Image
20/07/2009

Êtes-vous prêts à vous lancer sur le marché de l'emploi?

Nous avons demandé à notre panel de cinq étudiants de nous donner leurs appréhensions quant à leur prochaine entrée sur le marché de l'emploi.


Mathieu Detollenaere (24 ans)
Master en informatique à Namur (FUNDP)
«Finissant mon master en informatique cette année, je suis depuis quelques semaines confronté à la recherche d’emploi, ce qui n’est pas toujours évident à concilier avec les cours et le mémoire. C’est le "sujet" à la mode dans mon année. Nos discussions nous ont fait nous rendre compte que, avant cette année, nous ne nous sommes jamais inquiétés de ce qui nous attendrait après notre (belle) vie d’étudiant. Aujourd’hui, c’est le cas et ce n’est pas toujours facile: Vers quel type d’emploi me diriger? Quel domaine? Quelle entreprise? J’ai l’espoir de passer mon mémoire en juin mais la majorité de mon année le passe en septembre, ce qui fait que je n’ai pas encore été passer d’entretien contrairement à beaucoup de mes "collègues". Cela a un côté stressant de voir ses amis plus avancés dans leur recherche d’emploi. Heureusement, je peux me rassurer sur le fait que mes études jouissent actuellement d’un certain intérêt de la part de beaucoup de sociétés et donc qu’il sera toujours temps plus tard de trouver un emploi qui me plaira. Il est difficile de se projeter loin dans l’avenir et d’imaginer la carrière qui nous correspondra le plus. Le problème est que les études ne nous donnent qu’une vision spartiate des différentes fonctions possible. Dès lors, c’est un peu le jeu du hasard. Bien sûr, on a une idée de ce qui nous correspondrait mieux, mais cela s’avèrera-t-il vrai? C’est quelque chose de stressant mais d’excitant en même temps. Si des entreprises sont intéressées par un jeune informaticien motivé et dynamique…»
 
Sophie Wanufel (23 ans)
Master en Journalisme à Bruxelles (IHECS)
«Lorsque l’on obtient notre diplôme, la recherche d’emploi peut s’avérer très différente en fonction de la formation que l’on a suivie. Certaines professions manquent cruellement d’effectifs et les jeunes diplômés sont alors très demandés. Dans ce cas-là, même pas besoin de consulter les petites annonces ou d’envoyer une pile de CV, ce sont carrément les employeurs qui adressent des courriers à tous les étudiants en dernière année pour les solliciter! Je pense notamment aux métiers liés aux soins des personnes (infirmier, etc). C’est un peu la situation idéale: au terme de sa formation, l’étudiant peut alors choisir où il veut travailler et commencer dès qu’il le désire. Dans d’autres cas, ce n’est qu’après avoir envoyé des CV, rédigé des lettres de motivation et passé des entretiens d’embauche que l’étudiant pourra décrocher un boulot. En ce qui concerne certaines professions (notamment mon futur métier de journaliste), le nombre de diplômés est nettement plus élevé que le nombre de places à pourvoir. Dans ce cas, les stages constituent un bon moyen de se faire connaître. Par ailleurs, il faut aussi de la volonté, de la ténacité et un soupçon de chance (se trouver au bon endroit au bon moment)…»
 
Flavien Roelandt (21 ans)
Bachelier en Sciences Humaines et Sociales à Mons (UMons)
«Il est bien révolu, le temps où avoir fait des études, quelles qu’elles fussent, était gage de sécurité d’emploi et d’une certaine pérennité d’avenir!Dans notre contexte de bouleversements majeurs et de vache maigre, le mot d’ordre est "chacun pour soi et sauve qui pourra!". Ceux d'entre nous qui sont encore aux études devraient à mon sens en profiter car le répit ne sera que de courte durée. Bientôt nous entrerons sur le marché du travail, cette jungle où règne la loi du plus fort; il n’y aura pas de place pour tout le monde et nous devrons ardemment lutter - pieds et poings liés - pour qu’on reconnaisse notre valeur, les maîtres-mots de cet environnement hostile étant efficience et flexibilité. Une fois passé le goût amer de la grande désillusion des études préparant correctement au travail sur le terrain, il ne nous restera plus qu’à "apprendre notre métier". Car peu nombreux sont les emplois sur mesure, ceux qui s'inscriraient parfaitement dans la continuité de notre formation académique. D’où l’importance de saisir les enjeux d’une recherche permanente de développement personnel, de ne pas rester sur ses acquis et de voir plus loin que le bout de son nez collé à ses syllabi, car ce sont bien ces petits plus qui feront la différence sur notre CV et nous offriront davantage la possibilité de choisir notre employeur. Comment? En donnant un sens à nos études, une finalité qui va bien au-delà du simple carcan académique, en prenant part aux activités culturelles, citoyennes et politiques qui s'organisent autour de nous, bref, en tentant d'apporter notre propre pierre à l’édifice d’une société "meilleure". Engagez-vous qu’ils disaient!»
 
Françoise Peiffer (23 ans)
Master en Presse-Info à Bruxelles (IHECS)
«Ca y est! Fin de cette année, je ne serai plus étudiante… La course à l’emploi peut commencer! Visite de différents sites Internet, postulation on line, envoi de candidatures spontanées sont les techniques les plus fréquemment utilisées mais malheureusement, les réponses positives (ou même négatives) ne sont pas très nombreuses… Après plusieurs tentatives infructueuses, certains étudiants ne savent plus très bien vers qui se tourner. Personnellement, j’estime que trop peu d’informations concernant les démarches à effectuer, les personnes ou institutions à contacter nous sont dispensées dans le cadre de la recherche d’un premier emploi. ONEM, Forem… Quand et à quel titre faut-il prendre contact avec ces institutions? Nous orienteront-elles vraiment dans nos recherches? Des interrogations qui ne trouvent pas toujours de réponse. N’ayant pas encore totalement quitté le monde estudiantin mais n’ayant pas non plus rejoint totalement le monde du travail, il est excessivement compliqué pour moi d’imaginer la situation professionnelle dans laquelle je serai l’année prochaine. Evidemment, nous espérons tous trouver un emploi dans les mois à venir mais, crise économique oblige, les recherches risquent d’être laborieuses pour certains d’entre nous. Le sprint final est donc lancé!»
 
Yohan Vincent (19 ans)
Bachelor en chimie à Mons
«Etant un jeune étudiant, je dirais que la recherche d’un emploi n’est pas encore une de mes grandes préoccupations, ce n’est cependant pas pour autant qu’on ne s’y intéresse pas.Je pense que pour un étudiant entrant, sa principale occupation sera d’élargir ses connaissances en matière de débouchés, surtout si ceux-ci sont mal connus voire occultés.Mais je ne perds pas espoir dans ma quête future de mon premier emploi, dans deux ans à peine (théoriquement). Aux travers des différentes activités organisées par l’établissement (Job Day, visites d’entreprises) je me rends compte que cela ne devrait pas poser trop de problèmes.Je suis cependant conscient que ce constat reste valable, à ma connaissance, pour certains types d’études. Le marché de l’emploi, en constante évolution, décidera de notre sort en temps voulu, qui sera je l’espère le meilleur qui soit.»

 

 

SOCIAL

Topmovies

Jobs in the picture