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04/12/2002

Sortir ou réussir: Faut-il choisir?

Tous les ans, on sort la même chose: ‘Cette année, je suis sérieux! Je ne sors plus, je vais aux cours, je travaille, je réussis en première session et je pars un mois en vacances!’ Hum hum! La première affiche de la première soirée n’est pas encore sur le mur que, déjà, les potes viennent perturber ta paisible soirée: ‘On sort, ce soir?’, ‘Y a un fût offert au café du coin!’ Voilà, c’est reparti. Au-dessus de ta tête, le petit diable vient de péter la tronche au petit ange... Party time! ‘Oui mais bon, cette petite sortie ne risque pas vraiment de mettre mon année en péril?’ Qu’en pensent nos étudiants? Sortir ou réussir: faut-il choisir?

LAURENCE DUBOIS (23) de Bruxelles
étudie le marketing à Bruxelles

Il faut effectivemement choisir. Ma première année d’études fut rythmée par des sorties, des sorties et encore des sorties. C’était mon propre choix. Je savais que je n’avais pas beaucoup de chances de réussir. De fait, j’ai raté. Mes parents n’étant pas dupes, je leur ai promis de recommencer plus sérieusement en étant plus assidue aux cours: je m’interdisais donc de sortir (juste une fois par semaine!). J’ai réussi en, première sess’. Depuis, j’ai peut-être trouver la solution: sortir comme une folle aux moments où une absence aux cours n’est vraiment dommageable et m’enfermer lorsque le blocus arrive. Guindailler tous les jours, aller à tous les cours et bosser dans son kot est totalement impossible: il faut faire des concessions. De plus, aller aux cours et étudier coûtent beaucoup moins qu’affonner des pintes tous les soirs... mais c’est vachement moins gai!

JÉROME CANTINEAU (20) de Mons
étudie le marketing à Mons
Il faut choisir! Pour moi, sortir, c’est sortir comme un fou! À une certaine époque, j’ai personnellement privilégié les sorties et les guindailles qui m’ont mené à quelques ‘guinzes de poney’ avec pour conséquence l’échec en fin d’année. Il est évidemment impossible de passer une année d’études sans penser à se divertir de temps en temps. Mais l’abus nuit en tout. Le problème, quand tu commences des études supérieures, c’est que trop de libertés te sont accordées. Tu as donc tendance à sortir plus que de raison. Il faut néanmoins profiter un minimum de ces belles années. De plus, je pense qu’il est tout à fait possible de sortir jusque 2h du mat’ et d’aller aux cours le lendemain. Les sorties modérées sont le moyen de de resourcer pour arriver au bout des études. Le plus difficile est quand même d’arriver à modérer ses sorties, il faut un minimum de maturité.

BENOIT BIDAINE (19) d’Hannut
étudie (ingénieur civil) à Liège
Il est tout à fait possible de concilier les deux. L’importance de la réussite d’une année scolaire n’est pas à prouver. Mais, les sorties sont également importantes. Plus tu travailles, plus tu dois sortir, pour te changer les idées. Certains, après les cours, rentrent directement chez eux pour travailler. Je trouve ça dommage. Les sorties servent également à accumuler un nombre de souvenirs. Il m’arrive de refuser des propositions de sorties pour travailler. Ce n’est pas facile, mais le travail terminé, on est content et fier de soi et on peut alors se permettre une bonne soirée dont on pourra pleinement profiter sans remords. Comme j’ai réussi sans problème l’année dernière, je m’accorde un peu plus de liberté.

MAUD LEBAIN (21) de Charleroi
étudie les relations publiques à Namur

Il suffit de calculer son coup! Il est évidemment plus risqué de sortir de temps en temps que de rester chez soi tous les jours à travailler et ne voir personne. Mais je n’en ai cure, le jeu en vaut la chandelle. Je calque mon rythme de sorties sur celui des cours, pas le contraire: on découvre vite, au début d’année, quels sont les cours ‘brossables’, pour lesquels il est aisé de se remettre en ordre et les cours à ne manquer sous aucun prétexte. Il est clair que je profite de la période octobre-novembre pour sortir et que je m’enferme littéralement pour le blocus de décembre (quand je n’étudie pas au café!). Je n’arrive pas à comprendre ceux qui ne sortent jamais. Comment font-ils pour ne pas péter les plombs? Avec un peu de volonté et un tempérament de feu, il y a tout à fait moyen de concilier travail et plaisir.

DOLORES DUMORTIER (22) de Tournai
étudie les sciences économiques à Mons

Personnellement, je travaille avant de sortir. Théoriquement, les cours finissent vers 17h et les soirées ne commencent pas avant 23h. Entre les deux, on a facilement le temps de manger, se divertir un petit peu et de travailler une heure ou deux. Pour moi, l’excuse ‘je ne sors pas, je dois travailler’ n’a pas lieu d’exister. Pour ceux qui ne peuvent brosser, il suffit évidemment de rentrer à des heures raisonnables et se faire un bon planning. Je ne m’interdis pas de sortir mais, à côté de ça, je travaille 1 à 2 heures par jour et tout le week end. De plus, s’investir dans la vie estudiantine via les soirées, les bleusailles,... fait partir des études. Les premières années, il est possible de sortir toute l’année, brosser la majeure partie des cours et enfin s’enfermer pendant un mois pour le blocus. Mais les années qui suivent ne le permettent plus à cause des travaux à rendre.


Laurent Daloze


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