Image
30/03/2009

ERASMUS: Etudiants sans frontières

Qui oserait avouer n’avoir jamais rêvé un jour de partir en Erasmus après avoir vu L'auberge espagnole? Ce film a marqué de nombreux esprits et de plus en plus d’étudiants sont attirés par cette expérience unique.

Coup de chance: les accords internationaux entre établissements ne cessent d’augmenter chaque année permettant ainsi davantage d’échanges. Et si toi aussi tu tentais l’aventure?

L’Erasmus, c’est tout un programme: étudier dans une autre école, découvrir un pays et une nouvelle culture, rencontrer des étudiants venus des quatre coins de l’Europe, parler d’autres langues… Plutôt sympa, non? Et pour ne rien gâcher, cette expérience représente un bel atout sur un CV: les employeurs apprécient particulièrement car c’est souvent synonyme d’ouverture d’esprit. Chaque année, des milliers d’étudiants vivent l’expérience et en reviennent généralement très enthousiastes. C’est le cas de Mathilde qui est partie pendant quelques mois à Séville en Espagne. «Si c’était à refaire, je signerais des deux mains. L’Erasmus est une expérience très humaine et particulièrement enrichissante. Les personnes que j’ai rencontrées sur place sont devenues de véritables amis. Nous étions un peu comme une grande famille: à force de passer tout notre temps ensemble, des liens très forts se sont tissés. Quant aux cours, j’ai trouvé hyper intéressant de comparer deux systèmes différents. C’est une expérience incroyable qui nous est offerte et elle vaut vraiment la peine d’être vécue.»

Leçon d’histoire…

En quelques mots, le programme Erasmus existe depuis 1987 et a déjà permis à plus d’1,2 million d’étudiants d’en profiter. Il est financé par l’Union Européenne et permet aux étudiants européens de l’enseignement supérieur de partir étudier à l’étranger pour une période de 3 mois à 1 an. Mais ce sont les universités et les hautes écoles elles-mêmes qui décident avec quels établissements elles souhaitent mettre en place des partenariats et quels sont les étudiants qui pourront partir. Le but d’Erasmus? Promouvoir la mobilité ainsi que la coopération dans l'enseignement supérieur. Un étudiant qui part en Erasmus dans une autre université ou école est assuré que les cours qu'il aura suivis dans cet autre établissement seront reconnus par son université ou école d'origine. Quant au nom du programme, il s’agit de celui du célèbre philosophe, théologien et humaniste Erasme de Rotterdam (1469-1536). Pourquoi lui? Ce personnage était en réalité un véritable défenseur des libertés et porteur d’une vision très européenne. Il a beaucoup voyagé à travers la France, la Belgique, l’Angleterre, l’Italie… En léguant sa fortune à l’université de Basel, il est devenu un pionnier en matière de bourses proposées pour des séjours à l’étranger.

Du Portugal à la Turquie…

Tu as envie de goûter à l’ambiance chaleureuse des pays du Sud comme l’Italie ou l’Espagne? Ou tu es au contraire plutôt attiré par les pays nordiques? Ce n’est pas le choix qui manque! Trente et un pays différents sont proposés par le programme. Les vingt-sept états membres de l'Union Européenne* participent mais aussi l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, trois pays membres de l’Espace Economique Européen. Enfin, la Turquie fait également partie de la sélection.

Isabelle est partie en Turquie. Elle n’est pas prête d’oublier cette expérience.
«J’avais choisi cette destination parce que je souhaitais découvrir une culture vraiment différente. Je n’ai pas été déçue. Istanbul est une ville très riche historiquement et culturellement et il y a énormément de choses à voir. Pouvoir en apprendre plus sur la culture du pays était pour moi un point essentiel. J’ai profité de ce séjour pour bouger et faire pas mal d’excursions. Les Turcs sont des personnes très accueillantes et chaleureuses, toujours prêtes à aider. Je pense que j’aurais pu encore davantage profiter de mon Erasmus si j’avais eu une meilleure connaissance de la langue du pays. J’avais pris quelques cours avant mais ce n’était pas suffisant. Je conseillerais cette destination à tous ceux qui recherchent un peu d’exotisme et qui souhaitent sortir des frontières de l’Europe. Seul point négatif: j’ai dû m’armer de patience avant de trouver un logement mais ce désagrément n’est rien comparé à tous les moments inoubliables que j’ai vécu sur place.»

