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25/06/2012

Des vacances "No glande"

Pauline s’investit dans son mouvement de jeunesse et Vincent parfait ses langues à l’étranger. Marine se porte volontaire à l’autre bout du globe et Félix bosse d’arrache-pied. Rencontre avec quatre étudiants qui, pendant les vacances, préfèrent l’action au sur-place



 

Pauline a choisi les mouvements de jeunesse
 
Pauline, 22 ans, est étudiante en relations publiques à l’Université Catholique de Louvain. Elle fait partie du Patro de Beaumont depuis l’âge de six ans.
 
GUIDO: Qui dit été dit camp?
Pauline: Oui! Je participe chaque été depuis dix-sept ans au camp annuel du mouvement de jeunesse dont je fais partie. Je suis animatrice d’une section depuis six ans et présidente de l’ensemble des sections depuis cinq ans. Cet été, ce sera mon dernier camp car je termine mes études et il est temps pour moi de passer à autre chose… J’aurai sans doute un petit pincement au cœur car le Patro fait partie de ma vie depuis longtemps.
 
GUIDO: Le camp, c’est une activité majeure de ton été?
Pauline: Avec les vacances à l’étranger, il s’agit en effet d’une activité incontournable. Le camp dure dix jours et se prépare longtemps à l’avance. C’est donc un moment que j’attends avec pas mal d’impatience.
 
GUIDO: Quel est ton meilleur souvenir de camp?
Pauline: Tous mes camps sont mémorables d’une façon ou d’une autre mais il y en a un qui sort du lot: mon dernier camp en tant qu’animée. Nos animatrices ont tout fait pour rendre ce camp inoubliable et il y avait une pointe de nostalgie dans l’air. Parmi les autres grands souvenirs, il y a aussi notre voyage en Hongrie avec ma section. On avait préparé le projet pendant deux ans en organisant toutes sortes d’événements – soirées, vente de lasagnes, … - histoire de récolter de l’argent.
 
GUIDO: Et le pire?
Pauline: C’était il y a quatre ans et il s’agissait de mon premier camp en tant que présidente de section. Il y a eu des intempéries et la prairie où les tentes se trouvaient a été complètement inondée. Il a fallu évacuer les filles qui s’y trouvaient et retrouver des places ailleurs. Les animatrices passaient leur temps à racler le réfectoire en pleurant et il y a eu de nombreuses malades, dont moi. Sur le moment, on peut dire que la situation était plutôt désagréable et qu’on n’en menait pas large. Aujourd’hui, avec le recul, on en rigole.
 
GUIDO: Une anecdote?
Pauline: Il y en a des tas mais disons que la fois où l’on a perdu un groupe de filles lors d’une activité road book, on a pas mal stressé en tant qu’animatrices. Plus de peur que de mal heureusement. Nous les avons retrouvées beaucoup moins angoissées que nous près du lieu de campement.
 
GUIDO: Qu’as-tu appris grâce aux mouvements de jeunesse?
Pauline: La vie en communauté et le sens du contact. En tant qu’animatrice et présidente, j’ai aussi appris à gérer un groupe et à avoir des responsabilités. C’est une expérience très enrichissante et un atout évident sur un CV. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le mettre en avant mais je suis convaincue que cela me servira un jour.
 
Félix s'est investi dans un job d'étudiant
 
Félix, 23 ans, est étudiant en journalisme à l’UCL. Il travaille chaque été depuis cinq ans pour une société de nettoyage située à Louvain-la-Neuve.
 
GUIDO: En quoi consiste ton job d’étudiant?
Félix: Chaque été, pendant environ quinze jours-trois semaines, je nettoie des bureaux et des kots désertés par les étudiants. J’époussète, je balaie, je nettoie, je récure… jusqu’à ce que ça brille!
 
GUIDO: Comment as-tu trouvé ce job?
Félix: Mon frère et ma sœur sont passés par là avant moi et comme il s’agit d’un job plutôt bien rémunéré, j’ai suivi leurs traces. C’est une société qui recrute pas mal d’étudiants pendant les vacances. Il a donc suffi d’un simple coup de fil pour que je sois engagé.
 
GUIDO: Tu remets ça cet été?
Félix: Non, je ferai l’impasse cette fois pour me concentrer sur mon mémoire que je dois remettre mi-août. Et comme je pars au camp au mois de juillet, il était impossible de tout concilier.
 
