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26/11/2012

Tout schuss vers le ski!

Exutoire après une lourde session d’examens et moyen idéal de recharger tes batteries avant le prochain quadrimestre, tu ne manquerais les sports d’hiver pour rien au monde. Et si tu es déjà concentré – si, si, on en est sûr – sur tes examens, c’est aussi le moment de penser à réserver ton voyage. Guido a interrogé deux spécialistes des sports d’hiver pour t’aider à mieux comprendre les offres dites "student".

 


 


«On skie beaucoup, mais pas seulement…»

 

Thomas Paris est responsable du comité voyage du Cercle Solvay (Université Libre de Bruxelles). Un job à responsabilité puisqu’il doit jongler avec un budget dépassant le plus souvent les 100.000 euros. C’est qu’amener 400 personnes sur les pistes vertigineuses des Alpes et leur concocter une semaine au souvenir impérissable, cela demande une sérieuse dose d’investissement, pécuniaire certes, mais aussi en termes d’équipe.

 

GUIDO: Quand le délégué ski commence-t-il à réfléchir au voyage qu’il va proposer?

Thomas: Je sais depuis l’année passée que je serai en charge de ce voyage. Les premiers contacts, je les prends au mois d’août. Nous travaillons avec une agence spécialisée dans les voyages organisés à destination des étudiants (ndlr: Skikot, voir interview plus loin). Ils proposent des packages intéressants reprenant l’essentiel de ce qu’un étudiant attend d’un voyage au ski: le logement, le matériel et le skipass. Pour le reste, c’est nous qui nous retroussons les manches.

 

GUIDO: Pour faire quoi?

Thomas: La promotion de notre voyage d’abord. C’est bien beau d’organiser un voyage, mais si nous sommes deux pelés et trois tondus, cela ne va pas marcher. Le cercle a un budget de plus ou moins 100.000 euros pour ce voyage et nous devons à tout le moins être à l’équilibre. On doit penser à faire des affiches sympas, à faire vivre les comptes Facebook et Twitter liés au voyage. Plus on a de personnes qui nous ‘like’ et plus nous savons que nous atteindrons nos objectifs.

 

GUIDO: Et pour le reste?

Thomas: Voyager avec un cercle, c’est aussi s’attendre à profiter d’activités tous les jours. Pendant que certains skient, d’autres ont envie de s’éclater en journée et, le soir, tous ont envie de pouvoir se détendre au resto, au bar ou même dans notre boîte de nuit partenaire. Un voyage au ski, c’est quasiment des activités 24h/24. On ne peut rien laisser au hasard.

 

GUIDO: Quel est le principal avantage de voyager avec un cercle?

Thomas: Pour celles et ceux qui ont déjà fait, par exemple, des voyages ADEPS, c’est un peu pareil sauf que c’est tout le contraire. Rien n’est obligatoire. Tu skies, tu ne skies pas? Personne ne sera là pour te faire la moindre remarque. Tu dors deux heures par nuit? Nous ne sommes pas un organisme officiel et notre rôle n’est certainement pas de jouer les gendarmes. Par contre, tu bénéficies d’avantages certains.

 

GUIDO: Comme?

Thomas: Avant de partir, tu peux déjà avoir un pull, un T-shirt. Je sais que certains les gardent d’année en année. Une sorte de souvenir… Nous nous occupons aussi d’organiser le voyage. Quelques centaines de kilomètres en car, pour 400 personnes, cela demande un peu de logistique. Mais pour les participants, c’est surtout l’occasion de commencer à s’amuser dès Bruxelles. Généralement, on n’a pas encore atteint le ring que c’est déjà l’ambiance. Nous éditons aussi un ‘carnet de ski’ pour les participants. Comme ça, ils savent ce qui est organisé pour eux, ce qu’ils peuvent faire. Ils font leurs choix en connaissance de cause.

 

GUIDO: Des activités sont organisées… Mais quid des cours de ski?

