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28/12/2009

DOSSIER: Des étudiants pas comme les autres!

Dans les auditoires des universités et des hautes écoles, on trouve une majorité d’étudiant(e)s plutôt classiques. Mais on en trouve aussi pas mal qui sortent du lot! Ne t’étonne donc pas si tu es un jour assis à côté d’une étudiante enceinte jusqu’aux dents ou d’une dame qui pourrait être ta grand-mère…


Quand études et sport de haut niveau font la paire…

Mathilde, 20 ans, étudie la biologie à l’Université Catholique de Louvain tout en menant une carrière sportive de haut niveau en escalade.
GUIDO: Comment parviens-tu à concilier carrière sportive et études?
Mathilde: Je bénéficie d’un programme de cours particulier mis en place par l’Université Catholique de Louvain. Cela signifie que mes deuxième et troisième années sont étalées sur trois ans au lieu de deux. Avant, je suivais un régime de cours tout à fait normal, mais ce rythme était vraiment très difficile à tenir. J’avais l’impression de ne pouvoir m’investir à fond ni dans la grimpe ni dans mes études. C’était plutôt frustrant. Aujourd’hui, la situation est beaucoup plus vivable.
GUIDO: Combien d’heures par semaine consacres-tu à tes entraînements sportifs?
Mathilde: Environ 20 à 25 heures. Les compétitions ont lieu le week-end, mais je dois bien souvent déborder sur le vendredi et le lundi quand elles se déroulent à l’étranger. Si je rate un cours ou un laboratoire ces jours-là, je peux toujours m’arranger avec les professeurs concernés pour les repasser. Le système est relativement flexible.
GUIDO: A quel âge as-tu commencé à aimer l’escalade?
Mathilde: J’ai grimpé pour la toute première fois à l’âge de 7 ou 8 ans lors d’une journée portes ouvertes dans une petite salle bruxelloise. J’ai aimé l’expérience et j’ai donc décidé de continuer. Ma première compétition a eu lieu vers 12 ans.
GUIDO: As-tu envisagé d’arrêter ce sport  au moment de commencer tes études?
Mathilde: Non, car je suis persuadée que c’est possible. Beaucoup de sportifs de haut niveau parviennent à concilier les deux, alors pourquoi pas moi? Et puis, dans le cadre d’un programme spécial, c’est tout-à-fait envisageable.
GUIDO: Te sens-tu différente des autres étudiants?
Mathilde: Oui, peut-être un peu étant donné que je suis beaucoup moins présente que certains. Cependant, je suis loin d’être considérée comme une curiosité par les autres étudiants. Ma relation avec eux est tout à fait normale: on discute de tout et de rien et parfois un peu de mes compétitions, mais elles ne sont pas au centre des conversations.
 
 
 
 
 
