10 conseils pour réussir (à coup sûr) tes examens!
S’il n’y a plus de saisons, celles des examens nous reviennent souvent avec la précision d’un coucou suisse. Et, à chaque fois, la même angoisse s’empare de certains: comment réussir ses examens. Avec nos conseils, les choses devraient être plus simples et même vous permettre de dire que, vos examens, vous les avez réussis les doigts dans le nez.
Au risque de vous apparaître pour des vieux c***, il faut garder à l’esprit qu’une session d’examens ne s’improvise pas. D’ailleurs, si nos conseils sont judicieux, il y a de fortes chances que si tu ne les mets en pratique que maintenant cela soit déjà trop tard. Lot de consolation: tu pourras toujours t’en servir pour la session de juin, voire la seconde sess. Bon, prêt à réussir tes examens? Voici un peu de lecture bien utile.
Conseil 1: Va et participe aux cours
Si ton unif ou ton école supérieure organise des cours, ce n’est pas juste pour faire joli. Dans le cas contraire, cela s’appellerait des cours par correspondance. Et ces cours ont une utilité: la capacité à te faire ingurgiter la matière une première fois. «La première année, j’ai été envahi d’un sentiment de liberté. La différence par rapport aux humanités était énorme. Je ne devais plus rendre de compte à personne sauf à moi-même. La note a été salée en fin d’année. Lorsque je me suis plongé pour la première fois dans mes cours en fin d’année, je n’y comprenais non seulement rien, mais en plus, il était bien trop tard pour demander de l’aide à l’un ou l’autre copain plus assidus que moi aux cours,» se souvient Thomas, étudiant en première master en sciences politiques. Le conseil est donc simple: essaye de rater un minimum de cours et participe au maximum. Comprendre la matière est le premier pas vers la réussite. Certes, tous les profs ne sont pas adeptes du dialogue pendant leur cours magistral, mais tu pourras toujours te rabattre sur les assistants et sur les cours pratiques.
Conseil 2: Mets la théorie en pratique
Bis repetita. Ce conseil ressemble étrangement au premier conseil que nous te donnions et pourtant… Les travaux pratiques ont ceci de merveilleux qu’ils te permettent non seulement de revoir la matière sous un autre angle, mais surtout d’être en plus petit groupe et donc de vaincre plus facilement ta timidité légendaire pour poser les bonnes questions. Attention, conseil 1 et conseil 2 ne sont pas dissociables. Aller aux travaux pratiques ne sert strictement à rien si tu ne peux pas t’appuyer un minimum sur la théorie ingurgitée durant les cours. Eh oui, les études supérieures, c’est presque un job à temps plein.
Conseil 3: Gère tes priorités
Si tu as été au cours et aux travaux pratiques, tu dois avoir une vision assez globale de ce qui a été vu comme matière. À l’heure des révisions, la pile des syllabi est parfois impressionnante. «J’avais réellement peur de ne jamais y arriver. La masse de matière à ingurgiter était trop importante. C’est là qu’une copine m’a fait part de son astuce: n’étudier que les matières réellement vues au cours. Et bingo, mis à part l’une ou l’autre sous-question, j’ai été en mesure de répondre à la majorité des questions tout en ayant fait l’impasse sur d’autres parties du cours. Certes, cela ne marche pas à tous les coups, mais il y a malgré tout de fortes chances que les questions ou la majorité de celles-ci portent avant tout sur les propos du professeur,» nous raconte Martine, étudiante en droit. Et de fait, si le temps manque pour revoir toute la matière, mieux vaut en revoir bien une partie que la globalité de manière superficielle.