GUIDO: A quoi consacres-tu l’argent gagné?
Félix: Il me sert majoritairement à partir en vacances avec des potes le même été puis je garde le reste pour mes sorties et extras pendant l’année scolaire. Ça me permet de ne pas être continuellement fauché… J’ai la chance d’avoir des parents qui me paient mes études et ce dont j’ai besoin pour celles-ci. Je ne dois donc pas puiser dans l’argent gagné pendant mes vacances. Durant l’année scolaire, je ne bosse pas et me concentre sur mes études.
 
GUIDO: Ton meilleur souvenir?
Félix: C’était à la fin de ma deuxième année d’études. Le responsable de la société pour laquelle je bosse cherchait beaucoup d’étudiants et m’a demandé si je connaissais des personnes intéressées. J’ai donc formé une équipe composée de cinq ou six potes. C’était plus sympa d’être en groupe que seul dans des kots vides ou des entreprises. On discutait et on écoutait de la musique tout en bossant. Disons que le réveil matinal était nettement moins difficile…
 
GUIDO: Et le pire?
Félix: Chaque année, c’était la même rengaine. Quand il fallait nettoyer les kots du Cercle Industriel, absolument infâmes en fin d’année, on était tous dégoûtés et on n'avait qu’une seule envie: en finir au plus vite!
 
GUIDO: Une anecdote?
Félix: Un jour, alors que j’étais dans un état assez navrant suite à une fête la veille, je me suis endormi sur le lit du kot que j’étais occupé à nettoyer. Pas de chance, mon boss m’est tombé dessus… Je pensais pourtant avoir bien calculé l’heure de son passage. Heureusement, comme je bossais pour lui depuis trois ou quatre ans, cette situation l’a plus amusé qu’énervé. Mais je ne me serais jamais permis ce genre de choses au début!
 
 
Online
 
Tu aimerais bosser pendant tes vacances histoire de te faire un peu d’argent de poche? Ces quelques sites devraient t’aider à dénicher un job:
 
 
 
 
 
Vincent est parti en séjour linguistique au Canada
 
Vincent, 19 ans, est étudiant en marketing à l’EPHEC. Il est parti l’été dernier au Canada afin d’améliorer son anglais tout en se rendant utile.
 
GUIDO: Parle-nous de ton séjour…
Vincent: Je suis parti dans un vignoble à Vancouver, en Colombie Britannique, une province située sur la côte Ouest. Mon objectif était d’améliorer mon anglais tout en participant à un projet de volontariat. Je l’ai atteint: au bout de six semaines, je suis rentré avec un niveau d’anglais nettement meilleur et avec de chouettes souvenirs. L’organisation avec laquelle je suis parti m’avait proposé deux destinations dont l’Afrique du Sud. J’ai opté pour le Canada, un pays auquel je n’avais absolument pas pensé au départ.
 
GUIDO: Comment se déroulaient tes journées?
Vincent: Avec les autres bénévoles issus de France, de Suisse et d’Espagne, on travaillait cinq à six heures par jour dans le vignoble. On ramassait les grappes de raisins et on les triait ensuite. En fin de journée, on rejoignait la maison dans laquelle on logeait tous ensemble. Le soir, on était libres. Le propriétaire avait mis une voiture à notre disposition, ce qui nous permettait de bouger. Pendant notre temps libre, on a aussi voyagé un peu, sur l’île de Vancouver notamment.
 
GUIDO: Outre l’apprentissage de la langue, que t’a apporté cette expérience?
Vincent: Enormément d’assurance. J’ai été obligé de me débrouiller seul et ça m’a donné confiance en moi. Cette expérience m’a aussi apporté beaucoup de satisfaction personnelle car je l’ai vécue à 100%. C’est aussi l’occasion de s’ouvrir aux autres. J’ai moi-même le contact assez facile mais pour quelqu’un qui a un peu plus de mal de ce côté-là, ce type de séjour ne peut qu’être positif.
 
GUIDO: Recommanderais-tu ce genre d’expérience?
Vincent: Oui, sans hésitation ! Ceci dit, le séjour que j’ai effectué est plus intéressant pour l’apprentissage d’une langue que pour le volontariat. Je pense que quelqu’un qui recherche un vrai projet de bénévolat doit s’orienter vers une autre formule, davantage axée sur le travail au risque d’être déçu.
 
Marine a opté pour le volontariat en Thaïlande
 
Marine, 24 ans, est étudiante en sciences du travail. Elle a participé l’été dernier à un projet de volontariat en Thaïlande.
 
