserie a été à l'arrêt pendant quatre semaines. L’avantage, c'était que la partie fermentation était déjà en fabrication. On avait un autre projet qui était de fermer notre brasserie à Rocourt pour démarrer la seconde. Tout en ne sachant pas si on allait produire à 100% avec la deuxième brasserie. On a alors décidé de faire énormément de stock, dans le but d’avoir un ‘trésor de guerre’ et de l’épuiser au fur et à mesure du lancement de la brasserie.»


Une grande variété de bières

«Notre gamme principale, c'est la Legia (la pils, la Legia fruitée, la Legia ambrée et la Legia triple). Elles sont trouvables dans presque tous les commerces en région liégeoise. On essaie aussi de les vendre en dehors de la province. En plus de cela, il existe des éditions limitées. Ce sont des produits qui sont présents dans les réseaux spécialisés ou dans l’horeca. Et il y a également des bières de saisons. Nous avons aussi des produits personnalisés. On va y retrouver des brasseries qui n’ont pas la capacité de fabriquer leurs bières mais on peut également trouver des associations, des salles de concert, des salles de cinéma, des restaurants qui souhaitent se démarquer en ayant leurs propres produits, leur propre identité.»


Petit Poucet face aux grandes structures?

«Financièrement, c’est impossible de rivaliser avec de grands groupes comme InBev. Ce n’est même pas la même chose. La seule chose qui nous rassemble est que l’on fait des bières à la base, mais tout le reste est absolument différent. Dans la brasserie artisanale, ce qui coûte le plus cher, ce sont les employés. On ne saurait donc jamais rivaliser avec ce que proposent des grands groupes. Cependant, on a l'avantage de la proximité avec le client.»


Le secret de la bière parfaite?

«Le travail du brasseur est primordial avec le choix des matières premières. Il faut travailler avec des matières premières nobles. L’eau et le marketing sont également importants. Une bonne bouteille, une bonne étiquette et un bon packaging sont la somme d’une bonne bière.»


Les nouveautés

«La Legia Hype Hay est sortie en mai, c’est un produit qui rentre dans notre gamme classique. Pour le printemps, on a aussi une session à 4%. Les sessions sont des bières assez légères mais très aromatiques. On a également sorti une nouvelle pils, la Lemon Tree, une bière de saison plus sèche mais très désaltérante. Et divers produits pour diverses start-ups.»


Tu veux visiter les Brasseries de Liège avec ton cercle d'étudiants? C'est possible!

Tu as envie d'en savoir plus sur le processus de fabrication des bières de Liège? Pas de problème, Brasseries de Liège propose deux types de visites, que tu veuilles venir seul(e) ou avec ton cercle d'étudiants. «Les visites publiques peuvent être réservées sur notre site Internet (ndlr: 10 euros par personne avec deux verres de dégustation de 20cl). Pour les groupes privés, il est plus facile de passer via notre adresse mail info@bdl.beer. On propose alors des visites plus flexibles. On peut organiser des repas, des cocktails… On est très flexible!»

Plus d'infos sur bdl.beer


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