«Facebook m’a tuer»
Avec un milliard de membres disséminés aux quatre coins du globe, Facebook est devenu un réseau social (presque) incontournable. Si certains y racontent leur vie entière et publient des photos de leurs moindres faits et gestes, mieux vaut ne pas les imiter au risque de se mettre dans des situations pour le moins périlleuses. Quelques exemples de mésaventures vécues par des étudiants peu prudents…
Ils ont gaffé sur Facebook
Yasmine, 18 ans, étudiante en stylisme, s'est fait coincer par ses parents à une fête improvisée
«Pour pouvoir sortir jusqu’aux petites heures, j’ai dit à mes parents que je passais la soirée et la nuit chez une amie. Ce qu’ils ignoraient, c’est que les parents de cette copine en question étaient en vacances et que nous avions le champ libre. Une fois chez elle, j’ai posté un statut sur Facebook histoire d’indiquer à d’autres potes notre lieu de sortie et d’en motiver un maximum à nous rejoindre. Le hic, c’est que mon frère, qui est aussi sur Facebook et avec lequel je suis bien entendu amie sur le réseau, avait laissé sa session ouverte sur l’ordinateur familial. Ma mère est tombée dessus au moment même où mon statut s’affichait dans le fil d’actualité… Son appel ne s’est pas fait attendre et elle est venue me rechercher illico chez mon amie. Autant dire que j’ai passé un sale quart d’heure dans la voiture et que je me suis tapée la honte de ma vie vis-à-vis de mes potes qui sont venus me rejoindre ce soir-là alors que je n’étais même pas présente à la fête.»
Maxime, 18 ans, étudiant en publicité, a déclaré sa flamme à son ex après une soirée arrosée
«Ivre après une soirée, j’ai laissé plusieurs messages sur le mur de mon ex – avec laquelle c’est terminé depuis plusieurs mois et qui est recasée avec un autre – avant d’aller me coucher. Le lendemain matin, j’avais tout oublié jusqu’à ce que j’ouvre mon compte Facebook et que je découvre le message glacial – mais privé cette fois – envoyé par mon ex. Elle me disait que son copain était furieux, qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi et qu’elle m’avait définitivement rayé de sa liste d’amis. Je l’ai immédiatement appelée pour lui expliquer la situation et même si elle a compris, elle a préféré qu’on ne soit plus amis sur Facebook pour éviter ce genre de gaffes entrainant des disputes inutiles avec son copain. Quand je lui ai demandé de me rafraîchir la mémoire quant aux messages postés, j’ai halluciné. Je lui avais carrément déclaré ma flamme sur son mur! Le pire dans cette histoire, c’est sans doute de ne plus en avoir le moindre souvenir!»
Elodie, 22 ans, étudiante en communication, est tombée enceinte… sur Facebook!
«‘Qui veut une coupe de champ’?’, a dernièrement écrit une de mes copines en guise de statut. Clouée au lit avec une grippe, je réponds sur son mur que je ne vais pas pouvoir en profiter cette fois-ci et que cette situation risque de durer un moment. Résultat: certains de nos amis communs se sont directement imaginé que j’étais… enceinte! Les messages se sont mis à fuser de toutes parts et j’ai eu un mal fou à démentir cette fausse rumeur partie d’un simple commentaire écrit sur Facebook. Trois mois plus tard, on m’en parle encore! Dorénavant, je réfléchirai à deux fois quant au choix des mots avant de tapoter du clavier.»
Quand ça tourne mal: Ces bourdes qui ont fait la une des journaux
- Avril 2012: En Belgique, un employé critique ouvertement la politique de son employeur dans un statut Facebook, oubliant visiblement qu’il est ‘ami’ avec certains de ses collègues sur ce réseau. Conséquence: il est licencié sur le champ par son patron qui a moyennement apprécié son attitude.
- Mai 2012: En France, la résidence secondaire inoccupée d’un couple de Hollandais est prise d’assaut et vandalisée par plusieurs centaines de jeunes. ‘Invitation no limit. Venez avec des bouteilles. Possibilité d’accueillir 1200 personnes’ disait l’annonce lancée par deux internautes plutôt givrés via Facebook. Depuis, le tribunal a condamné ces petits rigolos à plusieurs mois de prison et à une amende salée de 15.000 euros.