Thomas: Quand nous parlons d’activités, c’est surtout l’occasion de s’amuser et, justement, de sortir de la routine du ski pour le ski. On aura toujours des gars qui partent, qui se lèvent à l’aube chaque matin, qui enchaînent les pistes et qui, le soir venu, s’endorment après avoir avalé un plat de pâtes. Et c’est comme ça durant toute la semaine. De notre côté, on organise des activités pour ceux qui en ont marre de skier et qui ont envie de s’éclater.

 

GUIDO: Ça fait un peu Club Med…

Thomas: J’ai envie de dire ‘en mieux’! Le voyage est organisé par des étudiants pour des étudiants. Du coup, entre ce que l’on aime organiser et ce que les participants aiment vivre, il y a souvent de nombreux points communs. Tous les soirs, nous organisons des soirées à thèmes. Cela va du roi du ski à la soirée all-in en passant par différents thèmes que nous allons encore définir. Il y a aussi des activités durant la journée. Un jeu de piste qui va permettre de vraiment profiter de la montagne sans forcément devoir être un as du ski, mais aussi un championnat de descente de luges avec jury et prix à la clé.

 

GUIDO: Des trucs plus inattendus? Plus fun?

Thomas: Le foot des neiges a toujours beaucoup de succès. Certains vont aussi élaborer les stratégies les plus folles pour créer des bonshommes de neige plus merveilleux les uns que les autres. Cela peut paraître un rien infantile, mais je vous promets que, une fois sur place, ils sont nombreux à se prendre au jeu. Je pense que c’est le côté agréable des sports d’hiver: on fait des trucs sans peur du ridicule, des trucs que l’on faisait parfois plus jeunes et qu’on aime d’autant plus quand c’est pour décompresser après une session d’examens. Nous allons aussi élire Mister et Miss Ski. C’est généralement un moment où l’ambiance est à son comble.

 

GUIDO: Une vraie compétition?

Thomas: Je parlerais plutôt d’émulation. Comme nous avons plusieurs sponsors qui nous suivent dans cette aventure, nous sommes en mesure d’offrir un pack de bienvenue à tous les participants dans lequel ils trouveront ce qu’on appelle les goodies. Boissons, snacks, magazines, capotes… Tout y est pour rendre le voyage agréable. Mais nous travaillons aussi avec un magasin de sport qui a pignon sur rue. Il nous permet d’organiser ces compétitions et d’offrir aux gagnants des prix qui valent vraiment la peine. Cette année, il y aura notamment un snowboard et des skis de bonne qualité à remporter. C’est toujours sympa de rentrer chez soi avec du matériel pour l’année suivante.

 

GUIDO: Justement, le matériel, il faut l’avoir avec soi?

Thomas: Lors de la réservation, les participants peuvent choisir le type de matériel en fonction de leur niveau. Pas très utile d’avoir des skis de compet’ quand on tremble comme une feuille devant une piste verte. Il y a aussi ceux qui veulent partir avec leur matériel, parce qu’ils aiment skier sur leurs skis. Là, c’est une question d’organisation pour pouvoir tout transporter, mais ça, c’est nous qui nous en occupons.

 

GUIDO: Qu’est-ce qui est obligatoire?

Thomas: Rien. Ce serait complètement contre-productif. Participe aux activités qui veut. Mieux: il ne faut pas forcément partir avec nous pour pouvoir participer aux activités. Imaginons que quatre potes aient envie de louer leur propre appart’, mais voudraient participer à nos activités. Pas de souci pour nous. Une petite participation aux frais et ils sont les bienvenus.

 

GUIDO: En parlant de frais, cela coûte cher?

Thomas: Pour 365 euros (pour les membres, les non-membres paient 385 euros), vous avez le transport, le logement et le skipass. Vous avez aussi accès aux activités, vous rentrez gratuitement dans la boîte qui travaille en partenariat avec notre cercle et vous bénéficiez bien évidemment de l’after-ski, offert par Skikot, qui permet de se réchauffer entre amis.