GUIDO: Parle-nous de cette aventure au bout du monde…
Marine: J’ai séjourné pendant quatre semaines à Singburi en Thaïlande, une province située à environ trois heures au Nord de Bangkok. Je logeais dans un petit village avec les autres bénévoles issus de France, des Pays-Bas, d’Allemagne ou de Belgique. La première semaine était consacrée à l’apprentissage de la culture du pays, les deux semaines suivantes étaient dédiées au volontariat et la dernière consistait en une semaine de détente à la plage.
 
GUIDO: A quel projet as-tu participé?
Marine: Je travaillais dans un orphelinat pour enfants âgés de 3 à 16 ans. Le but était de réaménager l’endroit. On a donc repeint les murs, poncé les sols, nettoyé les sanitaires… Nos journées débutaient à 9h30 et se terminaient à 16h environ. On passait aussi pas mal de temps à jouer avec les enfants pendant leurs pauses ou à leur donner des cours basiques en anglais. Ce n’était pas forcément évident étant donné que l’anglais n’était ni leur langue ni la nôtre…
 
GUIDO: As-tu aimé le pays?
Marine: Oui beaucoup. En fait, j’avais eu un vrai coup de cœur pour ce pays en voyant les photos d’amis partis là-bas avant moi pour d’autres projets de volontariat. J’étais ravie de m’y rendre et je n’ai pas été déçue.
 
GUIDO: As-tu eu l’occasion de voyager?
Marine: Oui, nous avions du temps libre le week-end, ce qui nous a permis de bouger. On a eu l’opportunité de voyager à Bangkok et à Kanchanaburi notamment. La dernière semaine à la plage était aussi l’occasion de voir du pays. 
 
GUIDO: Qu’est-ce qui a été le plus difficile?
Marine: J’ai eu un peu de mal quant à l’hygiène alimentaire. Il n’était pas rare de trouver des fourmis dans les plats ou des lézards dans le grille-pain. Et il a fallu s’habituer à la chaleur également. Mais le logement était très bien et avec une température de 40°C, ne pas avoir d’eau chaude ne posait pas vraiment de problème.
 
GUIDO: C’était ta première expérience en tant que bénévole?
Marine: Non, je le suis déjà pendant l’année. Une fois par semaine, je me rends quelques heures dans le service ergothérapie d’un hôpital. Je travaille surtout avec des personnes âgées: je discute avec elles, je joue à des jeux de société ou je les emmène à leurs différents soins. J’ai même déjà donné des cours basiques d’informatique.
 
GUIDO: Quel bilan tires-tu de ton séjour en Thaïlande?
Marine: C’était une expérience exceptionnelle. Etre entouré d’enfants orphelins qui, malgré tout ce qu’ils ont vécu, gardent le sourire, c’est une belle leçon de vie. Ce séjour m’a aussi appris à me débrouiller seule, sans famille ni amis à proximité, et à gérer mon impatience. Là-bas, ne pas pouvoir avoir de connexion Internet à toute heure du jour et de la nuit me semblait sans importance alors qu’ici, je trouverais ça irritant. Je suis rentrée beaucoup plus détendue.
 
GUIDO: Comment s’est passé le retour en Belgique?
Marine: Il m’a fallu quelques semaines avant de me réadapter à la vie ici. J’avais du mal à attacher de l’importance aux petits tracas de mes amis, qui me paraissaient si futiles en comparaison avec ce que je venais de vivre. Ça n’a pas été évident. J’ai gardé le contact avec quelques bénévoles belges rencontrés en Thaïlande et on continue à se voir de temps en temps. Cette expérience m’a permis de tisser des liens qui, je l’espère, seront durables.
 
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Et toi, tu fais quoi pendant les vacances?
 
«J’en profite pour faire du sport entre potes et je ne manque pas certains festivals, comme Werchter par exemple.»
Julien, 21 ans, étudiant en management
 
«Je pars en vacances, je sors puis j’étudie en août car je n’échappe généralement pas à la seconde sess.»
Maxime 22 ans, étudiant en marketing
 
«Je trouve un tas de bons plans pour partir pas cher à gauche et à droite et j’en profite pour me reposer!»
Elodie, 19 ans, étudiante en psychologie
 
«Je bosse un mois comme étudiante dans une chaîne de prêt-à-porter et, avec cet argent, je pars en vacances avec des copines.»
Charline, 21 ans, étudiante en graphisme
 
«Cette année, je dois effectuer un stage d’un mois en entreprise. J’ai donc décidé de ne pas travailler pour avoir l’occasion de profiter un peu de mes vacances quand même. Sinon, j’aime voir mes amis, bouger, sortir.»
Olivia, 20 ans, étudiante en communication

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