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06/05/2019

En immersion dans le GLION INSTITUTE OF HIGHER EDUCATION

Pour ce numéro, direction la Suisse, Montreux plus précisément, pour une immersion dans un cadre d'étude exceptionnel. C'est en effet niché sur une colline offrant une vue plongeante sur le lac Léman que le Glion Institute Of Higher Education propose une formation reconnue et prestigieuse en management hôtelier. Nous avons eu l'occasion de passer deux jours dans cet environnement de prestige dont les maîtres-mots sont excellence, multiculturalité et passion.



De gauche à droite: Joy, Pauline, Matthieu et Julie

Nul doute que la réputation de cet institut n'est plus à faire. Classé quatrième au dernier classement mondial des écoles supérieures en management hôtelier, Glion peut également se targuer d'être numéro un quand il s'agit de la réputation de ses étudiants auprès des employeurs. Une renommée additionnée à une foison de débouchés proposés, avec 98% des étudiants qui ont au minimum une offre d'emploi qui les attend avant l'obtention de leur diplômé, bien sûr dans l'hôtellerie, mais aussi dans le tourisme, les événements, les parcs à thèmes, le commerce du luxe, le divertissement, la finance, les événements internationaux… Une réputation qui a immédiatement séduit Julie, étudiante en Master Luxe à Glion: «Suite à la visite de différentes écoles, c'est surtout l'ambiance de Glion qui m'a permis de faire mon choix. Ainsi que l'empathie et le contact humain des personnes responsables du choix des étudiants. Et aussi le fait qu'on forme pour ainsi dire une 'petite famille', avec des petites classes qui nous permettent d'être très proches de professeurs.»

99 nationalités différentes

Dans les couloirs de cette école supérieure d'un autre genre se côtoient des étudiants venant des quatre coins du monde (99 nationalités différentes), tous tirés à quatre épingles (le dresscode impose en effet le costume-cravate pour les hommes et le tailleur pour les femmes pendant les heures de cours). Matthieu, étudiant français de 17 ans, ne voit pas ce costume comme une entrave à une vie d'étudiant 'normale': «Pendant les cours, on est tous en costume, mais dès vingt heures, quand on descend au restaurant en bas, plus personne n'est habillé de la sorte. On démarre alors notre vie d'étudiant. Et le week-end, on sort comme tous les autres étudiants faire la fête à Montreux.» Pour la 'modique' somme de 50.000 euros par an (l'excellence a un prix), ils sont nourris et logés au sein-même de l'établissement dans des chambres de deux le plus souvent, dont les locataires sont choisis en fonction de leurs nationalités différentes pour favoriser les échanges et le multiculturalisme. «Il y a une grande entraide entre les étudiants et une diversité qui permet de rencontrer des personnes du monde entier, c'est très intéressant de travailler avec des personnes de cultures différentes,» nous explique Pauline, étudiante française également en Master Luxe. Joy, 29 ans en reconversion après une carrière de danseuse, a, elle aussi, ressenti les différences de cultures lorsqu'elle a été amenée à travailler avec d'autres étudiants. «Nous, les Européens, sommes plus affranchis, à dire immédiatement ce que l'on pense face à des Asiatiques nettement plus réservés et plus respectueux de la parole de l'autre. Ça nous apprend aussi à nous mettre en retrait pour laisser plus de place à ces personnes qui ne s'imposent pas d'eux-mêmes.» C'est ce qui explique très certainement ce lien de communauté qui s'impose immédiatement entre les étudiants, même en-dehors de la salle de classe. Et ce n'est pas Matthieu qui dira le contraire: «Après trois jours, j'avais déjà constitué mon groupe d'amis, on se parle beaucoup entre nos services au restaurant ou à la réception.»

Si c'est principalement vers le management que les étudiants se dirigeront après leurs études, la philosophie de l'établissement veut qu'ils commencent par le service en salle et en cuisine afin de toucher au mieux aux réalités du métier, que ce soit dans le restaurant gastronomique (Le Bellevue, noté 15/20 au Gault & Millau) ou dans sa déclinaison bien-être (Le Fresh). L'occasion pour eux d'être coachés par des maîtres du genre, les Meilleurs Ouvriers de France (MOF), ces cuisiniers au col bleu-blanc-rouge qui imposent le respect aux participants de Top Chef. Comme Dominique Toulousy, ancien chef d'un restaurant doublement étoilé qui a décidé de finir sa carrière dans le restaurant d'apprentissage de Glion où ils supervisent les étudiants en cuisine.

La tête dans les étoiles

Au niveau des cursus proposés par les trois écoles de Glion, Bulle (aussi en Suisse) et Londres, on peut épingler le bachelor divisé en sept semestres, dont uniquement le premier s'effectue sur le campus de Glion. Ce premier semestre compte cinq modules de cours de quatre semaines (700 heures d'enseignement) au cours desquels les étudiants découvrent plusieurs disciplines en immersion (gastronomie, expérience client, prise de parole en public, attitude dans le luxe, dresscode, art de la table, immersion dans le FNB, …).

