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03/06/2003

Graver, c’est grave?

Graver ou acheter? Le marché du disque perd des plumes. Le principal responsable de la chute des ventes est évidemment le CD vierge. Facile, pas cher et d’une qualité égale à celle du CD original, il permet aux fans de musique d’élargir sa cédéthèque au détriment… des artistes. Alors, les gars, graver, c’est grave?


JÉROME CANTINEAU (21) de Mons
étudie le marketing à Mons

Il ne faudrait pas mais, globalement, je suis pour les formes «classiques» de piratage informatique: jeux, programmes d’ordinateur ou des CD de compil de musique, les jeux et les softwares divers. C’est une question d’argent principalement. Quand on voit le prix de certains de ces programmes, on est content de pouvoir tout simplement les télécharger sur le Net ou les mettre sur CD pour l’installer par la suite. Je suis aussi un grand utilisateur du système MP3. Cela devient de moins en moins pratique car on tombe parfois sur des morceaux de mauvaise qualité. C’est néanmoins pratique pour acquérir des extraits musicaux, pour découvrir un artiste et (pourquoi pas?) courir par après chez son disquaire préféré. On dit que le piratage est interdit et pourtant, comme dans beaucoup d’autres domaines, il existe un phénomène: on nous donne le moyen de télécharger, de tricher, de graver et les mêmes entreprises qui nous donnent ces possibilités luttent contre ces systèmes! Ils nous donnent ainsi la machine et la matière première.

MAUD LEBAIN (22) de Charleroi
étudie les relations publiques à Namur

J’ai un graveur depuis plusieurs semaines. Je n’achetais déjà pas beaucoup de CD avant mon acquisition, mais maintenant, je n’en achète quasiment plus, ou uniquement ceux qui en valent vraiment la peine. Je loue des albums à la médiathèque et je les grave chez moi. Par contre, je me pose des questions concernant l’industrie de la musique qui doit être vachement en danger. Des gens doivent perdre de l’argent. Ca m’ennuierait que ce soit les artistes, malgré que beaucoup gagnent de l’or en barre. Je ne me sens pas en tort, c’était le même principe, il y a quelques années avec les cassettes vierges. Je ne vois plus mon disquaire très souvent, et ça doit être le cas pour beaucoup, à mon avis.

LAURENCE DUBOIS (23) de Bruxelles
étudie le marketing à Bruxelles
Je grave quelques CD, un peu comme tout le monde, je crois. Je ne les grave pas tous, néanmoins. Les disques des petits groupes qui ont juste de quoi vivre grâce à la vente de leurs albums, je les achète toujours. De toute façon, c’est un réel plaisir d’aller, une fois par semaine, acheter son CD chez son disquaire préféré. Il y a une espèce d’hypocrisie dans le milieu de la musique: des grosses firmes vendent des graveurs bien chers mais, en même temps, produisent des CD en demandant de ne pas les graver. Ils pensent vraiment que ceux qui achètent ces graveurs le font uniquement pour se faire des compils? Par contre, je désapprouve totalement tous ces petits commerces de CD copiés qui apparaissent.

DOLORES DUMORTIER (22) de Mons
étudie les sciences économiques à Mons

Oui, je grave des CD. Je n’ai pas de graveur, mais je connais plein de gens qui en possèdent (notamment ma meilleure copine) et qui me permettent de copier des albums, pour moi ou même pour ma famille. Dès que j’ai envie d’un nouveau CD, je le télécharge d’internet. Je suis évidemment contre toute forme de taxes sur les CD vierges ou les graveurs. Je n’ai pas l’impression d’enfreindre la loi; de toute façon, je ne pense pas que des contrôles (porte à porte) seront un jour effectués. Avant l’apparition des graveurs, j’achetais plus ou moins un CD par mois. Dorénavant, je n’en achète plus du tout. Certaines personnes préfèrent posséder l’orginal plutôt qu’une copie. Pour moi, c’est pareil, exepté du point de vue du portefeuille. De plus, je possède bien plus de CD qu’avant: je n’aurais pas acheté nombre d’entre eux, mais comme c’est si facile de les avoir gratuitement… Par contre, les disques des Enfoirés, je continue de les acheter, c’est pour la bonne cause!

BENOIT BIDAINE (20) d’Hannut
étudie (ingénieur civil) à Liège

Je grave aussi des CD, vu le prix de ceux-ci. J’en achète toujours malgré tout, surtout ceux des plus petits groupes parce que jouant moi-même dans un groupe qui a un CD, ça m’embêterait qu’on le grave. Quand je tombe sur un disque qui me plaît, j’ai tendance à dire; ‘Je le graverais bien!’, plutôt que ‘Je l’achèterais bien!’ En ce qui concerne une éventuelle taxe sur les CD vierges, je suis partagé: je suis défenseur, afin de pouvoir payer tous les intermédiaires, et contre, car ce serait pénaliser ceux qui les utilisent, entre autres, à des fins personnelles (comme moyen de transmettre des informations). De toute façon, avant, on copiait quand même les CD sur des cassettes. Ce qui joue un grand rôle, c’est le progrès dans la qualité des enregistrements, il y a une vraie concurrence pour les CD originaux, qui valent quand même parfois la peine uniquement pour la pochette. Quand on voit, en plus, que ce sont souvent les mêmes entreprises qui diffusent les CD vierges et les originaux,… il y a de quoi se poser des questions.

(LD)


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