Xavier a choisi de faire son Erasmus en Suède. Bilan? Positif!
«J’ai adoré cette expérience. Non seulement d’un point de vue humain mais aussi culturel. J’ai découvert un pays que je ne connaissais pas du tout et qui m’a vraiment séduit. Et puis, j’ai rencontré plein de gens. Dès mon arrivée, j’ai trouvé un logement très bien situé et pas trop cher. J’ai ensuite acheté un vélo d’occasion. C’est selon moi le meilleur moyen de se déplacer là-bas. Avec mon groupe d’amis, j’ai eu l’occasion de voyager dans les pays voisins comme la Finlande et le Danemark même si rien qu’en Suède, il y a déjà plein de choses à voir. Cette expérience m’a aussi permis d’approfondir mes connaissances en anglais via les contacts entre étudiants Erasmus et via les cours. Un peu de suédois également même si je ne pourrais pas encore tenir une conversation dans cette langue.»

Elodie a étudié aux Pays-Bas et garde un souvenir mitigé de cette expérience:
«Ce que je regrette le plus dans mon expérience Erasmus est le fait qu’il est relativement difficile de s’intégrer au sein même de la population. Les étudiants de la faculté dans laquelle je me trouvais n’en avaient rien à faire des étudiants de passage. D’un côté, je peux comprendre qu’ils ne s’intéressent pas trop à nous étant donné que nous ne sommes pas là pour très longtemps mais d’un autre côté, je trouve assez décevant de ne pas avoir eu l’occasion d’en apprendre plus sur ce pays. Autre point négatif: l’encadrement des étudiants Erasmus était quasi inexistant. Nous étions livrés à nous-mêmes, ce qui n’est pas toujours évident lorsqu’on arrive dans un pays que l’on ne connaît pas. Ceci dit, si je devais citer un aspect positif de l’expérience, ce serait les liens que j’ai pu créés avec d’autres étudiants Erasmus. J’ai gardé de nombreux contacts et j’en ai revu certains. C’est en quelque sorte une grande famille. »

*Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède.

Ils ont choisi la Belgique…

Lucia est espagnole et est venue étudier à Louvain-la-Neuve.
«Je suis venue étudier en Belgique pour améliorer mon français. A mon arrivée, j’ai été assez étonnée par cette petite ville piétonnière où tout le monde se connaît et où on peut faire la fête presque tous les soirs. Mais je l’ai rapidement adoptée. J’ai rencontré plein de gens, non seulement d’autres étudiants Erasmus mais aussi beaucoup de Belges. J’ai adoré leur côté ouvert et sympathique. Ils ont aussi contribué à faire de mon Erasmus une belle expérience. Je suis enchantée d’avoir opté pour cette destination même si il faut quelques semaines pour s’adapter au climat froid et pluvieux. Mais lorsqu’un futur étudiant Erasmus me demande conseil, je lui recommande sans hésiter Louvain-la-Neuve!»

Frederik est danois et a passé plusieurs mois à Bruxelles.
«J’ai beaucoup aimé Bruxelles. J’avoue que j’avais quelques a priori avant d’y arriver car ce n’était pas ma destination favorite. Finalement, j’ai découvert une ville très vivante, accueillante où un tas de nationalités se côtoient. Je ne regrette rien. J’ai eu l’occasion de visiter pas mal d’endroits grâce aux activités proposées par l’université. Quant à mon français, il est aujourd’hui bien meilleur qu’avant!»

A qui s’adresse Erasmus?

La motivation est essentielle pour partir en Erasmus mais d’autres critères entrent en compte. Il faut d’abord satisfaire aux trois conditions suivantes:
 - Tu dois être étudiant de l’enseignement supérieur et suivre des études débouchant sur un diplôme universitaire ou un certificat d’études supérieures.
 - Tu dois être citoyen de l’un des pays participants.
- Tu dois avoir réussi avec succès au moins la première année de tes études universitaires.
De plus, pour mettre toutes les chances de ton côté, garde bien à l’esprit que les critères suivants peuvent peser dans la balance au moment de la décision: une connaissance de la langue du pays d’accueil, une preuve de ta motivation et ton profil académique. En bref, mieux vaut se faire bien voir si tu souhaites faire partie de la sélection… Si tu es retenu, ton école ou ton université te permettra de choisir parmi une série d’établissements sélectionnés sur base de l’équivalence au niveau des cours. Il est important que les cours que tu suivras là-bas complètent efficacement ta formation. Les études effectuées à l’étranger sont reconnues par l’université d’origine grâce au système ECTS (le système européen de transfert de crédits).

Erasmus Mundus: le monde est à toi!