 

GUIDO: Le matériel? La nourriture?

Thomas: C’est laissé au choix des participants. Personnellement, je trouve que faire quelques courses dans le supermarché du coin et cuisiner entre potes est assez sympa. Mais il est toujours possible de commander les packs nourriture proposés sur le site de Skikot. Pour le matériel, c’est le même principe. Le plus simple, c’est de réserver un package lors de la réservation. Le matériel est dans une boutique partenaire et il ne faut pas trop se poser de questions. En plus, comme c’est un forfait, on n’a pas de surprise au niveau du prix.

 

GUIDO: Il y a souvent des surprises au niveau des ‘à-côtés’?

Thomas: Pas vraiment. Là encore, c’est une question de choix. On peut s’acheter quelques bières et faire la fête avant de sortir en boîte ou commander un alcool à 12 euros au bar de ladite boîte. Nous ne sommes pas là pour contrôler ce que font les participants. Par contre, nous avons des bars, des restaurants et des boîtes qui font des prix si l’on porte le bracelet du voyage Solvay. C’est une façon de pouvoir faire la fête en dépensant un peu moins.

 

GUIDO: Une anecdote?

Thomas: Il y a une légende qui dit qu’une année, les occupants d’un appartement avaient bouché toutes les issues de leur studio avec des sacs-poubelle pour le transformer en piscine. Vu de loin, c’est plutôt drôle, mais je n’ai pas trop envie de devoir gérer ce genre de soucis. Mon équipe et moi, nous sommes seize et notre but est de pouvoir, nous aussi, nous amuser.

 

 

 

 

 


 

« Ce qu’ils doivent prendre dans leurs bagages? Leur bonne humeur!»

 

Olivier Guillaume est manager de l’aile francophone de Skikot, l’organisme leader dans l’organisation de sports d’hiver pour étudiants en Belgique. Chaque année, ce ne sont pas moins de 30.000 séjours qui sont délivrés à des étudiants qui se disent plutôt ravis. Olivier Guillaume ne se sent jamais aussi bien que lorsqu’il peut offrir une semaine de bonheur aux étudiants qui font confiance à son organisation.

 

GUIDO: Il y a eu un gros changement cet été…

Olivier: Oui. Skikot a repris sous sa bannière les vacanciers Odyssée et Halloween. Désormais, nous formons une dream team qui nous permet d’offrir une expérience encore plus exceptionnelle à celles et ceux qui réservent leurs vacances aux sports d’hiver chez nous.

 

GUIDO: Quelles sont vos stations de prédilection?

Olivier: Val Thorens récolte à coup sûr la palme. C’est une perle située à 2300 mètres d’altitude, perchée face au domaine skiable des 3 Vallées. Cela offre des possibilités quasiment infinies aux fans de glisse, mais aussi à ceux qui sont moins à l’aise sur leurs planches. Puis, dans la station, tout le monde connaît désormais les Après-ski Skikot, un moment où tout le monde peut se retrouver pour faire la fête sans se soucier de rien. Nous en organisons partout où nous allons. Nous apprécions aussi les 2 Alpes et, cette année, nous souhaitons apporter une mention toute particulière au domaine skiable franco-suisse d’Avoriaz, aux luxueuses résidences avec piscines et jacuzzis de Saint Sorlin, mais aussi Risoul dans les Alpes du Sud. En bref, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets.

 

GUIDO: Comment bien choisir sa destination?

Olivier: C’est tout simple: choisir Skikot. Cela peut paraître facile de dire ça, mais il existe une réalité derrière cette phrase: nous connaissons les attentes des étudiants et l’effet d’échelle nous permet de leur offrir des solutions inabordables s’ils partaient individuellement. Nous choisissons les stations parce qu’elles ont une offre suffisante en bars, discothèques et que leur domaine skiable est suffisamment étendu pour contenter le plus grand nombre. Que ce soit en studios ou dans de luxueux appartements partagés entre plusieurs étudiants, notre leitmotiv est d’offrir un voyage inoubliable loin des parents.

