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03/12/2018

MON PREMIER KOT: Home (pas vraiment) sweet home

Vivre en kot, c’est le début de la liberté. Mais c’est aussi le début des ennuis. Parce que tout ne se passe pas toujours comme dans un conte de fées comme le prouvent les expériences de nos témoins. Il existe toutefois des moyens d’optimiser les choses.


L’excitation a grimpé dès la fin du mois d’août. Cette année, tu quittes ta chambre d’enfant dans la maison familiale pour intégrer un kot. Après quelques mois, tu déchantes. Ce qui te semblait le rêve absolu n’est, en fin de compte, qu’une succession de compromis. Vivre ‘seul’ est une aventure en soi, mais, c’est certain, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.

Seul ou en colocation

La première question que tu as dû te poser aura été de déterminer si tu préfères vivre seul(e) ou en colocation. Certes, il y a la question du coût des choses. Un kot seul revient souvent plus cher qu’une colocation où les frais liés aux communs se partagent entre les différents habitants d’un même logement. Pour Thomas, étudiant en journalisme, cela a été clairement un choix. Il ne voulait pas être seul, surtout pour rencontrer de nouvelles personnes. «Vivre seul, je le faisais déjà quand je vivais chez mes parents. Le grenier a été aménagé en studio et j’avais une totale liberté. Pour finir, ce qui m’énervait le plus, c’était de devoir passer par leur salon pour rentrer chez moi. Un rien gênant lorsque j’avais envie de ramener une fille, invariablement considérée de facto comme ma petite amie. J’ai donc trouvé une colocation tout près de l’unif. Pratique. Quand j’ai visité l’appartement, tout était nickel. Un grand écran télé dans le commun, des chambres propres et des sanitaires en suffisance puisqu’il y a deux toilettes pour quatre personnes. Ma première erreur a été de visiter l’appartement vide, sans les autres colocataires. Après deux mois, je dois me rendre à l’évidence. Entre le dingue de jeux vidéo, celui qui aurait pu choisir d’intégrer un monastère et le troisième qui n’est jamais là, je n’ai pas vraiment trouvé l’occasion de me faire de nouveaux amis.»

Notre conseil: Vivre en communauté n’est pas simple. Le dicton populaire dit ‘qui se ressemble, s’assemble’. C’est souvent le cas en termes de colocation. Si tes aspirations sont drastiquement différentes, il y a fort peu de chances que tu puisses nouer des contacts intéressants. Notre conseil est simple: si tu envisages une colocation avec des gens que tu ne connais pas, tu dois les rencontrer au préalable et t’assurer que vous pourrez vivre ensemble à tout le moins pendant un an.

En couple… ou pas

En fait, décider de s’installer en couple durant ses études, c’est un peu comme une colocation. Cela peut très bien se passer, mais cela peut aussi être une véritable catastrophe comme se souvient Audrey, étudiante en sciences politiques. «J’ai rencontré mon petit ami à la fin de mes études secondaires. Nous vivions chacun chez nos parents respectifs. Nous avons assisté, tous les deux, aux différentes journées portes ouvertes dans les différentes sections. On a décidé de s’inscrire tous les deux en sciences politiques. Moi, c’est quelque chose que je veux faire depuis toujours. Ce n’était pas forcément le cas d’Yves, mon petit ami. Enfin, mon ex-petit ami. Le début de l’année a été génial. Nous étions libres et on pouvait faire ce que l’on voulait. Les choses se sont corsées lorsque les premiers travaux sont apparus. Mes études sont réellement importantes pour moi. Pas pour Yves. Nous avons donc vécu une vie à deux vitesses. Lui ne voyait que la partie guindaille alors que je souhaitais m’impliquer dans le cursus. Autant dire que cela a vite créé des tensions entre nous. Il est difficile de vivre avec quelqu’un qui se lève tous les jours à midi alors que l’on doit être en bibliothèque aux petites heures du matin. Au fil de nos disputes, nous avons décidé de nous séparer. Il est parti. Depuis, je suis à la recherche d’une colocataire, mais j’ai placé mes exigences à la hausse.»