En addition de ce programme de bachelier, de nombreux masters sont également proposés. Au programme de cette année, on peut notamment épingler quatre nouveaux masters dispensés aux étudiants: un master généraliste (hospitality immersion, finance et marketing dans l'hôtellerie, talent management), un master en Hospitality Entrepreneurship & Innovation (pour mieux comprendre le monde de l'hospitalité, se focalisant ensuite sur l'entrepreneuriat et l'innovation), un master en Luxury Management and Guest Experience (cours d'économie et de sociologie du luxe) et un master en Finance, Real Estate and Hotel Development (master sur l'immobilier, la finance et le développement d'hôtels). Pour chaque master, deux semestres de cours sont toujours couplés avec un semestre de stage à l'étranger pour immerger au mieux l'étudiant dans son futur environnement de travail.

Comme on le disait en introduction, les étudiants de Glion sont à coup sûr certains de recevoir au minimum une offre d'emploi à la fin de leurs études. Mais savent-ils pour autant quel axe donner à leur carrière future? Pour Julie, ce sera soit dans le domaine du sales-marketing soit dans les ressources humaines. Sans perdre de vue le rêve ultime de sa vie: monter son propre hôtel: «J'aimerais occuper plusieurs postes dans l'hôtellerie, ce qui me permettrait de connaître beaucoup de choses dans mon domaine. Pour créer ensuite mon propre petit hôtel. M'installer dans un chouette endroit et faire les choses à ma manière.» Pour Joy, le chemin semble quelque peu différent: «Venant moi-même du monde de l'événementiel, j'aimerais rester dans ce domaine. Mais je reste ouverte pour la suite, il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer dans une carrière.» Il ne nous reste donc plus qu'à souhaiter le meilleur à ces étudiants de l'excellence qui malgré leurs pieds bien sur terre ont déjà tous la tête dans les étoiles (Michelin?).

 

Une Belge à Glion

Ils ne sont pas nombreux, les étudiants belges à Glion. Pourtant, au détour d'une dégustation au Fresh, le restaurant healthy de l'école, nous avons eu la chance d'être servis par Valentine, une jeune étudiante de 19 ans originaire de Braine-le-Comte, l'occasion pour nous d'essayer d'en savoir un peu plus sur son quotidien glionais.



(c) Joëlle Rochette


GUIDO: Pourquoi avoir choisi d'effectuer tes études ici?
Valentine
: La Suisse a toujours été mon premier choix avant même de m’intéresser aux institutions belges. Le programme combine la pratique avec la théorie, ce qui nous permet d’avoir une certaine expérience professionnelle avant de commencer à travailler. Une autre chose qui m’a attirée, c’est la proximité avec les professeurs.

GUIDO: Tu es loin de chez toi, ce déracinement n'est-il pas difficile à vivre?
Valentine
: En arrivant ici, je me suis directement sentie à ma place malgré certaines appréhensions. Je garde en tête que le fait de vivre loin de chez moi a ses avantages et me permet d’être plus indépendante.

GUIDO: Les hôtels hauts de gamme, les restaurants étoilés, le monde du luxe, c'est un univers qui fait rêver?
Valentine
: Je pense que cela fait rêver beaucoup de monde, mais c’est important aussi d’être conscient des sacrifices qui accompagnent ce domaine. Glion a un réseau assez large qui nous permet de nous développer dans différents domaines après l’obtention de notre diplôme et cela va au-delà de l’hôtellerie.

GUIDO: Ce secteur demande également de ne pas compter ses heures, de beaucoup devoir travailler pour y arriver, ça ne te fait pas peur?
Valentine
: Je suis consciente du temps que je vais devoir sacrifier mais je suis prête à m’inverstir dans le métier que je déciderai de faire. Réussir dans la vie nécessite beaucoup de travail et cela ne me fait pas peur à partir du moment où je fais un travail dans lequel je m’épanouis.

GUIDO: Ces études ont un coût, tu n'as pas une trop grande responsabilité sur les épaules envers tes parents?
Valentine
: J’essayerai de continuer sur ma lancée en faisant de mon mieux, je me sens à ma place ici et je suis très reconnaissante envers mon père d’avoir la chance de faire partie de cette famille qu’est Glion. Donc oui, j’ai envie de le rendre fier.

GUIDO: On apprend ici la rigueur et l'excellence, tu as quand même l'occasion de vivre une vie d'étudiant insouciante et festive?
Valentine
: Il est toujours possible de combiner les deux. Dans mon cas, je suis assez sage concernant les sorties et je préfère me consacrer à mes études en premier même si j’aime sortir avec des amis de temps en temps.

GUIDO: Comment décrirais-tu l'ambiance entre les différents étudiants?
Valentine
: En ce qui concerne l’ambiance, tout se passe bien. Les connaissances se font vite étant donné que nous ne sommes pas énormément. La compétition n’est pas omniprésente même s'il est important pour moi de me démarquer quant au métier que j’ai envie de faire.

GUIDO: Que pensent tes amis étudiants 'classiques' de tes études?
Valentine
: Mes amis proches pensent que j’ai beaucoup de chance d’avoir l’opportunité de faire mes études à l’étranger. Je suis toujours restée assez discrète sur le sujet et n’ai jamais eu la prétention de dire que nous n’évoluons pas dans le même monde. La vie est faite d’opportunités et j’ai saisi la mienne.

GUIDO: Quelle est ton ambition pour le futur?
Valentine
: J’ai quelques idées en tête (événementiel, finance, immobilier, etc.) mais j’attends surtout d’être confrontée aux cours pour voir lequel me correspondra le mieux. 


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