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23/12/2019

LES FÊTES DE FIN D'ANNÉE: Quand le réveillon tourne au cauchemar…

On les voit arriver avec joie ou frayeur, mais rien ne pourra arrêter la machine infernale: cette année encore, deux réveillons, à une semaine d’intervalle, viendront rythmer nos jours et nos nuits. Et si l’on vous espère des réveillons tout en douceur, l’expérience de certains de nos lecteurs prouve qu’ils peuvent parfois se transformer en cauchemar…


Tout cela ne devrait qu’être un moment d’excitation ultime avec un scénario huilé à la perfection. Si Noël se fête traditionnellement en famille, le réveillon du Nouvel An ouvre la voie à des guindailles plus… - comment dire? - irracontables. Mais les choses ne se déroulent pas toujours comme ça. Nous avons en effet trouvé quelques étudiants et étudiantes qui ont connu des réveillons, de Noël comme de Nouvel An, moins délirants. La bonne nouvelle, c’est qu’ils nous apportent leurs conseils pour éviter que nous réitérions les mêmes erreurs.

Organiser un réveillon à Houte-Si-Plou

Que les habitants de cette charmante bourgade d’Houte-Si-Plou (située dans la province de Liège pour qui voudrait parfaire sa géographie belgo-belge) ne nous en veulent pas, mais le nom de leur hameau a bel et bien été choisi par le plus grand nombre pour symboliser un endroit lointain et particulièrement difficile d’accès. Et ce n’est d’ailleurs pas à Houte-Si-Plou que Cécile avait décidé d’organiser son réveillon. Elle avait fait les choses en grand, aménageant un gîte dans les Vosges pour réunir ses amis de toujours. «Ils ont d’ailleurs tous répondu présents. Nous devions nous retrouver au chalet pour manger une raclette. Les premiers sont arrivés l’après-midi pour me filer un coup de main. Mais l’enfer a commencé dès que le jour s’est couché. J’ai reçu le premier appel de détresse d’une amie, perdue sur la route des crêtes vers 19 heures. Bonne pâte, je me suis dit que j’allais aller la chercher. Il a fallu une heure pour y arriver et une autre pour revenir. Pendant ce temps-là, les potes venus m’aider avaient déjà pris un ou deux apéros. J’ai dû ensuite en diriger deux ou trois, passant plus de temps au téléphone qu’avec mes convives. Mais le plus inquiétant, c’est quand on s’est rendu compte à minuit qu’Olivier et sa femme n’étaient toujours pas arrivés. Eux aussi se sont trompés et se sont retrouvés bloqués sur un petit chemin, avec zéro réseau. Leur réveillon? Dans la voiture, sous une couverture initialement embarquée pour profiter de la nuit au chalet…»

Le conseil de Cécile: «Vérifiez toujours l’itinéraire et n’hésitez pas à baliser la route de pancartes diverses et variées afin que tout le monde retrouve son chemin. Passer des heures à stresser, c’est tout sauf faire la fête.»

Se rendre seul(e) à une soirée

Imagine: tu as l’âme aventureuse et tu es fatigué(e) de voir et revoir éternellement les mêmes fêtards. Tu as appris que le village dans lequel tu vis organise un gigantesque réveillon. C’est du moins ce qu’a cru Damien lorsqu’il a réservé son entrée à ladite soirée. «J’avais fait un effort particulier pour me fringuer. Célibataire depuis deux mois, je me suis dit qu’un réveillon était le lieu idéal pour rencontrer de nouvelles personnes et, pourquoi pas, de commencer l’année dans les bras d’une nouvelle conquête. J’ai donc fait lesdits efforts vestimentaires et j’ai pris mon courage à deux mains pour partir à la conquête de l’âme sœur. Sauf que, arrivé sur place, je me suis vite rendu compte qu’il n’y avait pas une parfaite corrélation entre la capacité de la salle et le nombre de personnes présentes. Et cela n’aurait pas encore été grave si l’on sait que je privilégie toujours la qualité à la quantité, mais j’ai très vite eu l’impression de me retrouver à la soirée Bingo de l’amicale du troisième âge. Du coup, je me suis carapaté et je suis reparti sur Bruxelles pour au moins profiter du feu d’artifice.»

Le conseil de Damien: «Ne vous fiez pas trop aux affiches séduisantes. J’ai appris par la suite que l’organisateur de la soirée avait demandé à son fils, infographiste, de lui créer une affiche attrayante. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était réussi. Renseignez-vous toujours sur une soirée avant de vous y rendre. Ou alors, allez-y accompagné(e). Cela vous donnera des souvenirs et une bonne raison d’en rire.»

Arriver en dernière minute

Le moins que l’on puisse dire est que, cette année-là, Damien n’a pas eu de chance. En effet, après la déconvenue de la soirée 'troisième âge', il aura celle de se faire refouler sur la place des Palais. «Quand je me suis rendu compte que la soirée du village ne décollerait jamais, j’ai donc pris ma voiture pour venir à Bruxelles. Il m’a fallu trois plombes pour trouver une place de parking, mais cela avait plutôt tendance à ma réjouir. Alors que je quittais un désert festif, je ne pouvais qu’avoir envie de me retrouver entouré. Sauf que je n’avais pas imaginé qu’il y ait autant de monde. Arrivé à proximité de l’endroit où devait se tirer le feu d’artifice, deux policiers – manifestement pas ravis de devoir passer leur réveillon à faire… la police – m’ont indiqué que les pompiers de Bruxelles refusaient de laisser entrer plus de monde dans l’espace de fête. J’ai donc passé les douze coups de minuit à attendre sur un trottoir que la fête se poursuive. La seule bonne nouvelle, c’est que je n’étais pas seul dans le cas et que le sort ne s’est pas acharné contre moi. En effet, Laurence et ses copines ont connu la même mésaventure. On s’est mis à discuter, puis j’ai proposé d’offrir un verre loin du tumulte du feu d’artifices. Aujourd’hui, Laurence et moi, on vit le parfait amour.»