- Septembre 2012: Aux Pays-Bas, une jeune fille souhaitant inviter quelques amis chez elle pour ses seize ans, a malencontreusement rendue l’annonce publique. Forwardée plusieurs dizaines de fois, l’invitation s’est répandue comme une tache d’huile. Des milliers de personnes ont débarqué chez elle le jour J tandis que des maisons et voitures du quartier ont été saccagées. Ce sont ses parents qui doivent être heureux…
Le phénomène Projet X
Projet X est un film américain sorti en mars 2012 et qui raconte l’histoire de trois adolescents qui organisent une énorme fête, histoire de sortir de l’anonymat. La fête en question, à laquelle un nombre impressionnant de personnes est convié, tourne mal et se termine en un véritable saccage des lieux. Ce film grotesque a malheureusement inspiré certains adolescents, de l’Europe aux Etats-Unis, et ce genre d’actes de vandalisme se multiplient depuis. Outre-Atlantique, un adolescent est même décédé lors d’une ‘fête’ ayant particulièrement dégénéré…
Gaffes & erreurs du géant Facebook
Il n’y a pas que les utilisateurs de ce réseau social qui commettent des bourdes… Le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, n’est lui-même pas à une gaffe près!
- Malgré les règles de confidentialité établies par le réseau social, une enquête menée par le Wall Street Journal a démontré en octobre 2010 que des données personnelles sur des utilisateurs avaient été communiquées à des annonceurs.
- Facebook change régulièrement ses paramètres de confidentialité entraînant la confusion totale auprès des utilisateurs. Le réseau a également tendance à régler par défaut ses paramètres sur le partage maximum. Face à un ras-le-bol général de la part des utilisateurs, Mark Zuckerberg a fait marche arrière en 2010.
- En septembre dernier, de nombreux internautes ont eu la désagréable surprise de voir apparaître sur leur profil d’anciens messages à caractère privé.
Ils ont quitté Facebook
Caroline, 18 ans, étudiante en médecine, a désactivé son compte pour arrêter de perdre son temps
«L’année dernière, j’ai désactivé mon compte parce que je voulais me concentrer sur mes études et arrêter de perdre mon temps à discuter pendant des heures avec des amis. En plus, entendre mon téléphone sonner à chaque notification me rendait folle. Bref, comme je devenais de plus en plus accro, j’ai voulu me couper totalement de ce réseau pendant une semaine au moins. Les réactions ne se sont pas fait attendre: certains ont cru, paniqués, que j’avais fait un tri dans mes amis et se sont offusqués. D’autres m’ont appelé pour me questionner quant à ce choix qu’il trouvait étrange et ridicule. Bref, j’ai été assaillie de toutes parts. Au final, j’ai tenu trois jours tellement la pression extérieure était forte. Désormais, j’ai choisi d’y aller moins souvent mais de rester connectée. Cela me permet d’éviter les réactions négatives de gens qui ne veulent décidément pas comprendre.»
Charlotte, 20 ans, étudiante en psychologie, était trop stressée par la compétition permanente du réseau
«J’ai supprimé mon profil depuis plusieurs mois déjà parce que ça me stressait. Facebook, c’est un peu une compétition permanente. C’est à celui qui aura le plus d’amis ou le plus de ‘likes’ sur une photo. C’est à celle qui aura la photo de profil la plus belle ou la plus originale. Je ne supportais plus de devoir me soucier de ce genre de choses futiles. Beaucoup de personnes de mon entourage ont trouvé étrange que je quitte ce réseau. Certains ont compris et hésitent même à m’imiter. D’autres n’ont pas saisi le sens de ma démarche. Par contre, j’ai choisi de désactiver et non de supprimer définitivement mon compte. Cela me permet de checker de temps en temps si des amis (des vrais cette fois) ont mis des photos de moi sur le réseau et de leur demander éventuellement de les supprimer. Pour l’instant, je gère beaucoup mieux ma vie sans Facebook et j’espère ne plus jamais avoir envie d’y retourner.»
10 bonnes raisons de quitter Facebook
- Tu ne seras plus obligé(e) de te farcir des statuts inintéressants et bourrés de fautes d’orthographe de certains ‘amis’.
- Dans le même genre, tu ne devras plus subir les photos d’un narcissisme extrême ou gnangnan à souhait publiées par tes contacts.
- Tu ne seras plus stressé(e) que personne ne commente ou réagisse à l’un de tes statuts ou à des photos postées.