Notre conseil: Vivre en couple est bien plus qu’un concept. Si tu décides de le faire, vérifie tout d’abord que vous êtes sur la même longueur d’onde quant à la manière de vivre. Certes, vos différences renforcent sans doute l’unité de votre couple, mais le quotidien possède, lui aussi, ses exigences. Se séparer à cause de peccadilles du quotidien, à ton âge, c’est pour le moins dommage. Il est parfois préférable de vivre chacun de son côté et de se retrouver, même si c’est souvent, pour apprendre à se connaître.

Chacun pour soi ou tous pour un

Les autres écueils liés au fait de vivre avec d’autres est que nous avons chacun nos habitudes. Lucie, future infirmière, a tendance à être un peu à cheval sur l’hygiène. Si, manifestement, cela lui rend de grands services dans sa future carrière, cela a été beaucoup moins le cas avec les personnes qui partageaient son appartement. «J’ai tendance à aimer les choses propres et bien rangées. On me met en garde, à longueur de journée, sur la propagation des bactéries. Ce n’est pas pour que, une fois rentrée chez moi, je doive vivre dans une sorte de bouillon de culture. Pourtant, c’était bien le cas. Il n’était pas rare que lorsque je rentre de mes stages, je retrouve les repas des jours précédents toujours dans l’évier. Vu la chaleur qu’il a fait ces derniers mois, le niveau de décomposition était tel que je ne pouvais pas laisser les choses en l’état. Aujourd’hui, je suis à la recherche d’un studio où je pourrais vivre seule. Être obligée de toujours être celle qui nettoie parce que la saleté n’embête pas les autres, j’en ai vraiment marre.»

Notre conseil: Il est toujours préférable d’établir des plannings de tâches. Si certains supportent très bien l’odeur d’une poubelle qui macère depuis des jours et des jours dans le hall d’entrée, d’autres en seront profondément mal à l’aise. De là à en faire des larbins qui en désespoir de cause font le ménage à la place des autres, il n’y a qu’un pas. Souvent, ce pas est celui qui mène à d’innombrables bagarres et au manque de sérénité pourtant nécessaire à la réussite de ses études.

Chez soi ou chez l’habitant

Si tous les inconvénients de la colocation ont fini de te convaincre qu’il est préférable de vivre seul(e), tu n’auras pas forcément les moyens de loger dans ton propre appartement. Il y a alors moyen de louer une chambre ou un mini-appartement chez des gens. Mais là aussi, il s’agit de cohabitation. Marie, étudiante en sciences économiques, se souvient: «La première maison dans laquelle j’ai logé était plutôt sympa. Il y avait un grand jardin et la chambre était plutôt spacieuse. Sauf que, la première fois où j’ai voulu prendre un bain de soleil dans le jardin, j’ai allumé tous les warnings chez ma logeuse. Sans doute un peu jalouse et voyant que son mari reprenait goût pour le jardinage (rires), elle a voulu établir des règles. Je devais prévenir au moins la veille si je voulais aller dans le jardin. Pareil pour les sorties. J’avais une vraie vie d’étudiante avec ce que cela peut comporter de sorties diverses et variées. Pourtant, ma logeuse ne l’entendait pas de cette oreille. Elle a même instauré un couvre-feu. Du coup, j’ai multiplié les nuits passées chez des potes, avec plus ou moins de confort. Dans le même temps, durant mes blocus, cela ne l’empêchait pas de me demander de garder ses enfants qui, pleins d’énergie, avaient envie de jouer au jardin.»

Notre conseil: Si tu loges chez l’habitant, mieux vaut directement déterminer si vous pouvez cohabiter de la meilleure des manières. Certains se moqueront totalement de l’heure à laquelle tu rentres alors que d’autres ne supporteront pas de t’entendre gravir les escaliers après une certaine heure. En établissant clairement des règles, par exemple pour savoir dans quelle mesure tu peux utiliser les communs, le jardin, la cuisine, mais aussi comment vous allez gérer le fait que tu as une vie d’étudiant(e) à construire avec ce que cela comporte de désagréments.

On le voit, la vie en kot, quels que soient les choix effectués, n’est pas toujours des plus simples. Toutefois, un peu de compréhension et de communication entre tous les intervenants devraient amplement suffire à te faire passer une année sereine, amusante et efficace en termes d’études. C’est en tous cas tout le mal que l’on te souhaite.  


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