 
Etudiante et maman à temps plein
Eléonore, 23 ans, est maman d’une petite fille de 3 mois. Elle a terminé ses études de journalisme en juin, juste avant son accouchement. 
GUIDO: Avoir un enfant pendant tes études, c’était voulu ou totalement inattendu?
Eléonore: Voulu! J’ai rencontré mon compagnon il y a six ans et on habite ensemble depuis deux ans. On avait envie d’évoluer. D’autant plus que lui a déjà 31 ans et qu’il travaille depuis quelques années. Quand on a commencé à en parler, je dois bien avouer que j’étais moins enthousiaste que lui. Comme il ne me restait plus qu’une seule année d’études, je me disais qu’on pouvait peut-être patienter encore un peu. Mais mon compagnon m’a convaincue. J’ai juste émis une condition qui me paraissait essentielle: que la date prévue d’accouchement tombe après ma session de juin.
GUIDO: Tu étais donc enceinte pour ta session de décembre?   
Eléonore: Oui, je suis tombée enceinte mi-novembre et l’accouchement était prévu en juillet. Tout juste après mes derniers exams. Tout ce que j’espérais, c’est que notre bébé ne décide pas de pointer le bout de son nez avant. La session de Noël a été assez éprouvante: j’étais très fatiguée et j’avais des nausées. Ce qui n’aide pas quand on doit étudier. J’ai aussi dû revoir toute mon organisation. Pas question d’étudier jusqu’aux petites heures la veille d’un exam comme j’avais l’habitude de le faire les années précédentes. Je n’aurais jamais tenu le coup. J’ai donc commencé à étudier bien avant le blocus. Heureusement, j’ai réussi cette session ce qui m’a encouragé pour juin.
GUIDO: Comment ont réagi tes professeurs et les autres étudiants quand tu as annoncé ta grossesse?
Eléonore: Très bien! J’ai toujours réussi mes études en première sess’ et tout le monde était convaincu que ma grossesse n’allait pas m’empêcher de poursuivre sur cette lancée. Les étudiants et les profs étaient tous aux petits soins pour moi!
GUIDO: La session de juin a dû être encore plus difficile, non?  
Eléonore: Oui, car j’étais très proche de mon accouchement et super impatiente d’accueillir bientôt ma fille. J’avais beaucoup de mal à me concentrer sur mes études. Heureusement, j’ai aussi réussi cette session. Je réalise que j’ai eu beaucoup de chance d’avoir une grossesse aussi facile. Certaines femmes sont parfois contraintes de rester couchées plusieurs mois. Si ça avait été le cas, j’aurais dû repasser mes examens en septembre ou j’aurais peut-être même raté mon année.
GUIDO: Ta fille est donc née peu de temps après tes exams…
Eléonore: Oui, elle est née le 10 juillet soit moins d’un mois après. Juste au bon moment!   
GUIDO: Et si c’était à refaire?
Eléonore: Je signerais à nouveau sans hésitation! C’est un vrai bonheur…  Ça m’effrayait au début mais l’essentiel est surtout de bien s’organiser et de ne pas attendre la dernière minute pour commencer à étudier. Ceci dit, je suis convaincue qu’avoir un enfant pendant ses études n’est pas une décision qui se prend à la légère. L’idéal est que l’un des deux partenaires ait terminé ses études et qu’il ait déjà une situation d’emploi stable, mais aussi que les partenaires soient matures et le couple suffisamment solide pour résister aux moments de stress intense. Il faut vraiment peser le pour et le contre avant de se lancer dans cette aventure.
 
 
 