Conseil 4: Pars à la pêche aux questionnaires
On ne se permettra pas de traiter les professeurs de paresseux, mais force est de constater que leur matière, si elle n’est pas liée à des domaines susceptibles de changer au fil du temps, ne peut donner lieu à des milliers de questions différentes. Certes, leur libellé peut avoir été modifié, mais la teneur de la question reste la même. Christophe se souvient de sa réussite en économie politique: «Je ne comprenais rien au cours. J’ai raté l’examen trois fois. Jusqu’à ce que l’on me donne les questionnaires des cinq dernières années. Certes, il fallait se concentrer un peu pour voir les pièges tendus par le prof, mais le nombre de questions était somme toute restreint. Je me suis donc focalisé sur ces questions. Le résultat n’était pas forcément brillant, mais suffisant pour m’avoir retiré cette épine du pied». Attention, ne lisez pas ce que nous n’avons pas écrit. C’est un peu comme les investissements en banque: les questionnaires du passé et les résultats qu’ils ont pu engendrer n’engagent en rien l’auteur de ce conseil.
Conseil 5: Réunis des potes pour étudier
C’est fou ce que l’on peut se sentir seul devant son syllabus. Et aller étudier à la bibliothèque n’arrange pas forcément les choses. En plus, un peu comme dans un jeu télévisé, il est possible de profiter de l’émulation qu’entraîne un groupe. Attention, on ne parle pas ici de se retrouver pour aller écluser quelques chopes au café du coin, mais bien de s’entraîner encore et encore pour que les réponses arrivent un peu comme un coureur du 100 mètres développe ses foulées. «Nous sommes cinq copines. Pour chaque examen, on doit chacune préparer des questions sur une partie du cours. Ensuite, on se retrouve dans un de nos kots. Dans un premier temps, on relit la matière. Par tranches d’une demi-heure. À la fin de chacune des tranches, on prend un quart d’heure pour se poser les questions concernant ce que l’on n’a pas compris. Ensuite vient un moment presque amusant. On met toutes nos questions ensemble et on joue à Questions pour un champion. Souvent, cela permet aussi de mémoriser certaines notions,» raconte Audrey, étudiante en troisième BAC (droit).
Conseil 6: Commence par le plus simple
Un examen, c’est une grande quantité de matière à ingurgiter. Si, dès les premiers instants de ton étude, tu te rends compte que tu cours tout droit à l’indigestion, tu risques d’être dégoûté et de te détourner du droit chemin. «J’aime voir les choses avancer. Raison pour laquelle je découpe mon étude en différentes parties. Je commence par des choses simples, pour avancer vite. Cela me rend optimiste pour la suite. En plus, les choses simples sont souvent les bases à connaître pour pouvoir appréhender les matières plus complexes. On n’apprend pas à courir si l’on ne sait pas marcher. La combinaison du fait de voir les choses avancer et, en plus, d’être logique dans sa manière d’aborder la matière m’a toujours permis d’atteindre mon but plus rapidement que d’autres,» intervient Pierre, étudiant en architecture.
Conseil 7: Prends des notes claires
Prendre des notes ne veut pas forcément dire gribouiller quelques notes sur un bout de papier avec une écriture que l’on attribuerait aisément à un médecin. Pour que tes notes soient efficaces, tu dois partir du principe qu’elles devraient pouvoir être relues par un de tes camarades d’auditoire et être compréhensibles. C’est d’autant plus important que tu seras heureux de bénéficier de telles notes de la part de celles et ceux qui vont aux cours que tu ne suis pas avec assiduité. Un conseil dans le conseil: si tu prends des notes au cours, prends également le temps de remettre celles-ci au propre en faisant correspondre les éléments théoriques appropriés. Certes, c’est une contrainte hebdomadaire, mais cela aura un double effet positif: d’une part, tu n’auras pas peur de partager tes notes avec des amis qui, eux-mêmes, te proposeront spontanément les leurs, et, d’autre part, tu effectues déjà une pré-étude de la matière globale en l’étalant sur plus de temps.
