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27/02/2017

Les bons filons des étudiants pour gagner de l'argent sans (presque) rien faire!

C’est reparti. Les règles ont une nouvelle fois changé. Fini les 50 jours max de boulot par an. Désormais, c’est en heures que l’on définit les limites. 475 heures pour être précis. Alors nous, on est parti à la recherche de solutions pour gagner plus sans trop grignoter sur tes heures prestées.


Il y a d’abord le dilemme, éternel: faut-il bosser tout au long de l’année ou se concentrer sur les mois de vacances pour engranger un maximum de thunes et pouvoir se faire une année entièrement concentrée sur les études. Les deux écoles se valent et il est clair que c’est une question de tempérament comme nous l’ont montré nos rencontres.

«L’argent me brûle les doigts»

Audrey, étudiante en communication, se souvient de sa première année, difficile en termes pécuniaires. «Mes parents ont accepté que je fasse des études supérieures, mais je devais assumer de mon côté la bouffe et les sorties. Mon plan était simple: je bossais deux mois comme une folle, j’emmagasinais un maximum d’argent et je dépensais celui-ci au fil de l’année. Sauf que, comme de bien entendu, les choses ne se sont pas passées comme ça. Mi-octobre, j’avais déjà ‘mangé’ la moitié de mon capital. C’est comme si l’argent que j’avais me brûlait les doigts. À Noël, je n’avais plus rien et j’ai dû recommencer des baby-sittings pour avoir juste de quoi manger. Conséquence: ma seconde sess faisait peur à voir.»

L’exemple d’Audrey n’est malheureusement pas rare et si elle a réussi à redresser la barre en seconde sess, ce n’est pas toujours le cas. Le premier conseil est sans doute de n’opter pour cette solution que si tu sais avoir une volonté d’acier. L’argent perçu durant les deux mois d’été doit être équitablement réparti sur les dix mois qui suivent. Pierre, étudiant en architecture, a trouvé un moyen très simple (même si un peu archaïque) de faire. «Une fois mes salaires versés, je retire tout de mon compte et je divise la somme par dix. Chaque part est ensuite glissée dans une enveloppe et je sais que, chaque mois, je ne peux pas dépasser ce qu’il y a dans l’enveloppe. Mon défi, c’est d’arriver à avoir un reste et de le mettre dans l’enveloppe suivante. Cela fait trois ans que je fais comme ça et je suis même arrivé, à la fin de l’année dernière, à m’acheter le vélo dont je rêvais parce que j’avais fait des économies.»

Cela dit, il ne faut pas toujours faire appel à un bas de laine pour réfréner ses envies de dépense. À commencer par cette fonctionnalité qu’offrent certaines banques et qui consiste d’une part à bloquer les dépenses mensuelles, mais aussi d’inciter à une épargne automatique en reversant sur un compte d’épargne tout ce qui dépasse un certain montant à un moment donné. Enfin, il existe aussi des apps qui permettent de gérer son budget. Nous pensons à Study Money qui aura le bon goût de te prévenir lorsque tu fais un trou dans ton budget ou encore à Mint qui a le bon goût de vous donner des conseils pour épargner de l’argent.

«J'ai opté pour la brocante… virtuelle»

Eric, étudiant en graphisme, a vécu une expérience étonnante et en a fait un moyen de multiplier les revenus. «Le début de mon histoire est un peu triste. Ma grand-mère est décédée le jour de mes 18 ans. Mes parents m’ont alors proposé de faire une brocante avec toutes les affaires qui n’avaient pas été récupérées par la famille. Avec deux copains, on a participé à une brocante de printemps et on a été étonné de voir que du ‘brol’ nous permettait de gagner autant d’argent. En une journée, on s’est fait chacun 270 euros! Du coup, j’ai directement pensé à moderniser le concept. Après le grenier de ma grand-mère, je me suis occupé de celui de mes parents qui voulaient en faire un nouvel espace bien-être. Mais passer une journée dans le froid et la pluie, très peu pour moi. Du coup, je me suis tourné vers Internet et des sites comme 2ememain ou eBay. En fonction de la qualité de l’objet ou de son côté attractif, j’opte tantôt pour la vente directe tantôt pour les enchères. Je me souviens avoir eu, un jour, un vieux bureau en bois à vendre. Les enchères se sont envolées. Depuis, dès que je trouve un truc à vendre, je le mets sur un des sites et, le samedi, je vais faire un dépôt à la poste.»

