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18/05/2009

Kot mixte: bonheur ou enfer?

Des garçons et des filles. Des filles et des garçons. La cohabitation mixte, ça se passe comment au quotidien? Réponse au fil des témoignages…


Partager un kot à la fois avec des garçons et avec des filles? La majorité des étudiant(e)s signe à deux mains! Pour l’ambiance, l’enrichissement, l’équilibre et plein d’autres choses encore. Les mauvaises expériences sont plutôt rares et dépendent souvent davantage de la personnalité des personnes qui composent le kot que de la mixité. Christophe, 22 ans, étudiant en droit, partage son kot avec deux autres garçons et trois filles: «Chez nous, tout se passe très bien et nous sommes devenus de vrais potes. Je ne voudrais pas vivre uniquement avec des garçons car je trouve la mixité très enrichissante. Et puis, les filles nous calment vite fait quand on a tendance à jouer les machos.»
Crêpages de chignons versus beuveries
Les étudiant(e)s qui ont vécu à la fois dans un kot unisexe et dans un kot mixte ont souvent un avis très tranché sur le sujet: le mélange filles-garçons permet d’éviter certains excès. D’un côté, les filles admettent que vivre exclusivement entre nanas est parfois difficile: les crêpages de chignons pour des futilités ou les jalousies sont monnaie courante. Les garçons, de leur côté, ne nient pas qu’un kot uniquement masculin tourne parfois mal. Les nettoyages se font rares tandis que la malbouffe et les beuveries sont quasi quotidiennes. La cohabitation mixte: la solution pour une vie de kot plus équilibrée et plus agréable? Sophie, 21 ans, étudiante en journalisme, partage cet avis. «En première année, j’ai vécu pendant un an dans un kot avec cinq filles. Ça se passait relativement bien mais les engueulades ridicules étaient assez fréquentes. Aujourd’hui, j’ai choisi de vivre avec deux garçons et deux autres filles et la différence est assez énorme. On a tous une attitude plus adulte et on ne se dispute pas pour un oui ou pour un non. Je préfère cette expérience à la précédente.» Frédéric, 19 ans, étudiant en histoire de l’art, penche lui aussi plutôt du côté de cette formule. «En première année, j’étais dans un kot mixte et j’adorais ça. Puis, deux potes m’ont proposé de prendre un appart juste entre mecs. J’ai accepté mais je regrette un peu. Je trouvais le contact avec les filles très sympa et puis, entres mecs, on a parfois tendance à négliger pas mal d’aspects comme le nettoyage, les poubelles, les repas, … L’ambiance de notre appart pourrait se résumer en deux mots: raviolis-bières. Si une place se libère l’année prochaine dans mon ancien kot, je pense que j’y retournerai.»
Les règles de base
Pour que tout se passe bien, il est primordial d’établir des règles de vies et ce, que le kot soit mixte… ou pas!
- Réunissez-vous en début d’année académique et décidez de la répartition des tâches et de leur organisation. Qui s’occupera du rangement, de la vaisselle, du nettoyage, des poubelles, des courses ou de la préparation des repas? Quelle sera la fréquence de chaque tâche? Une fois par jour, une fois par semaine, une fois toutes les deux semaines? La tâche se fera-t-elle seul ou à plusieurs? Bref, la discussion risque d’être longue et quelque peu houleuse mais elle est in-dis-pen-sa-ble. Il est tout de même plus agréable de vivre dans la propreté, non?
- Désignez un responsable du kot qui gère le loyer à payer au propriétaire. Chaque membre du kot lui verse le montant prévu en début de mois et il/elle s’occupe du versement total.
- Parfois, il arrive de faire des dépenses communes (lors de fêtes par exemple). Dans ce cas-là, il est essentiel d’établir un ‘tableau des dépenses’ mentionnant qui a payé quoi et qui doit rembourser quelle somme à qui en fin de mois. Désignez à ce poste celui ou celle qui jongle le mieux avec les chiffres... Les bons comptes font les bons amis, ne l’oubliez pas!
- Veillez à discuter de l’organisation en tout début d’année académique sans quoi les mois filent et personne n’agit…
- Un souci, une rancœur, une contrariété? Parlez-en pour éviter tout risque d’explosion incomprise. Ce serait dommage de se mettre tous les membres du kot à dos…
 
