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30/10/2009

Fumer dans les cafés, pour ou contre?

Nous avons demandé à notre panel d'étudiants de nous donner leur avis sur l'interdiction de fumer dans les cafés qui risque d'être mise en place dans le futur.


Sara Ragazzo (23 ans)
Etudes en histoire de l’art et archéologie à Namur
«En tant que fumeuse, je dirais que cette législation me dérange dans le sens où les fumeurs sont de plus en plus considérés comme des parias de la société. Je ne pense pas que l’interdiction formelle soit une solution qui contente le tout un chacun. Il n’est certainement pas agréable pour des non-fumeurs d’avoir une sensation d’asphyxie en mangeant au restaurant ou lors d’un moment de détente entre amis autour d’un verre, tout comme il n’est pas agréable pour un fumeur de se voir obligé d’affronter la pluie et le froid pour savourer sa cigarette. Je pense que des aménagements adaptés dans les endroits publics tels que les restaurants et cafés auraient suffi à contenter tout le monde si ça s’était fait dans le respect de chacun. Evidemment, il y a toujours des gens incapables de faire preuve d’égard et de considération envers les autres, mais je reste convaincue que c’est une part infime de la population. Selon moi, tout comme l’indisposition causée par la fumée de cigarette pour les non-fumeurs porte atteinte, il en est de même pour les fumeurs qui se voient de plus en plus exclus des lieux publics.»
 
Flavien Roelandt (21 ans)
Bachelier en Sciences Humaines et Sociales à Mons (UMons)
«A partir du premier janvier 2010, il sera interdit de fumer dans les cafés qui proposent de la nourriture à leur clientèle. Un dilemme se pose alors pour leurs tenanciers: renoncer à une partie conséquente de leur clientèle ou cesser la vente de nourriture. Dans les deux cas, ce sont nous, les jeunes (fumeurs ou non) qui serons perdants. Car si la première solution n’aura pour effet que de mettre les plus accros à la clope à la porte, la seconde obligera ceux dont les bourses sont les moins pourvues à trouver un autre endroit où se sustenter, dans de 'vrais restos', à prix plus élevés donc. Malgré que je sois moi-même fumeur, j’ai accueilli cette initiative plutôt favorablement; mais je constate tout de même avec regret que l’on empiète de plus en plus sur nos libertés. Comme si, somme toute, cette décision politique était un aveu de la non-efficacité des multiples et ambitieuses campagnes de prévention anti-tabac lancées depuis des années. Et pourtant, à y regarder de plus près, il ne fait aucun doute que les ventes de cigarettes sont en recul (-17% en 6 ans selon le SPF Economie). Alors, effet d’annonce, rouage bien huilé ou coup d’épée dans l’eau? Je ne lis pas dans les marcs de café, mais je mettrais ma main au feu que cette mesure en fera crépiter plus d’un…»
 
Yohan Vincent (19 ans)
Bachelor en chimie à Mons
«Pour moi, cette interdiction prend tout son sens dans des lieux où une partie des consommateurs est non-fumeur, mais est toutefois bien obligée de fréquenter un endroit où elle devra côtoyer des fumeurs. Pour ne citer comme exemple, les trains ou les restaurants. En tant que non-fumeur, j’estime légitime le fait que je puisse me rendre dans un lieu pour exercer une activité, sans avoir à subir cette désagréable odeur de tabac. Prenons comme exemple un café offrant la possibilité au consommateur de s’offrir une partie de billard ou de kicker. Impossible d’avoir recours à ce type de divertissement sans devoir endurer les conséquences néfastes du tabac. Je pense que, vous en conviendrez certainement, l’odeur du tabac dénote sur l’individu d’un manque de fraicheur, n’est-ce pas? Pour ceux qui ne partagent pas mon avis, je leur demande s’ils seraient prêts à rencontrer leur patron après s’être introduit dans un café. Néanmoins, il serait normal que dans certains débits de boissons, on puisse autoriser une personne à fumer, pour autant que ce lieu soit majoritairement occupé par des fumeurs. Lors des soirées, il est normal de voir des personnes fumer, mais je proposerais, si la météo le permet, d’exercer cette activité à l’extérieur (l’air à l’intérieur étant déjà assez 'vicié' par la présence d’étudiants en surnombre!). Dans cette réflexion, je n’aborde pas volontairement la question des apports néfastes de la cigarette sur l’individu. En conclusion, si vous avez choisi malgré tout de fumer, de grâce, n’en faites pas subir les conséquences aux autres.»
  
 

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