L’idée demande bien évidemment un peu d’organisation et des choses à vendre. Vincent, un pote d’Eric, n’est plus étudiant. Mais il faisait partie de la première équipe, celle qui a vidé le grenier de la grand-mère, et il a décidé d’en faire un métier. Il s’est même fait une spécialité des meubles et autres toiles. Le reste, il le refourgue à Eric qui vend sur différents sites. Car c’est bien là que se situe le problème pour rendre cette solution efficace à long terme. Il faut toujours avoir des choses à vendre et cela prend souvent beaucoup de temps de récolter les objets. Pas de doute, travailler aux puces est un boulot à part entière.

Légalité quand tu nous tiens…

Attention… Pour ne pas dépasser son quota d’heures, il est parfois tentant de ne pas déclarer ses revenus. Un exemple: vendre des objets de particulier à particulier est une activité qui n’est pas considérée comme une activité professionnelle. Le fisc est-il en phase avec cette vision des choses? Pour chacune des activités que tu voudrais entreprendre, tente de prendre les bons conseils et vérifie que ce que tu fais se fait dans la légalité. Gagner quelques centaines d’euros par mois ne vaut réellement pas la peine si après quelques années, tu es rattrapé par un contrôleur qui te fera payer une note pour le moins salée.

«J'ai mis mon kot en location sur Airbnb»

Une autre solution est de louer ton kot ou ta voiture si tu n’en as pas besoin. Enfin… si tu as une solution alternative. Thomas, étudiant en droit, voulait se faire de l’argent de poche en gérant une colocation. «J’ai cherché un appartement trois chambres à louer. J’ai ensuite demandé au propriétaire s’il ne voyait pas d’inconvénient à ce que je sous-loue les chambres que je n’occuperais pas. Pour lui, pas d’objection pour autant que je reste le locataire principal et que je prenne, par là, tous les risques à ma charge. L’appartement n’était vraiment pas cher et je suis arrivé à relouer les chambres une centaine d’euros de plus que ce qu’elles me coûtaient réellement par mois. Résultat: 200 euros d’argent de poche supplémentaire pour mes dépenses quotidiennes.» Même principe pour Eva, étudiante en archéologie. «Après une année en kot, j’ai rencontré mon petit ami actuel. Nous avons décidé de vivre ensemble assez rapidement. Si mon kot était mieux situé, à quelques pas de la Grand-Place de Bruxelles, le sien était plus grand et dans un quartier que je préférais. Depuis que nous sommes chez lui, je mets mon kot sur Airbnb. Il est pris en moyenne une vingtaine de jours par mois. D’accord, c’est du boulot, mais rien que cela nous permet presque de payer la location de l’appartement de mon petit ami.»

Pour Marie, le deal s’est joué avec sa voiture. «J’ai reçu une voiture pour mon anniversaire. Pas pratique en ville où je suis obligée de la garer. En plus, j’ai mes habitudes avec les transports en commun. Il y a une bouche de métro à côté de chez moi et une autre aux portes de mon école. J’ai découvert Drivy tout à fait par hasard. Depuis, je mets ma voiture en location du lundi au vendredi pour une vingtaine d’euros par jour. Le service est vraiment top et comprend même une assurance en cas de problème. Le vendredi soir, je récupère ma voiture et je peux retourner chez mes parents. En moyenne, je gagne 300 euros par mois et je n’ai plus aucune amende de stationnement. Je gagne donc sur les deux tableaux.»

Calcul des heures

Attention… Si tu as l’habitude de travailler pour une société, par exemple pour faire le classement des archives, prends soin de correctement noter les heures réellement effectuées. Par habitude, ton employeur pourrait noter une journée alors que tu n’as fait, par exemple, que cinq heures. Tu serais alors le grand perdant puisque tu verras ton décompte soustrait de huit heures et tu perdrais l’occasion de gagner trois heures de boulot.