 

GUIDO: Quelle est votre offre de base?

Olivier: Chez Skikot, la formule de base comprend le voyage A/R en autocar de luxe, l’hébergement en appartements, le skipass, les animations et la prestation des désormais célèbres Guides Skikot. Notre but: que les étudiants qui nous font confiance puissent se retrouver en fin de journée et faire la fête ensemble. Nous proposons une multitude d’activités sponsorisées par nos partenaires comme Jägermeister ou quelques bières belges. De la descente aux flambeaux aux barbecues en passant par les concours de luge, les restaurants savoyards, les happy hours ou les messages parties, on ne s’embête jamais en vacances de sports d’hiver.

 

GUIDO: Quels conseils donneriez-vous aux futurs vacanciers?

Olivier: De bien s’équiper. Quand je vois certains étudiants arriver aux autocars en T-shirt avec un sac d’un supermarché comme seul bagage, je me dis qu’ils ne se rendent pas bien compte des conditions climatiques en altitude. A titre d’exemple, nos guides sont équipés par O’Neill de la tête au pied. Une sorte d’exemple à suivre. Pour le reste, je leur conseillerais d’oublier la session qui vient de s’achever, plus ou moins bien selon les cas, et de laisser de la place dans leurs bagages pour leur bonne humeur. Skikot et leur cercle se sont occupés de tout. Ils ne doivent donc s’inquiéter de rien et se laisser guider au rythme des activités.

 

GUIDO: Réserver via le cercle ou directement via Skikot?

Olivier: Il faut surtout savoir ce que l’on veut faire de ses sports d’hiver. D’accord, ils ne sont pas nombreux, mais nous avons des étudiants qui profitent des sports d’hiver pour se reposer de leur session d’examens. Les autres viennent pour faire un peu de sport et s’amuser beaucoup. Tout est question d’équilibre. Les cercles proposent de nombreuses prestations annexes, des soirées à thèmes en station. Dans un cas comme dans l’autre, Skikot est en mesure de prendre toute la partie organisationnelle en mains avec de nombreuses options allant des assurances et des cours de ski à des tarifs forcément préférentiels.

 

GUIDO: A quoi faut-il (malgré tout) penser?

Olivier: A souscrire une bonne assurance. On peut être un roi de la glisse et devoir rentrer en avion sanitaire. On ne sait jamais ce qui peut se passer en montagne. C’est rare, mais cela n’arrive pas seulement aux autres. Sinon, avoir quelques plaquettes de Dafalgan dans ses bagages. L’altitude peut avoir des effets pervers sur le mal de tête. A moins que ce ne soit l’abus des Après-ski Skikot!

 

GUIDO: Une anecdote?

Olivier: Un moment pas vraiment marrant. Deux groupes, installés dans des appartements contigus, ont abattu le mur les séparant pour créer leur propre discothèque. Une drôle de discothèque d’ailleurs puisque lorsque nous nous sommes rendus dans les appartements, tout le monde était tout nu. Ils se sont sans doute bien amusés, mais la prise de tête avec les assurances et les responsables par la suite était à la hauteur des dégâts.

 

GUIDO: Vous refusez des étudiants?

Olivier: Chaque année, mais essentiellement parce que le nombre de places à notre disposition est limité. Sinon, nous n’avons pas de critères d’exclusion prédéfinis.

 

GUIDO: Un voyage réussi, c’est un voyage…

Olivier: Qui déborde d’ambiance. Bien évidemment, à l’approche de chaque voyage, on guette la météo. Le scénario idéal: de la poudreuse, un beau soleil, un ciel bleu et des températures juste assez chaudes pour que tout le monde revienne en pleine forme. Mais certaines années, c’est -30°C et tempête de neige… Heureusement, nous avons toujours les discothèques pour booster l’ambiance.


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