Je te prépare un bon petit plat si tu m’aides à installer ce cadre…
Sans tomber dans les stéréotypes de bas niveau, il n’est pas interdit de faire usage des atouts propres aux filles ou aux garçons…
- Au secours, mon sac est trop lourd! Les garçons, vous pouvez m’aider?
- Combien de temps dois-je laisser ce plat au four? Les fiiiilles, j’ai besoin d’aide!
- Y-a-t-il un gentil garçon dans ce kot pour m’aider à monter mon nouveau meuble IKEA?
- Je ne comprends rien à ce programme informatique… Louis, tu as un peu de temps pour moi?
- Les filles, vous pensez que ma copine préférerait un joli collier ou un week-end en amoureux pour son anniversaire?
- Les garçons, qu’est-ce que vous trouvez le plus sexy? Les cheveux attachés ou lâchés?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quand kot mixte rime avec amour…
Juliette, 20 ans, étudiante en communication
«Une chouette colocation et un petit ami… Que demander de plus?»
«La colocation mixte m’enrichit non seulement chaque jour un peu plus mais m’a aussi permis de rencontrer mon petit ami. Nous vivons à sept: quatre garçons et trois filles. Je me suis directement bien entendue avec Mathieu. Nous avions de longues conversations le soir qui pouvaient parfois durer jusqu’à trois heures du matin. L’avantage du kot est que je le voyais tous les jours et que j’ai pu mieux le connaître avant même de sortir avec lui. Nous nous sommes rendus compte que nous avions pas mal de points en commun. Ça n’a posé aucun problème au sein du kot car nous avons établi certaines règles à ne pas dépasser histoire que les autres ne se sentent pas mal à l’aise vis-à-vis de notre relation. Le seul hic: si notre relation devait se terminer, ce serait l’enfer de devoir continuer à vivre ensemble au même endroit. Mais pour l’instant, je ne me pose pas trop la question car notre relation est au beau fixe. Quant aux contacts avec les autres garçons, c’est génial. On s’entend très bien et ils sont adorables avec toutes les filles. Je les considère un peu comme des grands frères. Ils ont parfois des conversations exclusivement réservées aux mecs mais cela fait aussi partie de ce type de cohabitation. Koter uniquement avec des filles? Non, je ne pourrais pas.»
 
Nathan, 23 ans, étudiant en économie
«Les amis de mes amis sont mes amis»
«C’est grâce à Delphine, ma colocataire, que j’ai rencontré Anaïs, ma petite amie. Dès que j’ai connu Delphine et qu’elle a su que j’étais célibataire, elle a voulu me présenter sa meilleure amie. Nous nous sommes donc vus pour la première fois lors d’une fête de kot et elle m’a plu d’emblée. Je n’arrêtais pas de harceler Delphine pour en savoir plus sur Anaïs. Ça, c’est l’avantage d’être dans le même kot. Aujourd’hui, nous sommes ensemble depuis quelques mois et l’ambiance est encore plus géniale car Anaïs est souvent là. Les rencontres, ça vaut également pour les amis. Grâce à tous mes colocataires, j’ai rencontré un tas de nouvelles personnes. Les contacts sont facilités.»
 
Stéphanie, 25 ans, employée
«J’aurais pu perdre mes amis»
«J’ai rencontré mon compagnon actuel pendant mes études et l’année suivante, il est venu s’installer dans mon kot où nous avons vécu à cinq: deux garçons, une fille et nous. L’année ne s’est pas très bien passée car nous étions le seul couple et c’était plutôt difficile de partager quelques moments d’intimité. Si c’était à refaire, je réfléchirais à deux fois avant de m’engager dans ce type d’aventure car ça a créé pas mal de tensions. Cette expérience aurait pu détruire l’amitié qui me liait à mes anciens colocataires et j’aurais eu beaucoup de mal à vivre ça. Heureusement, nous nous sommes rendu compte à temps qu’il était plus judicieux de prendre un appart à deux et d’arrêter la colocation.» 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’amitié filles-garçons en kot, c’est possible?
Julie, 19 ans, étudiante en philosophie