 
Il n’y a pas d’âge pour étudier!
Annette, 89 ans, a terminé ses études en littérature espagnole à l’Université de Liège en juin dernier.  
GUIDO: Pourquoi avoir décidé de reprendre des études à l’âge de 85 ans?
Annette: Je me suis toujours intéressée à la littérature latino-américaine qui est d’une grande richesse. Deux de mes petits-enfants parlent espagnol – l’un est parti au Mexique et l’autre en Espagne – et ce sont eux qui m’ont donné envie de prendre des cours de littérature espagnole.
GUIDO: Votre décision a-t-elle surpris votre entourage?
Annette: Ils étaient un peu étonnés au début, mais ils ont tout de suite trouvé extraordinaire que je continue à m’instruire à mon âge.
GUIDO: Que vous ont apporté ces études?
Annette: J’ai appris beaucoup de choses intéressantes en suivant ces cours. Si je peux désormais lire l’espagnol et l’écrire, je n’ai pas suffisamment de pratique que pour pouvoir le parler ou le comprendre. Suivre des cours me permettait aussi d’occuper mes journées et de bouger. Je ne passais pas les examens car j’étais inscrite comme élève libre, mais je réalisais par contre toujours le travail annuel.
GUIDO: Aviez-vous des contacts avec les autres étudiants?
Annette: Non, pas vraiment. Il m’est arrivé une fois ou l’autre de discuter ou d’échanger quelques mots avec certains d’entre eux mais je n’avais pas de vrais contacts. Vous savez, ils me considéraient un peu comme un fossile (rires).
GUIDO: Aviez-vous déjà étudié auparavant?
Annette: Quand j’étais jeune, j’ai étudié les langues germaniques à l’Université de Liège également. Je suis entrée en 1935 et j’ai été diplômée juste avant la guerre. Après, j’ai enseigné dans un athénée à Verviers où j’ai fait toute ma carrière jusqu’à ma pension. J’ai toujours eu une certaine facilité à apprendre les langues et c’est aussi pour cette raison que je me suis inscrite au cours de littérature espagnole.
16 ans et déjà à l’unif
Milan, 17 ans, étudie l’astrophysique depuis un an. Il est entré à l’Université de Liège à l’âge de 16 ans.  
GUIDO: Pour quelle raison es-tu en avance?
Milan: J’ai sauté ma sixième primaire et ma première secondaire. J’étudiais à l’époque dans une école française au Burkina-Faso (ndlr: Milan a partagé sa vie entre la Tchéquie, le Burkina Faso et l’île de la Réunion). Sauter ma sixième année était une idée de mes professeurs. Par contre, sauter ma première secondaire était mon idée. Je m’ennuyais tellement en classe que j’en ai parlé à mes parents. En accord avec les professeurs, je suis passé en deuxième secondaire.
GUIDO: Cette différence d’âge avec les autres étudiants de ta classe n’a-t-elle jamais joué en ta défaveur?
Milan: Un peu. Quand j’avais 11 ans, les autres élèves de ma classe me regardaient comme une bête curieuse. Mais aujourd’hui, cela ne pose plus aucun problème. Je ne me sens pas différent des autres étudiants. Sans doute parce que depuis l’âge de 11 ans, j’ai évolué avec des personnes qui avaient toujours deux ans de plus que moi.
GUIDO: Tu as beaucoup voyagé. Comment es-tu arrivé à l’Université de Liège?
Milan: Mon grand-père est liégeois et ma mère avait déjà un peu vécu ici. Comme l’Université de Liège possède une bonne réputation dans le domaine de l’astrophysique et que je ne souhaitais pas passer par les classes de prépa en France, on est tous venu habiter ici, avec mes parents et mes deux sœurs.
 
Inséparables jusque sur les bancs de l’école  
Claire et Sophie ont 18 ans, sont sœurs jumelles et font cette année leur premiers pas à l’unif… dans la même fac!
GUIDO: Etudier toutes les deux le droit, c’est un pur hasard ou une envie de ne pas se quitter?
Claire
: Un pur hasard! Sophie a toujours voulu étudier le droit et je dois avouer que son enthousiasme m’a un peu contaminé. En plus, comme nos parents nous ont encouragées à aller dans cette voie, on s’est toutes les deux inscrites en droit.
Sophie: Claire est un peu moins sûre de son choix que moi, mais elle a envie de tenter. Si ça lui plaît, tant mieux!
GUIDO: Avez-vous toujours été ensemble à l’école?
Sophie
: Oui, mais cela n’a pas joué dans le choix de nos études car même si on s’entend très bien, on est malgré tout très indépendantes. Par exemple, on a chacune nos propres amis. Seuls quelques-uns sont communs.
Claire: On est ensemble depuis l’école primaire. Jusqu’en sixième primaire, on était dans la même classe. Puis, on est allé à la même école en secondaire, mais dans des classes différentes. C’est ce qui nous a permis de devenir plus indépendantes l’une vis-à-vis de l’autre.
GUIDO: Etudier la même matière va-t-il vous permettre de vous aider mutuellement?
Sophie
: Sans doute. Par exemple, on pourrait se partager le travail pour les résumés de cours ou compter sur les notes de l’autre le jour où on n'a pas envie de se farcir un cours. Par contre, on a déjà décidé qu’on ne se mettrait pas dans les mêmes groupes de travail. Et puis, quand il s’agit d’étudier, c’est chacun pour soi évidemment. On ne peut pas vraiment s’aider dans ce cas-là.
 