Conseil 8: Écris correctement
Restons un instant dans le domaine de l’écriture. S’il s’agit d’un examen écrit, prends soin d’écrire de manière lisible, mais aussi de soigner ton orthographe et ta grammaire. Cela peut paraître idiot, mais un professeur (ou un assistant) qui ne doit pas faire d’effort pour lire une copie sera enclin à être plus léger dans sa correction, voire large dans sa manière de coter. Dans le même temps, t’imposer cet effort te permettra de te remettre les idées en place. Si tu en as le temps physique, rédige d’abord un brouillon avant de recopier ta réponse au propre en t’offrant une certaine latitude quant aux modifications apportées. Souvent, le fait même de te relire te permettra de voir où tu as manqué de jugeote. Il n’est alors pas très difficile de rectifier le tir. Enfin, si tu penses que l’orthographe ou la grammaire n’ont que peu d’importance puisque tu as la bonne réponse, tu te trompes. Des chercheurs en marketing ont scientifiquement établi que les entreprises qui publient des textes contenant des fautes d’orthographe perdaient en crédibilité auprès des consommateurs. Il en ira de même avec toi vis-à-vis de ton professeur.
Conseil 9: Habille-toi comme tu aimes
«J’avais décidé de porter une jupe serrante et des chaussures à talon. Pas vraiment mon style. Tout le temps où nous avons attendu dans le couloir avant de pouvoir passer notre oral, je n’ai pas osé m’asseoir. Et cela ne s’est pas arrangé lorsque j’ai dû présenter mon examen devant un professeur qui était sans doute aux anges mais qui me mettait passablement mal à l’aise,» raconte Céline, étudiante en droit. Cette mésaventure arrive tant aux filles qu’aux garçons, ces derniers étant plus gênés par leur costume qu’autre chose. Certes, une certaine étiquette entoure souvent les examens oraux, mais il est important de porter des vêtements dans lesquels tu te sens bien. L’achat d’un costume à la bonne taille – et pas la réutilisation de celui du grand frère qui n’est grand que par l’âge et pas la carrure – est ainsi un bon investissement. Pareil: si tu te sens mal à l’aise dans une jupe trop courte, rappelle-toi qu’il existe des modèles plus adaptés et que l’on ne réussit pas (forcément) ses examens à la séduction. Certains professeurs pourraient même le prendre mal.
Conseil 10: Soigne ton hygiène de vie
Tu l’auras compris en lisant les neuf conseils qui précèdent: passer ses examens est un véritable parcours du combattant. D’autres comparent le moment à une épreuve sportive. Autant dire que cela demande une bonne hygiène de vie. Notre dixième conseil sera donc de t’alimenter correctement et surtout de te souvenir qu’un esprit serein a plus de chance d’emmagasiner la matière qu’un esprit fatigué. En d’autres termes: dors et fais de bons repas. Certains chercheront aussi à se détendre juste avant un examen. «De mon côté, j’ai toujours été un adepte d’un bon cinoche la veille d’un examen. Cela m’impose de penser à autre chose et ainsi d’offrir à mes cellules grises le repos qu’elles méritent. Je ne crois pas à la mémorisation de dernière minute,» conclut Christophe.
Bien sûr, il y a autant d’astuces et de conseils qu’il y a d’étudiants et chacun devra y aller de ses propres capacités et de ses propres attentes avant de se mettre au travail. Pourtant, il est des choses qui valent pour tous. Ainsi, au moment de passer ton examen, tu prendras soin de bien lire l’énoncé de la question. Inutile de croire que le professeur essaye de te piéger au moment de rédiger ses questions. Par contre, il peut se montrer subtil et donc voir si, réellement, tu as les capacités requises pour comprendre la matière et la restituer de façon intelligente. De même, une fois la question bien comprise, prends le temps de réfléchir à ta réponse. Structure celle-ci, voire établis un plan sur papier. Ne commence à rédiger ta réponse qu’ensuite. Tu gagneras en précision et cela se traduira dans le résultat final.
Voilà. Ce ne sont que des conseils et rien ne remplacera jamais ton étude et ton implication dans ton cursus. La session sera longue. Il ne nous reste plus qu’à te souhaiter bonne m****!
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