«J’ai eu un coup de foudre amical pour mon colocataire»
«Quand je suis arrivée dans mon kot, j’ai rencontré Nicolas, l’un de mes deux colocataires masculins. C’est bizarre à expliquer mais j’ai eu un véritable coup de foudre amical. On s’entend super bien et il n’y a aucune ambiguïté entre nous. Evidemment, on a tout de suite compris qu’on était au centre des ragots du kot: tout le monde s’imaginait qu’on était ensemble. Maintenant que nous avons mis les choses au clair, ils ont compris. C’est juste une amitié très forte qui nous lie. Quand on est tous les deux au kot le soir, on discute généralement très longtemps. Ça irrite parfois nos colocataires parce qu’on ne les inclut pas forcément toujours dans nos conversations. On est juste tous les deux sur la même longueur d’ondes. Point. Et ce n’est pas pour ça qu’on souhaite partager plus. L’amitié filles-garçons dans un kot mixte, j’y crois vraiment depuis que je connais Nicolas.»
 
Alexis, 22 ans, étudiant en journalisme
«J’ai mis un terme à cette amitié étouffante»
«Pendant mes trois premières années de kot, j’ai vécu avec deux filles et un autre garçon. Je m’entendais particulièrement bien avec l’une des filles mais visiblement, elle avait une vision de notre amitié tout à fait différente de la mienne. De mon côté, il s’agissait purement et simplement d’une bonne copine. Du sien, les choses étaient plus compliquées: elle était tombée amoureuse de moi. Au début, elle avait une attitude tout à fait normale et puis, petit à petit, elle s’est mise à râler pour toutes sortes de bêtises: quand je sortais sans elle, quand je ramenais une fille au kot, quand je buvais un peu trop… ça devenait franchement malsain et j’ai décidé de mettre un terme à cette amitié qui m’étouffait. J’ai changé de kot et j’ai coupé les ponts avec elle. C’est dommage car je l’appréciais beaucoup mais je ne souhaitais pas plus qu’une simple amitié.»
 
Marie, 20 ans, étudiante en psychologie
«Sa copine est hyper jalouse de notre amitié»
«Xavier est mon seul colocataire masculin depuis deux ans. On s’entend hyper bien et pour moi, les choses sont très claires: il s’agit juste d’un pote. Mais sa copine voit les choses différemment. Elle ne supporte pas notre relation et est hyper jalouse de notre entente. Malgré les crises, Xavier ne veut rien entendre et refuse de sacrifier notre amitié. J’ai essayé plusieurs fois de rassurer sa copine mais elle reste sur ses gardes. D’un côté, je peux la comprendre mais d’un autre, son attitude me dérange car j’adore ce mec et si elle acceptait de comprendre, elle pourrait aussi devenir une bonne amie, j’en suis certaine. J’espère que les choses vont changer avec le temps.»

 

Témoignages: les garçons racontent leur expérience…
Thomas, 26 ans, ingénieur
«J'étais le seul mec, et j'adorais ça!»
«J’ai habité pendant trois ans avec trois filles. J’étais le seul mec et j’adorais ça. J’ai eu des longues soirées de conversation avec elles et même si cela semble un peu cliché, j’ai appris à mieux comprendre les femmes. A cette époque, j’étais célibataire et les filles n’arrêtaient pas de me présenter des copines. Elles me donnaient aussi leur avis quand je leur présentais une fille. Quand j’ai signé pour prendre une chambre dans ce kot, ça m’effrayait un peu. Etre le seul mec, ça passe ou ça casse. Après avoir vécu l’expérience, je ne regrette absolument rien. Je suis toujours en contact avec mes trois colocataires et même si on se voit forcément moins qu’avant, nos liens sont restés intacts. C’est super!»
 