Le conseil de Damien: «Je ne suis personne pour donner des conseils et c’est déjà le deuxième que je donne. Toutefois, si vous envisagez de vous rendre dans un endroit où il y a beaucoup de monde, rappelez-vous – même si cela semble logique – que vous ne serez pas seul(e) à imaginer faire cela. Il est donc préférable de s’y prendre à temps pour éviter la déconvenue qui est la mienne. Et si j’ai eu de la chance de faire une rencontre, dites-vous que j’en aurais eu autant à jouer au Lotto. Donc, essayez de toujours être au moins deux pour ce genre d’expédition.»

Réveillonner plus haut que son cul

Nous n’apprendrons à personne que les réveillons coûtent cher quelles que soient les options choisies, mais il est important de parfois faire attention au déroulé de la soirée et à ce qu’elle peut représenter en termes de budget. Du moins, c’est ce que Pierre aurait dû faire. «Avec Chantal, nous venions de nous installer. C’était notre premier réveillon de couple. J’avais envie de voir les choses en grand. J’ai donc repéré cette soirée dans un grand hôtel. Le concept était alléchant: un buffet et une demi-bouteille de vin par personne avec, à minuit, une coupe de champagne. Certes, le prix était important, mais cela correspondait à ce que je pouvais mettre. En plus, à minuit une, une soirée avec DJ devait mettre l’ambiance jusqu’au bout de la nuit. Nous n’irons pas jusqu’à la soirée et j’ai connu la pire humiliation de ma vie. En effet, en arrivant en début de soirée, on a tendance à directement prendre un apéritif. Pas de souci, jusque-là, les cocktails étaient juste un peu plus chers que ce que je paye d’habitude. Mais ensuite, la demi-bouteille de vin par personne a été consommée avant même que la première entrée ne soit servie. Je ne voulais pas jouer les pingres lors de cette soirée qui me servait aussi de ‘rite de passage’ pour la vie d’étudiant en kot à la vie d’adulte en appartement. J’ai donc commandé du vin. Un peu avant minuit, le serveur est venu m’indiquer que les comptes étant différents, c’était le moment de m’acquitter des 'suppléments'. Cela a été la douche froide. J’en avais pour plus de 400 euros. Autant dire que ma carte prépayée ne faisait pas le poids. J’ai été obligé d’appeler mes parents à la rescousse. Je remercie d’ailleurs mon père qui n’est jamais revenu sur l’incident.»

Le conseil de Pierre : «Si on part du principe qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, une soirée un peu chicos devrait plaire au plus grand nombre. Mais si vous voulez le faire, pensez à approvisionner votre carte de crédit et prévoyez plus que vous ne l’imaginez. Certes, cela fera tout aussi mal au moment d’introduire votre code secret, mais, au moins, vous ne devrez pas avouer à la femme de votre vie que vous ne pouvez pas assumer.»

Boire plus que de raison

C’est l’inverse de Pierre qui est arrivé à Eva lors du dernier réveillon. «Je n’aime pas les mauvaises surprises. J’ai donc opté pour une soirée de réveillon 'tout compris'. Bien entendu, je ne m’attendais pas à ce que l’on me serve du champagne, mais le Cava choisi par l’organisateur faisait très bien l’affaire. Peut-être devrais-je dire trop bien l’affaire. Dès que je suis arrivée, j’ai commencé à boire. Mes copines aussi d’ailleurs. En gros, il n’y en avait pas une pour rattraper l’autre. Au moment du buffet, j’ai senti que mon estomac ne suivrait pas. J’ai donc décidé de manger léger. Par contre, le serveur n’arrêtait pas de me servir de son Cava que, tout d’un coup, je trouvais presque meilleur que du champagne. Je me suis littéralement écroulée un peu avant minuit. On peut donc dire que, d’une part, j’ai fort mal terminé l’année et que, d’autre part, je ne me souviens plus très bien de comment j’ai commencé la suivante. Ce que je sais, c’est que j’ai été amenée à l’hôpital et qu’il a fallu plusieurs heures pour que je sois à nouveau en état de rentrer chez moi.»

Le conseil d’Eva: «Si vous avez l’occasion d’avoir une bonne copine qui ne boit pas, confiez-lui cette lourde responsabilité de vous dire quand vous dépassez les bornes. Faute de quoi, vous risquez fort de ne pas avoir de limites, sauf celles de votre organisme!»

On le voit, les réveillons peuvent parfois virer au cauchemar et suivre les conseils de nos étudiants ne peut que vous éviter bien des problèmes. Maintenant, si vous vous rendez à une soirée au bout du monde où il n’y a personne, qu’on commence par ne pas vous laisser entrer parce que vous n’êtes pas dans le dress-code, que vous payez une fortune et que vous buvez plus que vous ne devriez, il est évident que l’on ne peut rien faire pour vous…


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