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25/01/2016

KOT À L'HONNEUR: Le KAP Papyrus

Dans chaque numéro du Guido Magazine, nous mettons un kot-à-projet à l'honneur. Et c'est aujourd'hui le KAP Papyrus (sur le site de l'Alma) qui a accepté de répondre à nos questions.


Pourquoi un kot-à-projet?

Rhéa: Ça s'est un peu fait par hasard pour moi. J'habitais l'étage sous le Papyrus le soir de leur recrutement, il y a trois ans, j'ai vu de la lumière et je suis entrée. Il y avait un gros dragon dans le commu, j'ai trouvé ça classe, je suis restée.

Coco: À la base, je viens de Namur, je kotais chez mes parents (grosse ambiance) et donc je voulais un kot qui bouge, un kot chouette et pas trop cher, je me suis donc renseigné sur les kots-à-projets (KAP) et c'est exactement ce qu'il me fallait. J'ai cherché dans des KAP à projets sociaux, j'ai de la chance, je suis tombé sur le meilleur d'entre tous.

 

Le projet?

Coco: Nous sommes un kot de Louvain-en-Woluwe dont le projet tourne autour du handicap. Nous parlons de toutes sortes de handicaps, du handicap mental au handicap physique en passant par les handicaps sensoriels. De ce fait, nous organisons des activités de jour, des soupers, des soirées et même des tournois sportifs afin d'amener les gens à changer leur façon de voir ces différents handicaps. Nous avons aussi pour mission l'animation régulière d'adultes avec un retard mental qui résident sur le campus. Et ça marche, puisque nous entrons dans notre 35ème année! Ça fait de nous le plus ancien KAP d'Alma.
 

Les activités?

Rhéa: Il y en a plein! Notre projet de base est de proposer des activités un lundi sur deux aux résidents d'un centre d'hébergement qui se trouve sur le campus (la Bastide). Ce sont des adultes avec un retard mental léger à modéré. En dehors de ça, nous avons plusieurs activités phares permettant de sensibiliser les étudiants au monde du handicap. Je pense en particulier à notre tournoi de handisport au Q1 ou notre souper de sensibilisation au Q2, qui a un thème différent chaque année. Nous récoltons aussi les bouchons dans les KAP, nous organisons un cours de langue des signes avec le Kot à Côte… Nous nous adressons aussi aux plus jeunes; nous avons récemment animé des enfants de 5-6ème primaire sur le thème de la cécité grâce à une Braille Box prêtée par la Ligue Braille.

 

Différent d'un kot 'traditionnel'?

Rhéa: L'ambiance dans un KAP n'est pas la même que dans un kot normal. Les cokoteurs sont liés autour d'un projet pour lequel ils s'engagent, on est un peu une petite famille (séquence émotion). Et puis chez nous, on ne s'embête jamais. Il y a toujours une fête, une acti ou même un vieux crampage (mot montois: ne s'explique pas, se vit). En plus, le projet du Papy est très social. C'est forcément un avantage pour des gens qui sont pour la plupart des futurs soignants.

Coco: Il n'y a même pas de comparaison possible, dans un kot normal, il y a toujours l'une ou l'autre personne que l'on voit moins, il y a toujours des tensions parce qu'un tel a piqué le saucisson d'un autre etc... Dans un KAP, on est très 'famille', on est très soudé, on est comme une grande fratrie avec une maman (#rhéa). Personnellement ça m'apporte beaucoup au niveau bien-être parce qu'avec les études qu'on fait, on a vraiment besoin de beaucoup de soutien mental et je sais que si j'en cherche, je n'ai qu'à faire quelques mètres, pousser la porte de n'importe lequel de mes cokoteurs et je le trouverai.

 

Avantages et inconvénients?

Rhéa: Au niveau des avantages, je dirais: l'ambiance de folie au sein du kot, et même avec les autres KAP du campus. On a l'avantage de n'être qu'une grosse vingtaine sur le campus de Wolu, du coup on finit par tous plus ou moins se connaître. Entrer en KAP, c'est élargir son cercle d'amis d'une grosse centaine de personnes. Désavantages: Dis adieu à la notion d'intimité. Tout se sait toujours. La moindre bourde que tu fais, il y a onze personnes qui sont là pour rire de toi. De plus, il y a certaines obligations pas toujours amusantes mais comme leur nom l'indique, elles sont obligatoires…

 

Un meilleur souvenir?

Rhéa: Mon premier shotgun. Grande tradition au Papyrus.

Coco: Il n'y en a pas, ils sont tous inoubliables. #papylove #coeurcoeur #bisounours

 

Une anecdote?
Rhéa: Vu qu'on est le plus vieux KAP de l'Alma, on commence déjà à avoir la deuxième génération de Papyrussiens. C'est-à-dire qu'il y a 4 ans, la présidente du Papyrus était la fille d'une des fondatrices du Papyrus et cette année encore, une de nos cokoteuses est la fille d'une ancienne présidente.

Coco: Nous avons un tableau de 'gaffes', chaque fois que l'un d'entre nous en fait une, il reçoit une barre, chaque fois que dix barres apparaissent, la personne en question doit offrir un bac au kot. Après deux semaines, un des Papyrussiens (Florent, pour ne pas le citer…) s'est déjà retrouvé à devoir en payer trois quand les autres avaient à peine cinq barres en moyenne…

 


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