Erasmus Mundus est également un programme de coopération et de mobilité dans le domaine de l’enseignement supérieur mais cette fois, il ne se limite plus aux pays européens et est ouvert sur le monde. L’objectif poursuivi? Améliorer la qualité de l'enseignement supérieur européen en soutenant des masters de haute qualité. Pour avoir accès à ce programme, il faut être diplômé du premier cycle d'un établissement d'enseignement supérieur. Alors, pas trop difficile de choisir entre les Etats-Unis et la Chine?
Plus d’infos sur: http://ec.europa.eu/education/programmes/mundus/indexfr.html

Pas d’argent pour partir?

Qui dit Erasmus dit aussi moyens financiers! Partir à l’étranger te coûtera non seulement ton déplacement mais aussi ton logement et tes frais divers sur place. Heureusement, il est possible d’obtenir une bourse Erasmus qui aide à couvrir les frais de voyage et de séjour. De plus, bourse ou pas, chaque étudiant Erasmus est dispensé du paiement des droits d’inscription, de scolarité, d’examens et d’accès à la bibliothèque et aux laboratoires dans l’établissement d’accueil. Petit conseil si tu veux être tout à fait à l’aise financièrement une fois sur place: économise une certaine somme avant de partir en effectuant un job d’étudiant. Cela te permettra par exemple de voyager dans les pays voisins de celui dans lequel tu te rends. Ce serait dommage de devoir faire l’impasse sur une excursion sympa…

In België studeren… Waarom niet?

C’est vrai, question exotisme, on peut mieux faire… Mais l’avantage indéniable de faire son Erasmus de l’autre côté de la frontière linguistique est que tu parleras néerlandais en rentrant et ça, ça vaut de l’or sur un CV. Ce partenariat entre les trois communautés du pays a été instauré en 2004 à l’initiative du Fonds Prince Philippe et a été baptisé ‘Erasmus Belgica’. Le but? Favoriser les échanges au sein d’un même pays. Pas bête l’idée…


François a beaucoup apprécié son Erasmus à Anvers.
«L’avantage lorsqu’on reste dans son pays, c’est qu’il y a peu de démarches administratives. Et puis, apprendre le néerlandais est un atout important. Ce plus m’a permis de trouver mon premier emploi. L’idéal pour progresser rapidement est d’avoir pris quelques cours avant et de s’empêcher de parler français car les tentations sont assez importantes. Sinon, côté intégration, il est primordial de se forcer à aller vers les autres car j’ai eu le sentiment que les flamands étaient plutôt réservés. La ville d’Anvers est vraiment agréable à vivre et bouge bien. Parfait quand on y est étudiant Erasmus. La proximité avec sa ville d’origine permet de conserver certains contacts par la suite, ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on part plus loin. J’en garde vraiment un très bon souvenir!»

Sophie a étudié à Leuven et regrette son choix:
«J’ai choisi un Erasmus en Flandre parce que je voulais absolument approfondir ma connaissance de la langue avant de chercher un emploi. Mais honnêtement, si c’était à refaire, je partirais plutôt dans un autre pays. J’ai trouvé les étudiants assez individualistes et je ne me sentais pas vraiment en Erasmus vu la proximité avec ma ville d’origine, Bruxelles. J’envie certaines de mes amies qui sont parties à l’étranger et se sont vraiment éclatées en rencontrant des personnes de toutes les nationalités. Franchement, j’aurais préféré apprendre le néerlandais en suivant des cours ou en effectuant un stage en entreprise. Si je pouvais, je referais un Erasmus ailleurs mais c’est malheureusement trop tard.»

Faits et chiffres

-En 1987, lorsque le programme a été lancé, 3200 étudiants sont partis en Erasmus.
 - Au cours de l’année académique 2006-2007, 160.000 étudiants tous pays confondus sont partis à l’étranger.
 - En Belgique, environ 5100 étudiants (dont 2200 étudiants francophones) ont étudié à l’étranger en 2006-2007 contre 4900 étudiants l’année avant.
 - Les destinations favorites des étudiants belges sont l’Espagne, la France et l’Italie.
- Les établissements belges ont accueilli environ 5300 étudiants en 2007.

Quelques liens intéressants…

Pour connaître toutes les formalités précises à remplir avant ton départ, nous te conseillons de t’adresser au responsable du programme Erasmus de ton école ou de ton université.
Pour t’aider dans tes démarches, voici quelques liens intéressants:
www.aef-europe.be
www.esn.org
http://www.uclouvain.be/etudiant-international.html
http://www.ulb.be/international/

(GD)


  • Slider
  • Slider

Topmovies

SOCIAL

Jobs in the picture

  • Slider
  • Slider
  • Slider


GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84