«Je prépare une vingtaine de couscous tous les vendredis!»

Il y a quelques années, d’aucuns organisaient chez eux des ‘restos clandestins’. Un concept qui marchait assez bien chez les étudiants puisque cela permettait aux uns de guindailler et de ripailler à bon prix tandis que les autres gagnaient quelque menue monnaie pour arrondir leurs fins de mois et, à leur tour, pouvoir guindailler sans craindre de grever un budget déjà tendu. Mais le web 2.0 est passé par là et les grands repas conviviaux font moins recette. Aujourd’hui, on se la joue traiteur. C’est en tout cas le choix de Mehdi, étudiant en Histoire. «J’adore cuisiner, depuis toujours. J’ai toujours cuisiné avec ma maman et mes tantes. Ce n’était pas forcément bien vu dans ma famille où un homme n’aurait rien à faire en cuisine. Pourtant, cela m’a permis d’apprendre quelques astuces qui, aujourd’hui, me sont bien utiles.» Et Mehdi de nous raconter comment il a découvert Menu Next Door. «Je suis marocain et j’ai pleinement joué la carte de la tradition. Je n’ai pas cours le vendredi. Du coup, chaque vendredi, je propose un menu typique. Petite entrée et couscous. Durant toute la semaine, les gens passent leur commande. Le vendredi matin, je vais faire mes courses et puis je cuisine l’après-midi. Au début, c’était un gimmick avec quelques potes. Mais mes potes en ont parlé à leurs potes et, aujourd’hui, c’est une vingtaine de couscous que je prépare tous les vendredis. Et je dois avouer que je m’en sors pas trop mal,» conclut-il dans un éclat de rire.

Cherche des jobs pertinents

Attention… Tu pourrais être tenté, pour faire de l’argent que l’on qualifiera de facile, d’accepter tout et n’importe quoi comme job. Dans le courant de tes études universitaires, essaye de multiplier les jobs en phase avec, d’une part, tes études et, d’autre part, tes aspirations professionnelles. Tu pourras ainsi commencer à intégrer des réseaux sociaux professionnels et enrichir ceux-ci d’expériences pertinentes. Dans le même temps, cela t’évitera de mentionner les pelouses tondues et autres gamins gardés pendant que leurs parents s’offraient un cinoche sur ton CV.

«Des petits boulots de jardinage ou de bricolage»

Puis il y a ceux qui ont de l’or dans les mains et qui n’hésitent pas à en profiter. Avec des sites comme List Minut, ils parviennent à valoriser leurs savoir-faire. Pour preuve: Antonin et Patrick, deux frères qui poursuivent leurs études universitaires. «J’ai la main verte. J’adore m’occuper des jardins. Celui de nos parents, mais aussi celui des autres. J’offre mes services à bon prix, mais mon agenda est toujours très bien rempli. Du coup, je prends l’air, je vis ma passion et j’ai de l’argent de poche pour une vie estudiantine comblée,» nous explique Patrick. Antonin, lui, est plutôt bricoleur. «Via le site, je trouve des petits boulots. Cela va de repeindre une chambre à changer un robinet dans une cuisine. Cela me permet de gérer au mieux mon agenda. En plus, les gens sont généralement généreux et m’offrent toujours un peu plus que le devis établi. En plus, on se fait mutuellement de la publicité, mon frère et moi. Lorsqu’il fait un jardin et qu’il entend que des gens sont coincés avec des petits travaux à faire, il parle de moi. Bien évidemment, je fais pareil lorsque je suis dans une maison et que je me rends compte que le jardin est laissé à l’abandon…»

La liste pourrait encore être longue. À chaque étudiant rencontré, on pouvait entendre l’histoire d’un pote ou du pote d’un pote qui a trouvé un filon pour bosser ou pour gagner ces quelques euros qui permettent de gagner un peu en confort. Baby-sitting, coursier à vélo, plongeur, serveur dans un bar… En fait, pratiquement tous les métiers peuvent aujourd’hui se décliner en mode étudiant. Autant dire que si tu ne trouves pas le tien, c’est sans doute parce que tu n’as pas besoin ou envie de bosser… 

Photo: Shutterstock


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