- Tu montreras le bon exemple à ta cousine/nièce/voisine de 12 ans qui avait justement envie de t’imiter en s’inscrivant.
- Tu pourras mettre le temps passé sur Facebook au profit d’activités nettement plus intéressantes.
- Tu ne seras plus contraint(e) de suivre en live les nouvelles aventures amoureuses de ton ex ou, au contraire, de supporter ses sous-entendus à répétition.
- Tu ne devras plus subir les encarts publicitaires qui s’offrent gentiment à toi dès ton arrivée sur ta page d’accueil.
- Tu éviteras les demandes incessantes d’inscriptions à des jeux ridicules ou à des pages fans.
- Tu ne recevras plus de messages de dragueurs/dragueuses en quête d’une relation (et ayant repéré ton physique avantageux grâce à ta photo de profil).
- Tu n’auras plus ce désagréable sentiment d’être espionné.
Dire adieu à Facebook? Mode d’emploi
Pour mettre un terme à ta présence sur ce réseau social, deux solutions s’offrent à toi: désactiver ton compte ou supprimer ton compte. On t'explique la marche à suivre.
Désactiver son compte
Cette première solution rend les informations publiées sur ton profil inaccessibles mais sache que celles-ci restent néanmoins sur le serveur du réseau. Cela te permet, si tu changes finalement d’avis, de réactiver ton compte à tout moment.
Voici la marche à suivre:
- Sur ta page Facebook, clique sur la flèche qui se trouve en haut à droite, juste à côté de l’onglet ‘Accueil’.
- Choisis ‘Paramètres du compte’.
- Dans la liste située à gauche de l’écran, opte pour ‘sécurité’ puis ‘désactiver le compte’.
- Coche la raison (vraie ou fausse) de ton départ.
- Clique sur ‘Confirmer’.
- Le tour est joué.
Supprimer son compte
Cette seconde solution te permet de supprimer définitivement ton compte. Si tu souhaites te réinscrire un jour, il te faudra alors recréer un profil.
Voici la marche à suivre:
- Sur ta page Facebook, clique sur la flèche qui se trouve en haut à droite, juste à côté de l’onglet ‘Accueil’.
- Choisis ‘Aide’.
- Ecris ‘Supprimer’ dans le champ de recherche qui apparaît.
- Sélectionne ‘Supprimer définitivement mon compte’ parmi les phrases proposées.
- Un texte s’affiche alors. Clique sur le lien ‘Remplissez ce formulaire’ puis sur l’onglet ‘Supprimer mon compte’ dans la nouvelle fenêtre qui apparaît.
- Entre ton mot de passe et effectue le contrôle de sécurité proposé (il s’agit de recopier le texte apparaissant dans l’encadré).
- Ton compte sera supprimé quatorze jours plus tard, pour autant que tu ne te reconnectes pas entre-temps.
Big Brother is watching you
Il n’est pas rare qu’un employeur ait recours aux réseaux sociaux pour en savoir plus sur un futur employé potentiel. Raison pour laquelle il vaut mieux éviter de publier tout et n’importe quoi sur Facebook – ou tout autre site Internet d’ailleurs - et régler à la lettre ses paramètres de confidentialité. Gare aux photos de soirées sur lesquelles tu apparais dans un état avancé d’ébriété, aux statuts peu glorieux que tu affiches sur ton mur ou encore aux amis scandaleux qui pourraient nuire à ton image…
Un site américain d’emploi a dernièrement publié une liste des choses à éviter absolument sur les réseaux sociaux pour ne pas réduire ses chances d’embauche à néant. Ainsi, les futurs employeurs n’apprécieraient pas particulièrement les références aux drogues et à l’alcool, les messages à caractère sexuel, religieux et politique mais aussi les insultes et les fautes d’orthographe ou de grammaire. A bon entendeur…
Un guide de protection de la vie privée
C’est un article publié dans le Huffington Post qui l’affirme: suite à une demande de l’Etat irlandais au réseau social d’agir davantage en faveur de la protection de la vie privée des utilisateurs, Facebook vient de mettre en ligne un guide destiné à ceux qui hésiteraient encore à s’inscrire. «Nous sommes heureux d'annoncer le déploiement d'informations détaillées concernant la vie privée aux nouveaux utilisateurs dès le processus d'inscription à Facebook», précisait le fameux communiqué.