Un étudiant retardataire
Antoine, 28 ans, est étudiant depuis l’âge de 19 ans, soit depuis neuf ans. Pourtant, il n’a pas étudié la médecine.
GUIDO: 28 ans et toujours aux études… Pourquoi?
Antoine
: Euh, disons que je n’ai pas toujours été très assidu! J’ai commencé mes études à l’âge de 19 ans après être parti une année aux Etats-Unis. Quand je suis rentré, je me suis inscrit en psycho. J’ai raté ma première année. Trop de guindailles. J’ai recommencé et j’ai raté à nouveau. Là, j’ai compris qu’il valait mieux que je change d’études. J’ai donc choisi d’étudier la communication. J’ai raté ma première année puis j’ai réussi les trois suivantes avant de rater la dernière. J’ai donc enfin mon diplôme depuis cette année.
GUIDO: Heureux d’être enfin diplômé?
Antoine
: Super heureux. Je commençais à saturer. Et puis, je côtoyais des gens bien plus jeunes que moi. Plus d’une fois, j’ai voulu arrêter, mais il me fallait absolument un diplôme. Aujourd’hui, c’est essentiel pour trouver un emploi. Parfois, ça ne suffit même pas.
GUIDO: A quoi attribues-tu ces échecs?
Antoine
: Aux fêtes principalement. Je n’arrivais pas à me contrôler. Je sortais toute l’année et même un peu pendant le blocus.
GUIDO: Tes parents t’ont-ils soutenu pendant neuf ans?
Antoine
: Non! Ils m’ont soutenu jusqu’à ma première année en commu mais quand j’ai raté, ils ont arrêté de me payer mes études. Heureusement, je n’avais pas de kot. Tout ce que je devais financer, c’était mon minerval, mes syllabi et mes fournitures scolaires. Tout l’argent de mon job d’été passait là-dedans et je devais aussi bosser un peu pendant l’année. Ce qui n’arrangeait pas les choses.
GUIDO: Ne crains-tu pas que les employeurs s’effraient en voyant ton CV?
Antoine: Si, un peu. D’ailleurs cela fait environ un mois que je postule et je n’ai encore rien trouvé. Je ne m’inquiète pas trop parce que ça ne fait pas non plus six mois que je suis sans emploi mais j’espère que ça ne posera pas trop de problèmes. C’est vrai que ça fait très mauvais genre d’expliquer à un employeur tous ces échecs…
 
Quand les people s’instruisent…
 * La brune piquante de la série Desperate Housewives, Eva Longoria, est inscrite à l’Université de Cal State Northridge en Californie où elle étudie les sciences politiques afin de mieux connaître l’histoire de la communauté latino dont elle est originaire. 
 * La célèbre Hermione de Harry Potter, Emma Watson, se retrouve cette année sur les bancs de l’Université de Brown dans le Rhode Island aux États-Unis. Elle y suit des cours de littérature. Emma Watson aurait démenti la rumeur selon laquelle elle serait arrivée en hélicoptère le premier jour de cours…
 * Ashley Judd, 41 ans et actrice de Tueurs nés, a repris le chemin de l’université. Elle s’est inscrite dans un master en administration publique à l’Université de Harvard (l’une des plus prestigieuses des États-Unis) afin de pouvoir davantage s’impliquer dans les œuvres humanitaires qu’elle soutient depuis plusieurs années. Elle possède déjà une licence en français obtenue en 1990.
 * Non contente d’être déjà mannequin, la britannique Lily Cole, 21 ans, est aussi étudiante en histoire de l’art à la prestigieuse Université de Cambridge. Ce qui n’empêche pas ce top-modèle au look atypique de garder un pied dans l’univers de la mode…
* Wyclef Jean, 36 ans et ancien musicien des Fugees, a dernièrement annoncé son intention de prendre des cours de musique à l'Université de Berklee à Boston. Il espère non seulement s’instruire mais aussi motiver les jeunes à suivre son exemple.
 

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