Nicolas, 21 ans, étudiant en sciences politiques
«Je suis mal tombé»
«Perso, je n’ai pas aimé la cohabitation avec des filles et c’est la raison pour laquelle j’ai changé de kot en début d’année. Je vivais avec trois filles et un autre garçon et elles dirigeaient tout. Si j’avais accepté, elles m’auraient demandé de faire le ménage tous les jours. Et ne parlons pas des fêtes de kot: elles refusaient qu’on en organise sous prétexte qu’elles trouvaient nos potes ‘barbares’, selon leur expression. En fait, elles étaient toutes les trois déjà amies avant d’arriver dans ce kot et aucune d’elles n’a fait d’efforts pour nous intégrer, mon colocataire et moi. Elles ne voulaient rien entendre. Maintenant, j’habite dans un appart avec deux potes et ça se passe beaucoup mieux. On est sur la même longueur d’ondes. Ceci dit, ce n’est pas parce que j’ai vécu une mauvaise expérience que je pense que c’est l’enfer de partager un kot avec des filles. Je suis juste mal tombé, nous avions tous des caractères trop différents et nous n’avons pas réussi à nous entendre.»
 
Matthieu, 22 ans, étudiant en droit
«On fait plus d’efforts en vivant avec des filles»
«Depuis ma première année, je partage un kot avec des filles et des garçons et ça me plaît beaucoup. J’ai l’impression de faire plus attention à moi et d’être moins gamin en présence de filles. Et pour les tâches, on s’accorde parfaitement. Si je vivais dans un kot de mecs, je pense que j’aurais tendance à faire beaucoup moins attention à certains détails… comme le fait de passer l’aspirateur dans les coins! C’est l’une de mes colocs qui m’a gentiment appris à bien nettoyer! Les filles nous stimulent et nous remettent les pieds sur terre quand c’est nécessaire.»
 
 

 

Témoignages: les filles racontent leur expérience
Marine, 21 ans, étudiante en traduction-interprétariat
«Elle se pavanait devant les garçons, c’était hyper irritant!»
«Je suis dans le même kot depuis ma première année mais il y a eu un peu de mouvement chaque année. Il y a deux ans, Elodie nous a rejoints pendant un an. C’était une fille très jolie et elle le savait. Chaque jour, c’était un véritable cinéma. Elle était toujours très apprêtée et elle se pavanait devant les garçons qui trouvaient ça très amusant évidemment. Cette situation était à la fois drôle et irritante. A la fin, on était presque gênées avec les autres filles de se lever complètement débraillées le matin. Elle a quitté le kot en fin d’année et depuis, l’ambiance est bien plus détendue.»
 
Leïla, 21 ans, étudiante en psychologie
«Cette manie de toujours compter sur les filles m’énervait»
«Mon ancien kot était composé de deux garçons et de deux filles dont moi. Avec Vanessa, ma colocataire, nous devions tout gérer: aussi bien le nettoyage que toute la vaisselle, même la leur. Les garçons ne bougeaient pas le petit doigt. C’était très énervant. Au point qu’au bout d’un moment, nous avons commencé à boycotter les tâches. A la fin de l’année, le kot était dans un état pitoyable. Je l’ai quitté et je vis désormais uniquement avec des filles. C’est beaucoup plus simple et on contribue chacune à l’entretien général du kot. Je ne regrette pas d’avoir fait ce choix.»
 
Olivia, 22 ans, étudiante en kinésithérapie
«Vivre avec des mecs, c’est dément!»
«Je vis avec cinq garçons et une autre fille. L’ambiance du kot est démente. C’est plutôt rare mais nous nous entendons tous super bien. On a trouvé l’organisation idéale. Les garçons gèrent les courses et les repas et on s’occupe du nettoyage une fois tous les quinze jours. Chacun fait ses tâches sans râler, c’est vraiment super. Les cinq garçons sont adorables avec nous. Ils nous surprotègent complètement mais on sait qu’on peut toujours compter sur eux. Dans deux ans, je devrai quitter ce kot et je n’en ai aucune envie. J’ai l’impression que je ne pourrais pas vivre sans eux!

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